Le règne du “gros cul” n’est pas près de se terminer : en 2020, selon les prévisions européennes, le transport de marchandises en France par camions atteindra 392 millions de tonnes pour 214 millions en 1996 (…). En attendant, l’une des mesures les plus efficaces serait que la SNCF fasse arriver ses trains à l’heure.
Le débat sur la sécurité des transports de marchandises européennes est tranché depuis longtemps en faveur du chemin de fer. Mais la réalité va dans l’autre sens et la route ne cesse de progresser. Il est temps de mettre un coup d’arrêt volontariste au développement du danger inéluctable des poids lourds. Le constat est alarmant : le transport routier a crû de 20 % dans l’Union Européenne pendant la dernière décennie, tandis que le ferroutage a été divisé par deux. Si rien n’est fait, la route va affirmer une suprématie totale en gagnant encore 50 % d’ici à 2010 (…). Le rail ne transporte plus que 8 % du fret européen. Il n’y a pas de fatalité puisque cette part de marché est de 40 % aux Etats-Unis, pays libéral, pays des autoroutes.
Il y a deux ans, le drame du Mont-Blanc révélait l’extrême fragilité du système européen de traversées alpines. La catastrophe du Gothard le confirme. Le trafic repose sur un nombre d’ouvrages si réduit que toute nouvelle fermeture saturerait les points d’accès. Les Alpes ne disposent que de sept points de passage importants, dont deux se trouvent actuellement fermés.
Motion sur les tunnels transalpins adoptée à l’unanimité par l’Assemblée plénière du Conseil régional Rhône-Alpes le jeudi 25 octobre 2001
Après l’accident du 24 octobre 2001 sous le tunnel du Saint-Gothard, la Région Rhône-Alpes demande l’organisation d’une Convention réunissant les Etats, les collectivités locales et les acteurs économiques concernés afin d’accélérer les mesures d’urgence pour l'organisation du transport de fret à travers les Alpes : • modernisation des services de fret ferroviaire, • optimisation, et au minimum doublement, de la capacité fret des lignes existantes, • démarrage dès 2002 des premiers éléments d'un système d'autoroute ferroviaire, • plan d'urgence pour le fret transalpin mobilisant un partenariat public-privé, l'association des collectivités locales et une participation de l'Union Européenne, éventuellement accompagnée d’un emprunt exceptionnel, • réalisation d'une liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, à deux tubes dans le tunnel de base, pour permettre sa mise en service dès 2012, avec adaptation des tracés de part et d’autre (tunnel sous Chartreuse et tunnel sous Belledonne) et dans cette attente, utilisation de tous les passages sécurisés disponibles (route et fer).
Adesso è ufficiale : il governo italiano e quelle francese hanno accetttato il nuovo programma 2001-2012 per la realizzazione della linea ferroviaria ad Alta velocità Torino-Lione, un piano che contienne quell’accelerazionne de sempre invocata dai promotori del progetto, le società Transpadana e Transalpine, I ministri dei Trasporti, Lunardi et Gayssot, hanno invite una nota precisa in proposito alle rispettive Commissioni intergovernative
Pour le vingtième sommet bilatéral, en présence de Jacques Chirac et Lionel Jospin, ainsi que de Giuliano Amato, le président du conseil italien, les ministres respectifs des transports ont enfin ratifié un accord. "C'est une journée historique", a commenté Jean-Claude Gayssot (…). Ce sera au "promoteur", selon les termes du nouvel accord, c'est-à-dire un comité paritaire italo-français, de proposer solutions techniques et plans de financement.
La nouvelle liaison ferroviaire sera financée par des fonds publics et privés, y compris par les sociétés exploitant les tunnels routiers et les autoroutes, une première en France
Les CCI de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse se sont associées à leurs homologues italiennes de Ligurie, du Piémont et de Lombardie, pour défendre unanimement leur vision globale des liaisons franco-italiennes dans le quadrilatère Lyon-Marseille-Gènes-Milan-Turin. Les entreprises attendent de ce sommet un lancement irréversible de la liaison ferroviaire à haute capacité Lyon-Turin. "En effet, affirment les cinq CCI, c'est la seule liaison susceptible de répondre, à vingt ans, aux besoins d'échanges des entreprises entre l'Europe latine et l'Europe centrale".