Le gouvernement français a fait connaître ce jour sa décision, en plein accord avec le gouvernement espagnol, de confier au groupement TP Ferro la concession de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre la France et l'Espagne (de Perpignan à Figueras). La signature du contrat de concession devrait intervenir dans les toutes prochaines semaines, de façon à permettre l'engagement des travaux dès le premier trimestre 2004. Le groupement TP Ferro, qui doit être transformé en société concessionnaire en vue de la signature du contrat, est constitué principalement de l'entreprise française Eiffage et des entreprises espagnoles ACS et Dragados.
Questions à Innocenzo Cipolletta, Coprésident du Comitato Transpadana
1 - Le gouvernement français prévoit un engagement du projet de TGV entre Lyon et Turin avant 2012. Cela vous paraît-il suffisant ?
"C'est positif. Nous sommes partis avec un espoir de voir le projet se concrétiser en 2012, mais 2015 me paraître être une date plus plausible, et qui pourrait être respectée. En Italie, le projet s'insère dans un ensemble beaucoup plus vaste. Il se raccordera à la ligne Turin-Milan, qui sera opérationnelle en 2008, puis pousuivie en 2010 jusqu'à Trieste (à la frontière Slovène) et enfin vers Ljublijana. D'autre part, une liaison Nord-Sud, depuis Milan vers Naples est également très avancée."
2 - Le trafic ne sera-t-il pas essentiellmeent un trafic de fret ?
"L'intérêt du côté italien concerne à la fois le fret et le trafic voyageurs. C'est vrai, le projet présente un intérêt écologique, en délestant les Alpes des camions. Mais il présente aussi un intérêt pour les voyageurs au départ de Turin ou même de Milan, avec une liaison qui mettrait Paris à quatre heures s'avère très avantageuse et compétitive en termes de temps. D'autant que pour ceux qui comptent prendre l'avion, la région de la plaine du Pô es t très souvent recouverte de brouillards en hiver, perturbant fortement le trafic aérien."
Le gouvernement Raffarin a retenu une série de projets d'infrastructures de transports à réaliser ou engager d'ici à 2012, représentant des travaux d'environ 20 milliards d'euros, dont le TGV Lyon-Turin et le canal Seine-Nord, a annoncé Matignon. Afin de financer ces projets, le CIADT réuni à Matignon a opté pour le maintien des sociétés d'autoroutes dans le giron de l'Etat plutôt que pour une privatisation. Il continuera ainsi en tant qu'actionnaire d'encaisser les dividendes. Ces dividendes seront affectés à une agence pour le financement des infrastructures de transports, qui va être créée, et mobilisera un volume global de subventions de 7,5 milliards d'euros sur la période 2004-2012. Au total, le gouvernement a retenu 50 projets d'aménagement du territoire à l'horizon 2025, dont 35 directement liés aux transports -liaisons ferroviaires, autoroutières, fluviales et aéroports- et 15 pôles de développement économique. Parmi les 35 projets d'infrastructures de transport, certains seront engagés ou réalisés d'ici à 2012: la liaison ferroviaire Lyon-Turin (TGV et ferroutage), la deuxième phase du TGV-Est jusqu'à Strasbourg ainsi que les TGV Nîmes-Montpellier, Rhin-Rhône, Sud Europe Atlantique (vers Bordeaux et l'Espagne) et Bretagne.
Silvio Berlusconi pourra s'enorgueillir d'avoir lancé les projets de grands travaux européens qui lui tenaient à cœur. Le Conseil européen a ainsi entériné hier l'initiative pour la croissance destinée à soutenir une économie européenne chancelante. Une liste de 56 projets transeuropéens jugés «prioritaires», qui doivent être débutés avant 2006. «Il s'agit d'un dossier important qui touche de près les citoyens européens» a déclaré Silvio Berlusconi. «Des emplois seront créés, les communications entre les pays seront plus faciles», a promis le président du Conseil. Une étape supplémentaire, selon lui, vers «la libre circulation des marchandises, des capitaux et des services», l'un des objectifs fondateurs de l'Union. «Il s'agit d'un signal clair adressé aux entreprises, selon lequel la croissance pourra redémarrer», a ajouté le président Jacques Chirac.(...) (...) L'Italie et la France peuvent se flatter d'avoir réussi à imposer comme programme d'urgence la construction du tunnel du Mont-Cenis censé donner du tonus à une liaison ferroviaire Lyon-Turin.(...)
