La liaison Lyon-Turin doit rester une infrastructure prioritaire pour le Gouvernement italien, et le calendrier prévu pour sa réalisation doit être absolument respecté. C’est le message passé par Mariella Enoc, Présidente de Confindustria Piémont et Luigi Rossi di Montelera, Président du Comitato Transpadana, lors d’une rencontre avec Gianni Letta, Sous-Secrétaire à la Présidence du Conseil italien, le 24 février dernier à Rome en prévision du prochain Sommet franco-italien du 9 avril.
« Nous avons rappelé à Gianni Letta – expliquent Mariella Enoc et Luigi Rossi di Montelera – l’importance du maintien des engagements pris par le Gouvernement pour la réalisation de l’ouvrage dans les délais prévus de même que la tenue du prochain sommet franco -italien, lequel devra être l’occasion de jeter les bases de l’avenant au Traité de Turin de 2001. Nous ne voudrions pas que la construction de cette liaison subisse d’autres retards maintenant que les problèmes avec le territoire de la Vallée de Suse sont en voie de résolution ».
Aux termes de la rencontre, les deux présidents ont exprimé leur « grande satisfaction » pour les garanties reçues : le gouvernement italien s’acquittera dans les prochains mois des engagements formels, dans son domaine de compétence, et nécessaires à la réalisation d’un ouvrage indispensable pour le futur du Piémont, et de l’Italie, ainsi que pour l’Europe.
« Nous souhaitons remercier Gianni Letta pour l’attention qu’il a porté à notre rencontre, ainsi que pour les précisions et la transparence des réponses apportées » concluent les deux présidents.
Alstom annonce avoir décroché auprès du gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol un contrat de 16,5 millions d'euros portant sur la signalisation d'une ligne reliant l'Espagne à la France. (...) La modernisation de ce tronçon s'inscrit dans le cadre du plan mis en place pour moderniser le corridor de fret entre la France, Figueras - Perpignan et le port de Barcelone. (...)
Pour la fourniture et la maintenance du nouveau réseau de télécommunication numérique GSM-R, qui sera déployé d'ici à 2015 sur 14 000 km de lignes ferroviaires, (...) Réseau Ferré de France a choisi Synerail. (...) Le contrat représente environ 1 milliard d'euros sur 15 ans. Il s'agit du plus gros partenariat public-privé (PPP) signé en France à ce jour. C'est surtout le premier dans le domaine ferroviaire.
L’Italie aura également sa « Démarche Grand chantier », une procédure française de concertation et de valorisation du territoire, instaurée en 2003 pour la réalisation de la liaison Lyon-Turin. C’est l’annonce qui a été faite à l’issue de la rencontre du 18 février dernier, à Modane de l’Observatoire technique, du Président de la Province de Turin et du Préfet de Turin avec les maires de la Vallée de la Maurienne, le Conseil Général et la Préfecture de la Savoie qui depuis des mois expérimentent, avec succès cette méthode de concertation des populations. Marc Tournabien, maire de la commune de Saint Julien Mont- Denis dans laquelle débouchera le tunnel international explique « nous avons immédiatement compris que la liaison Lyon-Turin serait une opportunité de développement de notre vallée. (…)». « Nous n’étions pas inquiets, nous avions toutes les informations et les garanties nécessaires ».
En ce qui concerne le bilan des travaux préliminaires en France (3 descenderies réalisées), les promesses ont été maintenues : 86% des entreprises choisies pour la construction des tunnels sont originaires de la Région Rhône-Alpes, une sur deux a son siège près des chantiers ; 30% des 400 personnes employées sont savoyardes, et la main d’œuvre venue de l’extérieur loge sur place ce qui a fait augmenter la valeur de l’immobilier. Une concertation qui a marqué les élus de la Vallée de Suse, qui pendant toute la matinée ont posé des questions et pris des notes.