Après huit ans de travaux de renouvellement et d’adaptation du profil, l’autoroute roulante du Simplon sera opérationnelle dès le 14 décembre à travers les deux tubes du tunnel qui se met ainsi au gabarit européen. (…) L’abaissement du radier des galeries a permis de libérer une hauteur de 4,9 mètres entre la ligne de contact et le plan de roulement. (…)
Paris – 10 décembre – Le Comité pour la Transalpine et le Comitato Transpadana ont demandé mercredi au gouvernement français d’assurer l’apport des moyens financiers nécessaires pour un démarrage des travaux du tunnel sous les Alpes dès 2006 pour la liaison ferroviaire Lyon – Turin. « Cette liaison est essentielle pour l’équilibre de l’Europe, pour que la France et l’Italie ne soient pas marginalisées, et urgente pour ses effets positifs sur l’environnement et sur la relance de l’économie », ont indiqué les deux comités dans un communiqué. Les deux comités ont en outre demandé aux chefs d’Etat de l’Union européenne de « confirmer le Lyon – Turin dans ses projets prioritaires et à lancer rapidement ».
Les ministres des Transports de l'UE ont trouvé un accord politique sur la liste des grands travaux d'infrastructure considérés comme prioritaires, élaborée par le groupe de travail de Karel Van Miert, et dans laquelle est confirmée la présence de quatre projets qui concernent directement l'Italie. Il s'agit du couloir cinq Lisbonne-Kiev (qui comprend également la liaison ferroviaire Lyon-Turin-Trieste); des autoroutes de la mer de l'Europe du sud-ouest (qui intéressent l'Espagne, l'Italie, Malte et la France); du couloir Palerme-Berlin (qui comprend en particulier le Pont sur le Détroit de Messine); de l'axe ferroviaire Gênes-Anvers (qui inclut le tronçon Gênes-Milan-frontière suisse). L'axe fluvial Seine-Schelda (qui concerne la France, les Pays-Bas et la Belgique) est venu s'ajouter aux 29 projets retenus précédemment.
La liste définitive des projets prioritaires à lancer rapidement, élaborée par la Commission européenne, comprend en tout 56 projets; 31 chantiers concernent les transports, 17 les réseaux de transport d'énergie, et 8 la recherche et le développement des technologies. Dans les transports, trois projets concernent l'Italie : certains tronçons de la liaison ferroviaire Turin-Lyon, les "autoroutes de la mer" et le tunnel du Brenner. En revanche, le pont sur le Détroit de Messine et la ligne ferroviaire Gênes-Milan-Gothard ne font pas partie de la liste. Concernant la liaison Turin-Lyon "nous commencerons tout de suite" a assuré le président de la Commission Romano Prodi; "si les gouvernements procèdent comme ils l'ont annoncé, on démarrera tout de suite car les projets sont prêts". Les rencontres entre le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, le président français Jacques Chirac et le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, ont été "très importants" pour donner "l'impulsion finale" aux projets du Fréjus et du Moncenisio, a tenu à rappeler M. Prodi.
La Commission européenne a exposé ce mardi 11 novembre un plan d'action global définissant les mesures à prendre pour donner un coup de fouet aux investissements. Le rapport final sur l'initiative européenne pour la croissance, qui a été élaboré en étroite collaboration avec la BEI, est adressé au Conseil européen qui doit se réunir en décembre. Il confirme les propositions initiales de la Commission visant à accélérer les investissements dans les 29 réseaux transeuropéens de transport prioritaires avec leurs sous-tronçons, proposés par la Commission en octobre dernier. Il vise aussi à placer l'Union européenne à la pointe de l'innovation et de la technologie grâce au lancement de projets paneuropéens dans ces secteurs.
La proposition de la Commission prévoit un programme "Quick-start" (programme de démarrage rapide) de 56 projets, qui sont prêts à commencer immédiatement, qui ont un fort impact transfrontalier et qui produiront des résultats positifs en termes de croissance, d'emplois et de protection de l'environnement. Le programme "Quick-start" indique les projets qui répondent aux critères et pour lesquels les travaux devront être engagés dans les trois années à venir au plus tard. Le coût global des investissements d’ici à 2010 s'élève à environ 38 milliards d'euros pour les tronçons transfrontaliers clés du RTE de transport, à 10 milliards d'euros pour les projets clés du RTE d'énergie et à environ 14 milliards d’euros pour les projets liés aux réseaux de communication à haut débit et à la recherche, au développement et à l'innovation. Cela implique des investissements très réalistes d’environ 10 milliards d’euros par an devant être couverts par des sources publiques et privées.(...)
(...) La liaison Lyon-Turin est inscrite dans la liste des projets “Quick Start”, pour sa section transfrontalière “Tunnel du Mont-Cenis” : - Démarrage : 2006 - Fin : 2017 - Coût : 6100 millions d’€, valeur 2003, coût des études compris. (...)
La réunion le 18 décembre prochain, du Comité interministériel d'aménagement du territoire, devrait permettre de connaître le calendrier de mise en service du Lyon-Turin, déclare Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux transports, de passage hier, au Congrès national des remontées mécaniques et téléphériques.(...)
ROME - L'Italie et la France ont demandé hier à la Commission européenne l'inscription du projet de ferroutage entre Lyon et Turin parmi les projets "prioritaires et urgents" à financer en Europe. La demande a été formulée dans une lettre conjointe signée par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et son homologue français Jean-Pierre Raffarin, adressée au Président de la Commission européenne Romano Prodi.
Dans un rapport rendu public hier, le sénateur Bernard Joly propose d'augmenter les tarifs du TGV, pour aider à financer de nouvelles lignes à grande vitesse, telles que celles desservant Strasbourg ou le Lyon-Turin.
Comment équiper la France sans creuser le déficit ? C'est le dilemme auquel est confronté le gouvernement. Ses choix devraient être arrêtés à l'occasion d'un Comité interministériel à l'aménagement du territoire (CIAT) qui se tiendra avant la fin de l'année. Dans un rapport remis au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Bernard Joly (…) propose d'investir à partir de 2005 un milliard d'euros supplémentaires par an dans les infrastructures de transport ferroviaire françaises, pour permettre de financer les travaux de plusieurs lignes à grande vitesse en même temps. Outre des engagements de long terme concernant le budget national, il suggère de « multiplier les sources de financements alternatifs ». Partenariats public-privé, financements européens, mais aussi un « financement par le client » sont proposés. Parmi les projets de connexions internationales du réseau français, le rapport juge que la « première priorité » est la desserte de Strasbourg. Les « autres priorités » pour la France sont les projets de ligne TGV et fret Lyon-Turin et Nîmes-Figueras, et le TGV Rhin-Rhône, ajoute-t-il.
Paris - Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer, se félicite du démarrage aujourd'hui de la première expérimentation française en matière de ferroutage. Utilisant des wagons surbaissés Modalohr, la première navette transportant des poids lourds est mise en circulation entre Aiton (Savoie) et Orbassano (Italie). En parallèle, les travaux de mise au gabarit de la ligne se poursuivent pour permettre dès 2006 à tous les camions d'emprunter la navette Cette expérimentation permettra de tester dans des conditions réelles le fonctionnement du service et son adéquation aux attentes des clients. C'est aussi une première étape dans la perspective de la réalisation du projet de ligne nouvelle entre Lyon et Turin.
Trop grand, trop cher ou indispensable ce lyon - Turin ? Le projet de liaison ferroviaire mixte sous les Alpes alterne le chaud et le froid. Un jour, l'audit préconise son renvoi au-delà de 2020, un peu plus tard, l'Europe confirme son inscription sur la liste des vingt deux projets prioritaires... Il est vrai que les 52 kms du tunnel de base à creuser dans le granit ont de quoi inquiéter les tenants de l'approche "comptable". Mais les Italiens, les Rhônalpins et tous les partisans du Lyon - Turin, tout en invoquant les travaux actuellement réalisés par les Suisses sous le Gothard et le Loechtsberg, avancent aussi des arguments de poids. Premier d'entre eux : le caractère éminemment politique de cette liaison, son intérêt pour l'aménagement du territoire européen, et l'émergence de l'euro-région Rhône-Alpes - Piémont - Lombardie. En tout état de cause, c'est du montage financier que viendra, ou non, la lumière sous le tunnel.
BRUXELLES - Les chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront sur l'initiative de croissance soumise par la Commission. Pour sortir du marasme économique, Bruxelles propose de miser sur les infrastructures et la connaissance. Le président de la Commission, Romano Prodi, a insisté sur la nécessité de définir des priorités et un calendrier et de ne plus se contenter de promesses.
La Présidente du Conseil régional Rhône-Alpes demande au chef de l'Etat de confirmer l'engagement français pour la Transalpine lors du prochain sommet franco-italien.
(...) La Présidente de la Région demande au Chef de l'Etat de "convaincre nos partenaires de la nécessité de relever effectivement à 30 % le taux des financements pour les projets les plus structurants" lors du prochain sommet européen qui aura lieu à la fin de l'année. (...) La Présidente attend des états français et italien qu"ils concrétisent leurs engagements internationaux par des décisions techniques et financières dont dépend désormais la réalisation de ce chantier majeur" écrit-elle encore. C'est-à-dire de faire un choix parmi les options de réalisation proposées, de dire à quelle structure la réalisation sera confiée, et de mettre en place le plan de financement du Lyon - Turin. "Aucun retard ne doit être pris" ajoute la Présidente de la Région qui indique qu'elle "est prête à examiner avec l'Etat toutes solutions possibles pour accélérer la réalisation de ce beau projet". (...)
Lors de la remise des insignes d'officier de la Légion d'honneur à M. Umberto Eco.
« La Région (…) Piémont est adossée à cette véritable colonne vertébrale de l'Europe que sont les Alpes. Et si le ministre des Affaires Européennes que je suis milite si ardemment pour que la liaison Lyon-Turin vienne accentuer cette proximité, c'est évidemment pour resserrer encore nos liens.»
Quatre nouveaux consortiums ont été présélectionnés le 8 octobre pour la construction et l'exploitation de la ligne Perpignan-Figueras. Le premier comprend l’espagnol Ferrovial et le français Vinci, le deuxième, Réseau ferré de France et le GIF, le troisième associe les Espagnols Acciona, Entrecanales et Bouygues, le quatrième Eiffage et les Espagnols ACS et Dragados. L'investissement prévu est de 714 millions d'euros pour la construction d'un tronçon de 45,45 km. Fin avril, l’Espagne et la France avaient relancé un appel d’offre après l’échec des négociations menées avec le consortium Bouygues-Dragados retenu un premier temps.