Le Président de la Province de Turin a annoncé « Nous sommes en retard mais nous pouvons nous rattraper et sommes d’accords avec les élus de la Vallée de Suse présents pour nous servir de l’expérience française et rendre cette procédure binationale ». Pour lancer cette procédure « Démarche Grand Chantier » en Italie, la Province de Turin demandera au gouvernement d’avancer une partie des financements – 32 millions d’euros – prévus dans le plan de développement du territoire de la province. Ainsi nous aurons les moyens d’équiper la vallée de Suse pour accueillir les chantiers et former les entreprises, pour qu’elles soient capables de répondre aux appels d’offres. »
L’activité de concertation pourra aussi être financée par des fonds européens. Ce déplacement en France a été l’occasion d’effectuer une visite de la descenderie de Saint Martin la Porte. « C’est une preuve que le chantier de la liaison Lyon-Turin est en marche », souligne Mario Virano.
Sept sociétés ferroviaires européennes de fret ont lancé le 18 février leur alliance XRail (Tchéquie, Luxembourg, Allemagne, Suède, Autriche, Suisse et Belgique) dont l'objectif est d'offrir en Europe un produit "transport combiné" compétitif et adapté aux besoins des clients". (...) La SNCF n'a pas adhérer du fait de sa nouvelle stratégie en matière de wagons isolés (...).
Le groupe Veolia est désormais autorisé à faire circuler des trains voyageurs en France, selon un arrêté ministériel paru le 13 février, ouvrant ainsi la voie à une concurrence avec la SNCF. (...) (...) Un porte-parole de Veolia a souligné que la parution de l'arrêté était "une première étape administrative nécessaire pour nous permettre de faire circuler des trains de voyageurs sur le territoire français. Pour autant, cela ne signifie pas que nous mettrons en application cet arrêté dès demain". Plusieurs projets ont été prêtés à Veolia Transport, dont celui d'une association avec la compagnie ferroviaire italienne Trenitalia pour faire circuler des trains à grande vitesse en France dès 2012. (..)
(...) La Caisse des Dépôts vient de présenter une filiale dédiée à l'investissement dans les infrastructures. CDC Infrastructure prévoit d'investir jusqu'à 900 millions d'euros dans les 5 prochaines années. (...) Cette nouvelle filiale détient des participations minoritaires en fonds propres dans les réseaux d'infrastructures de transport, de l'énergie, des télécommunications, des métiers de l'environnement (eau, déchets). (...) CDC Infrastructure mettra l'accent sur les nouveaux projets à réaliser dans le cadre du Grenelle de l'environnement ou du plan de relance comme la LGV Sud Europe Atlantique, la LGV Bretagne-Pays de Loire (...). (...)
Le secrétaire d'Etat en charge des transports a présenté en Conseil des ministres, ce mercredi 10 février, un projet de loi autorisant l'approbation d'un accord entre les gouvernements français et italien relatif à la mise en place d'un service de ferroutage (...) Cet accord vise à mettre en oeuvre des modes de transports fret alternatifs au transport routier (...), dans une perspective de moindre impact sur l'environnement et d'amélioration de la sécurité. Lors du sommet de Turin du 29 janvier 2001, la France et l'italie ont décidé de lancer un service expérimental d'autoroute ferroviaire en accompagnement de la réouverture du tunnel routier du Mont-Blanc, avec l'objectif de tester une solution de franchissement des Alpes efficace, sûre et respectueuse de l'environnement. L'accord signé le 9 octobre 2009 entre les deux pays affirme la compétence des Etats français et italien pour ériger en service public et concéder un serivce international de ferroutage. Il pose également les bases des engagements respectifs des deux Etats sur le financement du projet. (...)
L'Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) et Réseau Ferré de France (RFF) ont signé le 8 février une convention visant à "augmenter la part du fret ferroviaire". Elle prévoit notamment que la "stabilité des péages du fret entre 2009 et 2015, inflation mise à part, sera mise à profit par les entreprises ferroviaires et les chargeurs pour augmenter le trafic ferroviaire de fret."(...) Parmi les autres engagements l'AUTF et RFF vont travailler ensemble sur la modernisation des installations terminales (...).