Bruxelles, le 1er octobre 2003 - La Commission a proposé d'adapter les orientations du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) à l'échelle de l'Europe élargie. Elle propose de déclarer d'intérêt européen une série de projets prioritaires représentant € 220 milliards. L'extension des grands axes aux futurs Etats membres devrait contribuer au succès de l'élargissement, et offrir à l'Union une nouvelle chance pour réduire la congestion en encourageant l'intermodalité. (...) (...) Les nouvelles règles et structures proposées devraient permettre aux projets prioritaires d'attirer plus de financements et de voir le jour plus rapidement» a déclaré Loyola de Palacio. (...) (...) Le coût estimé de réalisation de tous ces projets est d'environ 220 milliards d'euros d'ici 2020, dont 80 milliards d'ici 2006 pour les plus mûrs d'entre eux. 20% du montant total est susceptible d'être mobilisé auprès du secteur privé, le reste devant être apporté par les budgets nationaux et celui de la Communauté (...). La réalisation des projets prioritaires devrait générer des économies de 8 milliards d'euros par an -en terme de gains de temps(...). (...) Les nouvelles règles sur l'octroi d'aides au titre des réseaux transeuropéens proposent en particulier d'augmenter de 10% à 30%, le taux de cofinancement sur les tronçons transfrontaliers des projets prioritaires. Un tel taux devrait être plus incitatif dans le cadre de la mise en œuvre de projets de type Partenariat Public-Privé. (...) (...) Le programme prioritaire n°6 est l'axe ferroviaire Lyon-Trieste/Ljubljana Budapest - frontière ukrainienne, comprenant notamment : - Lyon St-Jean-de-Maurienne - Tunnel du Mont-Cenis, (tronçon transfrontalier) et - Bussoleno - Torino. (...)
Le chantier des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) va bon train. Le tunnel de base du Lötschberg pourra être ouvert au trafic à partir de mai 2007, a communiqué (…) l'Office fédéral des transports (OFT). L'ouverture du tunnel de base du St Gothard sera quant à lui probablement reporté d'une année à 2015. En juin dernier, 82% du tunnel du Lötschberg était excavé. Par contre, en raison de difficultés géologiques rencontrées à Bodio et à Faido (TI), l'ouverture du tunnel du St Gothard sera probablement reportée de 2014 à 2015. Pour permettre une ligne de plaine continue de Bâle à Lugano, l'exploitation du tunnel de base du St Gothard doit se faire en même temps que celle du tunnel de base du Ceneri. Les coûts finaux prévisionnels des NLFA s'élèvent à la mi-2003 à environ 15 milliards de francs, soit supérieurs de 2% du crédit global de 14,7 milliards établis en décembre 1999. Les coûts finaux des quatre projets de financement des transports publics (FTP) - Rail 2000, NLFA, raccordements au réseau à grande vitesse, protection contre le bruit - se situent toujours dans le cadre fixé de 30,5 milliards.
Le groupe stéphanois s'apprête à lancer une nouvelle enseigne de proximité. Baptisée Casitalia, elle fera la part belle aux produits transalpins. A terme, ce sont près de 150 magasins qui devraient voir le jour dans le quart sud-est et la région parisienne. Cette nouvelle enseigne sera donc construite autour d'un assortiment italien (70 % des produits). (...)
Selon les variantes, le coût global de ce volet marchandises oscille entre 5 et 7,9 milliards d'euros. L'enjeu est de transporter sur les rails 40 millions de tonnes de fret d'ici à 20 ans.
(...) La nouvelle consultation lancée pour le choix de l'itinéraire fret d'Ambérieu en Bugey jusqu'au futur tunnel mixte (voyageurs-fret) de base sous les Alpes, inclus dans ce dossier, constitue, une preuve que le projet (dont le coût total est estimé à environ 15 milliards d'euros) va de l'avant. (...)
L'Etat consulte les acteurs locaux sur les caractéristiques du projet
Comme tout grand projet d'infrastructure nationale, la liaison ferroviaire Lyon - Turin fait l'objet de plusieurs phases d'études, chaque phase étant lancée par le ministre chargé des transports, et se terminant par une autre décision ministérielle fixant progressivement les caractéristiques du projet. Avant toute prise de décisions, les résultats des études sont diffusés pour avis aux acteurs du territoire : le préfet de Région transmet au ministre la synthèse des avis recueillis, pour éclairer les choix possibles. (...) La présente consultation doit permettre de compléter la définition du projet, en réduisant le nombre des options possibles, et en améliorant ses caractéristiques à la lumière des avis recueillis. Elle ne porte pas sur le calendrier de réalisation de la liaison, ni sur les modes de financement des travaux. (...)
La Fédération des travaux publics a lancé une série de propositions pour "assurer le succès" des grands projets d'infrastructures européens visant à relancer la croissance.
Pour la Fédération Nationale des Travaux Publics, il ne fait aucun doute que les investissements dans les projets d'infrastructures sont générateurs de croissance économique, en ce qu'ils favorisent "le développement des échanges". Ce volontarisme affiché fait écho à l'initiative européenne de croissance, lancée au sommet de Thessalonique en juin dernier, qui reprenait largement l'idée soumise par la présidence italienne de l'Union Européenne de réactiver les réseaux Trans-Européens de Transport. La Commission Européenne planche actuellement sur cette initiative (...)
(...) Afin de soutenir ces projets, la FNTPE propose d'entreprendre 6 actions parmi lesquelles l'accroissement des budgets consacrés aux fonds RTE, la mise en place de prêts de la BEI bénéficiant d'une garantie sur l'ouvrage et d'un fonds mutuel de garantie constitué sur le budget de l'Union et des pays concernés. La FNTP souhaite aussi la mulitplication des recours aux partenariats publics - privés. (...)
Actuellement, le cofinancement communautaire est limité à 10 % du coût total d'un projet (Règlement 2236/95), ce qui n'est pas considéré comme suffisamment incitatif. En octobre 2001 déjà, la Commission avait proposé la possibilité de faire passer ce taux à 20 % pour certains types de projets. La proposition n'a pas encore reçu l'aval du Conseil des ministres, mais la Commission va proposer, également le 1er octobre, d'y ajouter une possibilité de financement à 30 % pour les sections transfrontalières de certains projets prioritaires. La règle deviendrait donc : - un cofinancement de maximum 10 % pour la plupart des projets ; - un cofinancement de maximum 20 % pour les projets concernant les systèmes de positionnement par satellites (Galileo) et pour les projets prioritaires des réseaux d'énergie ; - un cofinancement de maximum 30 % pour les tronçons transfrontaliers des projets prioritaires. La Commission a calculé que l'impact budgétaire d'un financement porté à 30 % pour les sections transfrontalières sera limité. (...)
La Commission européenne a tiré les enseignements du rapport Van Miert sur le réseau transeuropéen de transport et s'apprête à proposer officiellement -normalement le 1er octobre- la nouvelle liste des projets prioritaires susceptibles de bénéficier d'un cofinancement communautaire. Elle veut aussi renforcer les mécanismes de coopération entre Etats membres en créant une fonction de "coordonnateur européen" pour la réalisation des projets situés sur un même grand axe transeuropéen et en prévoyant la possibilité, pour les projets transfrontaliers, de recourir à une procédure transnationale d'évalutation et de consultation du public en lieu et place des procédures nationales normalement prévues. La commission propose également une nouvelle modification du règlement financier RTE afin de permettre un soutien communautaire plus important pour les tronçons transfrontaliers des projets prioritaires. Elle prévoit des possibilités de remboursement des aides en cas de retard important dans le début des travaux ou si une action n'a pas été menée à terme dix ans après avoir bénéficié d'une aide financière. (...)
Mécanismes de coordination entre Etats membres : concrètement, la proposition prévoit deux mécanismes :
1- La possibilité de désigner un COORDONNATEUR EUROPEEN par projet ou pour un groupe de projets situés sur un même grand axe transeuropéen. L'objectif est de synchroniser au mieux les investissments le long de ces axes. (...)
2- Une DECLARATION D'INTERET EUROPEEN pour les projets transfrontaliers qui se substituerait aux procédures nationales d'évalutation d'infrastructures et de consultation du public préalables à l'autorisation de démarrer un projet. (...)
Le projet d'ordonnance instituant les futurs partenariats public-privé (PPP), en marge du code des marchés publics, se précise. S'il a pris du retard et ne devrait être publié que début 2004 au lieu de cet automne, le texte entérine, comme prévu, le souhait de l'Etat de faire appel au secteur privé (...) "L'ordonnance est encore perfectible et nous sommes preneurs de propositions concrètes afin de parvenir à une formule consensuelle" indique-t-on à Bercy. (...)
La hausse de 2,5 centimes par litre doit servir exclusivement au financement des infrastructures ferroviaires
Le Premier ministre s'est prononcé lundi 15 septembre en faveur d'une hausse de la fiscalité sur le gazole pour les particuliers. Jean-Pierre Raffarin, qui s'exprimait à l'occasion de la présentation du plan "Véhicules propres", veut affecter la totalité de l'augmentation au financement des infrastructures ferroviaires de la France. La hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) représenterait 2,5 centimes par litre de gazole pour les particuliers, et pourrait entrer en vigueur en 2004. Elle rapporterait entre 500 et 800 millions d'euros.