Malgré les protestations de la vallée de Suse (…), l’Observatoire technique a continué d’avancer les sondages et avec deux jours d’avance a approuvé à l’unanimité le tracé et les orientations que la société choisie par LTF pour la réalisation du projet préliminaire* devra suivre. « C’est un pas fondamental pour la réalisation de la liaison Lyon-Turin » annonce le Président Mario Virano. « En pratique les modifications territoriales ne seront pas visibles. Exception faite de petites sections en superficie, la nouvelle liaison sera principalement en tunnel ». Dans le document approuvé le 29 janvier 2010, lors de la 120ème réunion de l’observatoire technique, il n’y a pas de variante prévue pour la partie internationale, alors que quelques options restent encore possibles pour la partie nationale. Le ministre des infrastructures et des transports Altero Matteoli complimente le travail de l’Observatoire « Un résultat très positif qui démontre notre intention de respecter les engagements pris avec l’Europe et les électeurs ». Le calendrier est fixé : en cinq mois le projet préliminaire devra être prêt, et en juillet la phase d’étude d’impact environnemental commencera et devra être achevée d’ici la fin de l’année. En parallèle, il y aura une analyse des coûts – bénéfices, ces derniers appliqués aux divers scénarios possibles ainsi que le lancement de l’examen des retombées sur le territoire, sur le modèle de la démarche grand chantier réalisée en France. En janvier 2011, l’élaboration du projet définitif démarrera pour une durée de douze mois, et début 2013 les chantiers commenceront.
Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, a installé le comité de suivi de l'engagement national pour le fret ferroviaire afin de faire le point sur l'avancement des mesures engagées depuis septembre 2009. Ce comité est notamment constitué de RFF, des entreprises de transport ferroviaire de marchandises (SNCF, Euro Cargo Rail, CFL Cargo, VFLI, Colas Rail, Europort 2, B-Cargo), des organisations syndicales, d'associations de chargeurs, de l'Union des Ports de France, de France Nature Environnement et de parlementaires. (...) Huit engagements nationaux pour le fret ont été mis en oeuvre et font l'objet d'un effort financier de 7 milliards d'euros de l'Etat. Les engagements sont les suivants : - créer un réseau d'autoroutes ferroviaires cadencées, - aider au développement du transport combiné, - développer les opérateurs ferroviaires de proximité (OFP), - développer le fret ferroviaire à grande vitesse entre les aéroports, - créer un réseau orienté fret, - supprimer les goulets d'étranglement, - améliorer la desserte ferroviaire des grands ports français, - moderniser la gestion des sillons.
Les pro comme les anti TGV Lyon-Turin ont manifesté (...) ce week-end. Dimanche à Turin, plus d'un millier d'industriels, de commerçants, d'ouvriers, de responsables politiques de droite comme de gauche se sont rassemblés pour marquer leur soutien à cette ligne ferroviaire. "La minorité a le droit de protester, (...) dit le maire de Turin, mais elle ne peut prétendre opposer son veto à ce projet, car en démocratie, il n'y a pas de droit au veto". (...) Les opposants au projet étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler samedi dans la vallée de Suse. Le projet de train à grande vitesse (...) prévoit de relier Paris à Milan en quatre heures au lieu de sept actuellement, (...) et les autorités soulignent que l'ouvrage permettra d'ôter de la route jusqu'à un million de camions par an.
"A ce jour onze sondages ont déjà été réalisés : huit à Turin et dans l'agglomération, deux à Suse et un à Chiusa San Michele" a déclaré Mario Virano, Président de l'Observatoire technique pour la liaison Turin-Lyon, au cours d'une audition devant la Commission Transport de la Province de Turin. "Nous respectons les délais que nous nous étions fixés, soit avoir réalisé douze sondages d'ici fin janvier". (...)
A l'issue du conseil d'administration de la SNCF du 20 janvier, Pierre Blayau prend la responsabilité directe du Pôle Transport ferroviaire de marchandises occupé par Luc Nadal. (...) Pierre Blayau poursuit également sa mission de directeur général de SNCF Geodis et de PDG de Geodis.
Sylvie Charles est nommée directrice de Fret SNCF. Elle est présidente du directoire de STVA depuis 7 ans et a mené une carrière de près de 20 ans auprès du groupe SNCF. (...)