"Douche froide" pour le ministre des Infrastructures et des Transports, Pietro Lunardi, qui négocie avec son homologue de l'Economie, Giulio Tremonti, un programme d'investissements de 7,5 milliards d'euros dans la prochaine loi de Finances. (...) L'Italie ayant révisé ses prévisions de croissance à la baisse, le budget le sera en conséquence. Et selon les experts, seul 1,5 milliard d'euros sur les 6 milliards du "Fonds pour le développement" seraient disponibles pour les infrastructures prioritaires.
Les principales fédérations de transporteurs se disaient soulagées, à l'image de la Fédération des entreprises de Transport et logistique de France (TLF). Selon le dispositif prévu, la ristourne de TIPP de 1,19 centime d'euro dont bénéficient actuellement les transporteurs serait simplement augmentée de 2,5 centimes par litre. Mais ce soulagement est "à deux bémols près", observe Stéphane Levesque, de TLF: d'abord la ristourne s'opère avec un décalage de six mois, pendant lesquels les entreprises font en quelque sorte "une avance de trésorerie" à l'Etat. Ensuite, il faut obtenir une dérogation à l'unanimité des autres membres de l'Union européenne pour l'augmenter. Par ailleurs, les transporteurs craignent d'être quand même mis à contribution lors du comité interministériel sur l'aménagement du territoire, le 2 octobre: il est en effet question de demander aux poids lourds une redevance d'environ 7 centimes d'euros au km pour l'utilisation des quatre voies gratuites.
La Banque européenne d'investissement est une institution financière de l'Union européenne ; elle finance à long terme des investissements publics ou privés qui concrétisent les objectifs de l'Union. Ces dernières années, elle a, par exemple :
- investi 8,2 milliards d'euros pour le développement du RESEAU TGV euopéen en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume Uni, en Espagne, en Italie, - participé au financement du TGV-EST EUROPE avec 605 millions de prêts à RFF, aux Régions Lorraine, Champagne-Ardenne, Alsace et aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, - soutenu, avec 6,5 milliards d'euros, les systèmes de transports urbains en site propre (TCSP) d'une quarantaine de villes européennes, - approuvé 16 milliards d'euros pour des projets ferroviaires, y compris l'équipement des GRANDES LIGNES et des réseaux suburbains, ainsi que l'achat de matériel roulant.
Le premier tronçon de ligne à grande vitesse britannique entre le Tunnel sous la Manche et Londres sera inauguré mardi 16 septembre par le premier ministre britannique Tony Blair. L’exploitation commerciale débutera le 28 septembre. Avec la mise en service de 74 km de ligne nouvelle en comptant les raccordements, Paris est à 2 h 35 de Londres.(...)
Les professionnels du transport routier de marchandises ont été reçus le 2 septembre au cabinet du Ministre des Finances. Ce « collectif » composé de représentants de l’Unostra, de TLF, de l’OTRE et de l’AFTRI sont venus exposer leurs revendications pour « sauver le pavillon français ». Cette initiative, lancée en juin dernier, dénonçait une fiscalité défavorable aux routiers français face aux nouveaux entrants européens.
(...) La présidente de la Région Rhône-Alpes a désormais bon espoir pour la liaison ferroviaire Lyon-Turin, vraisemblablement inscrite au CIAT de fin novembre : le réchauffement climatique reste le meilleur allié du transport par fer. « L'idée de la taxe sur les transports routiers avance bien » s'est réjouie Anne-Marie Comparini. (...)
Le projet proposé a pour objet d'encourager le passage de la distribution de marchandises de la route au rail. (…) Le projet est l'une des premières opérations à être financées en Autriche par la société de financement des infrastructures ferroviaires « SCHIG » dans le cadre d'une structure de partenariat privé-public, par laquelle les subventions de l'État fédéral financent directement 47 % du projet et l'opérateur privé du terminal Cargo Center Graz générera les 53% restants grâce aux loyers exigibles.
La Commission européenne a indiqué jeudi qu'elle avait contraint la société nationale italienne de chemins de fer Ferrovie dello Stato (FS) à permettre à de nouveaux opérateurs ferroviaires de transporter des voyageurs jusqu'en Italie. Selon Bruxelles, FS avait empêché Georg Verkehrsorganisation (GVG), un petit opérateur ferroviaire allemand, d'exploiter un service de transport de voyageurs reliant plusieurs villes d'Allemagne à Milan par Bâle. (…)
« Cette décision signifie que, aussi longtemps que l'obligation de former un regroupement ferroviaire restera en vigueur, le refus d'un opérateur ferroviaire dominant de donner suite à une demande constituera une infraction aux règles de la concurrence si le transporteur national représente le seul partenaire possible », explique la Commission. « De la même manière, tant qu'il n'existera pas d'autre prestataire sérieux, le refus de fournir des services de traction sera considéré comme abusif. Enfin, aucune excuse ne justifiera le refus de discuter les conditions d'accès aux voies ».
Pour la deuxième fois, le Conseil fédéral libère des réserves en faveur des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). C'est un montant de 378 millions de francs qu'il a débloqué, dont 213 millions pour l'axe du Gothard et 165 millions pour celui du Löetschberg. (…) Les dépenses supplémentaires au Gothard sont pour l'essentiel des suites de l'échelonnement temporel de la NLFA décidé en 1996, des exigences accrues en ce qui concerne l'étanchéité du tunnel et d'autres améliorations du projet. Au Löetschberg, la plus grande partie des réserves servira à financer l'adjudication de mandats à des prix plus élevés que ceux des devis, le reste à des optimisations de projets. En un deuxième arrêté fédéral, le Conseil fédéral a également approuvé la convention entre la Confédération et la compagnie du BLS sur la mise en exploitation du tunnel de base du Löetschberg. La convention donne mission au BLS de faire en sorte que le tunnel de base soit entièrement opérationnel lors de la mise en exploitation en mai 2007.
Le ministre des Transports italien, Pietro Lunardi, qui a rencontré son homologue français, Gilles de Robien, est d'accord avec les restrictions à la circulation des poids lourds adoptées côté français au col de Montgenèvre (Hautes-Alpes), a indiqué mercredi le ministère des Transports français. Il s'agit en particulier de respecter « les intérêts des entreprises italiennes et françaises de transport dont le siège se situe à proximité de la frontière ». a indiqué le ministère dans un communiqué. « Une définition équilibrée des zones en question devrait faire l'objet d'une décision rapide et satisfaisante pour les deux parties ».
« Le Lyon-Turin est une priorité nationale et européenne, qui fait partie des engagement de la France (...) un grand projet d'aménagement du territoire », a déclaré Jean-Pierre Raffarin après avoir reçu des associations de défenses de la nature, sur son lieu de villégiature, à Combloux. « Il est important que la France aujourd'hui se connecte aussi bien au travers des Pyrénées, des Alpes, de l'Alsace, de la région Nord-Pas de Calais avec l'ensemble de nos partenaires européens ». « Nous sortirons prochainement un projet de grandes infrastructures à l'horizon de 15/20 ans, préparé par le ministre de l'Equipement, et qui sera présenté à l'occasion d'un Ciat" (comité interministériel d'aménagement du territoire) », a dit le Premier ministre.
(...)"Nous travaillons à l'élaboration d'une convention bilatérale avec le Piémont que nous espérons signer fin 2003-début 2004. Nous donnerons ainsi un cadre à des contacts qui sont déjà nombreux", espère Thierry Cornillet (UDF), vice-président délégué à l'économie et aux relations internationales à la région Rhône-Alpes. Le dossier de coopération le plus stratégique est évidemment le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Les acteurs des deux territoires ont mis en place un comité bilatéral de liaison et promotion constitué, côté français, par "La Transalpine" présidée par Raymond Barre et, côté italien, par "La Transpadana" dont le président honoraire est Sergio Pininfarina. Cette infrastructure qui, à l'horizon 2012, devrait mettre Lyon à une heure et quart de Turin, va encore resserrer les échanges économiques avec le voisin, l'Italie étant, selon les années, le premier ou le deuxième pays partenaire de Rhône-Alpes. (...)
La Commission européenne a approuvé la création d'une entreprise commune contrôlée à parts égales par la SNCF et TRENITALIA. L'entreprise commune, aussi appelée Autoroute Ferroviaire Alpine, fournira un nouveau service de navette pour le transport des camions et des semi-remorques sur rail par le tunnel de Fréjus dans le Mont Cenis (…) L'enquête de la Commission a révélé que la création de l'entreprise commune n'était pas de nature à créer ou renforcer de position dominante dans le marché en cause, et que le nouveau service proposé viendra s'ajouter aux différents modes de passage et itinéraires déjà existants dans les Alpes, offrant ainsi une nouvelle alternative, respectueuse de l'environnement, aux routiers. Il est dans l'intention des gouvernements respectifs français et italiens d'assister financièrement ce projet, dont la viabilité ne sera pas assurée dans un premier temps. Cependant, l'autorisation accordée par la Commission sous les règles du contrôle des concentrations ne préjuge en rien un éventuel examen de la Commission quant à la légalité de l'aide présumée.
Bruxelles - La Commission européenne propose de rapprocher autour de principes communs les systèmes nationaux de péages et de droits d'usage liés à l'utilisation des infrastructures routières. Les initiatives isolées des Etats membres en la matière aggravent en effet le morcellement de l'Union en matière de taxation et de tarification des transports. Les caractéristiques de l'encadrement proposé aujourd'hui par la Commission ont pour triple but de mieux refléter les coûts, d’améliorer la qualité de service offerte et de permettre les financements croisés en faveur de la construction d'infrastructures dans les zones sensibles. La proposition de directive prévoit en outre que les Etats membres pourront appliquer des majorations aux péages pour l'usage de routes localisées dans des zones particulièrement sensibles, notamment dans les régions montagneuses. Ces majorations seront affectées à des financements croisés, afin de couvrir des coûts d'investissement d'autres infrastructures de transport d'un intérêt européen élevé, plus précisément des infrastructures ferroviaires.