(...) Le journal "Il Sole 24 Ore" soutient un appel à manifester dans la capitale du Piémont. But : dire oui au Lyon-Turin et présenter les excuses des Italiens pour leur retard. (...). Hier, 250 manifestants du "No Tav" ont bloqué pendant près de deux heures l'autoroute entre l'Italie et la France. (...) La question est de savoir si l'Italie veut utiliser les financements de l'Union européenne pour la construction de la nouvelle ligne dont les travaux doivent démarrer en 2013. Si le Piémont veut être l'un des centres en Europe, comme lorsqu'au XIXe siècle on décidait de creuser le tunnel du Fréjus, la région doit dire oui au train à grande vitesse, poursuit le journal. POur le val de Suse, c'est aussi une occasion unique de soigner "les blessures faites à l'environnement, difficiles à cacher de l'autoroute." La manifestation des "Si Tav" devrait avoir à sa tête le maire de Turin, et affirme Il Sole, il s'agit du'ne "initiative bipartisane" droite-gauche, qui vise à faire respecter le calendrier de la construction du train Lyon-Turin, voire à l'accélérer.
Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, a lancé mardi 19 janvier les Etats généraux du transport routier de marchandises (TRM) en présence des organisations professionnelles et syndicales du secteur. Ces Etats généraux (...) ont pour objectif d'élargir le dialogue social aux aspects économiques et environnementaux afin d'aboutir à une modernisation du TRM permettant d'en assurer le développement durable. Ils se dérouleront de janvier à octobre 2010. (...)
(...) Gilles Cattani, directeur commercial de l'AFA souligne que la société présente en 2009, comme en 2008, un "bilan vertueux", les recettes liées à l'activité commerciale représentent 33 % du CA consolidé (subventions non incluses). Un maintien des volumes a été obtenu grâce à l'adaptation de la politique commerciale ces 15 derniers mois : la quinzaine de nouveaux clients captés a permis de compenser le recul des volumes remis par les dix plus importants clients. (...) Avec la fin des travaux du tunnel du Fréjus, prévue pour fin 2010, l'AFA s'ouvrira au bâché "Nous pourrons accepter les camions du code européen dès 2011" a indiqué G. Cattani. Année qui coïncidera avec le démarrage de l'exploitation de la ligne par un concessionnaire que les pouvoirs publics doivent sélectionner. L'appel à candidatures a été clos le 7 décembre : Parmi les candidats : Trenitalia et la SNCF (intégrant Lorry Rail et le COE). 2010 marquera donc le début d'une période de transition. L'AFA réfléchit à différentes hypothèses de travail pour préparer ce basculement et porter à 6 A/R par jour l'offre à moyen terme. Une densification de moyens sur Aiton (avec une voie supplémentaire) et le lancement d'une offre de combiné classique de nuit au départ de Lyon (depuis le terminal de Novatrans à Venissieux ?) serait en attente (...)
Cinq forages ont été effectués mardi 12 janvier sur plusieurs sites afin d'analyser le sous-sol de façon à pouvoir déterminer le tracé de la ligne. Au total, 91 sondages devront être réalisés côté italien. (...) Un des forages n'a pu être réalisé car les opposants occupaient les lieux. (...) "Ils n'ont rien empêché, nous reviendrons à cet endroit plus tard. Les forces de l'ordre ont adopté une ligne de grande intelligence" (...) face à des "groupes radicaux" qui s'opposent "au bon sens" a rétorqué Mario Virano. (...) L'Observatoire présidé par M. Virano doit indiquer avant le 31 janvier les options pour le tracé de la ligne afin que le projet préliminaire soit prêt pour juin. La construction de la ligne (...) doit démarrer en 2013 pour une mise en service prévue 10 ans plus tard. L'ouvrage principal prévu entre les deux pays est un tunnel de 58 km de long dont 12 km en Italie.
La taxe carbone, dont la première version a été censurée à la fin 2009 par le Conseil constitutionnel, entrera en vigueur au 1er juillet 2010 a annoncé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel à l'issue du premier Conseil des ministres de l'année. (...) Le gouvernement a réitéré sa conviction qu'une contribution carbone est nécessaire pour changer les comportements en matière environnementale. (...) (...) Dans un entretien accordé au quotidien les Echos, Mme Lagarde a plaidé pour une taxe carbone à taux variable pour les industries les plus pollutantes : "nous travaillons sur la possiblité d'appliquer des taux réduits et de mettre en place par ailleurs d'autres mécanismes incitatifs ou des plafonnements par exemple sur la base de la valeur ajoutée" a-t-elle dit.