L’Ecofin veut évaluer l'impact d'un plan de relance de l'économie basé sur des investissements massifs dans les réseaux de transports
BRUXELLES - Les ministres européens de l'Economie et des Finances (Ecofin) ont chargé un groupe d'experts d'évaluer d'ici cet automne l'impact d'un plan de relance de l'économie basé sur des investissements massifs dans les réseaux de transports et la recherche. (…) Le programme, largement inspiré d'une initiative italienne, doit viser à "soutenir la croissance" en "améliorant et/ou en augmentant les investissements globaux ainsi que la participation du secteur privé aux Réseaux RTE-T", ajoute le texte.
BRUXELLES, 8 JUIL - Les priorités de la présidence italienne de l'Union Européenne comprennent deux grands champs d'action: les réseaux de transport transeuropéens et l'amélioration de la sécurité pour toutes les modalités de transport. C'est ce qu'a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Pietro Lunardi, en présentant à Bruxelles le programme du semestre italien à la Commission des Transports du Parlement européen. M. Lunardi a tout particulièrement mis l'accent sur le financement des réseaux de transport transeuropéen, en observant que ces derniers doivent être "la réponse du secteur des transports à la monnaie unique".
NAPLES - Les 15 ministres des Transports de l'Union européenne et de 12 pays voisins préconisent des commissaires ad hoc pour chacun des 9 grands couloirs infrastructuraux européens. La proposition, résultat du sommet informel de Naples, sera insérée dans la "Charte de Naples" qui sera soumise au Conseil européen du 9 octobre prochain à Luxembourg. Le ministre italien des Infrastructures Pietro Lunardi a souligné qu' "il faut qu'il y ait un tuteur pour chaque corridor pour en évaluer l'avancement et en assurer le suivi, y compris des délais et des financements" (...) Alors que le projet d'une agence européenne pour les grands travaux a pour le moment été mis en veilleuse, la possibilité d'un Fonds européen où conflueraient les financements publics et privés paraît s'esquisser.
Le Conseil informel des ministres des transports de l'Union européenne qui s'est tenu à Naples les 4 et 5 juillet 2003 a examiné les questions liées au développement du réseau transeuropéen de transport. (…) Les ministres ont rappelé l'importance du réseau de transport transeuropéen pour interconnecter les réseaux nationaux, faciliter les échanges commerciaux, désenclaver les zones périphériques, surmonter les barrières naturelles, ajouter les maillons manquants et améliorer la compétitivité et la cohésion dans une union européenne élargie. Ils ont souligné que certaines infrastructures de transport du réseau devaient être considérées à l'intérieur de leurs dimensions européennes appropriées, compte tenu en particulier de leur caractère transfrontalier et donc en allant au-delà de la responsabilité des États membres individuels, au profit de l'ensemble de l'Union.
Le groupe à haut niveau, présidé par Karel Van Miert, propose de relancer la réalisation du réseau transeuropéen de transport. Il recommande à la Vice-Présidente, Loyola de Palacio, de changer d'approche.
Pour pallier le sous-investissement observé depuis plusieurs années, en particulier pour les projets transfrontaliers, le groupe adresse à la Commission un ensemble de recommandations pour des instruments financiers communautaires à la hauteur et réellement incitatifs : - Doter la Communauté, dans les prochaines perspectives financières, de moyens budgétaires appropriés et incitatifs, et les concentrer sur les projets prioritaires, - Accroître le taux d'intervention financier de la Communauté pour les projets transfrontaliers (au moins 20% du coût des projets), - Développer de nouvelles facilités de prêts et intensifier le rôle de la BEI, - Promouvoir les partenariats public privé par un cadre réglementaire approprié en matière de droits de concession et de tarification de l'usage des infrastructures, ainsi que par de nouveaux mécanismes de garantie de prêts. La liaison Lyon – Turin – Trieste – Ljubljana est inscrite par le groupe Van Miert dans la liste 0 des projets prioritaires (à achever avant 2010) pour la section Turin – Venise, et dans la liste 1 pour les autres sections (à entamer avant 2010 pour une mise en service avant 2020). La Commission proposera une révision des orientations du réseau transeuropéen de transport à l'automne prochain.
ROME - Le rôle de la Banque européenne pour la relance des investissements sur le Continent a été au centre d'un entretien, aujourd'hui à Rome, entre le président du Conseil italien Silvio Berlusconi et le président de la Banque européenne d'investissement (Bei) Philippe Maystadt. Ce dernier a jugé opportune l'initiative italienne pour le financement d'un plan européen d'infrastructures, tant pour ce qui concerne une intégration plus étroite et le fonctionnement du marché intérieur que pour ce qui est du développement et de la relance de la production. La Banque pourra élaborer des propositions concrètes sur la base d'un mandat que le Conseil Ecofin (les ministres des Finances de l'Ue) du 15 juillet pourra attribuer à la Banque elle-même et à la Commission, et qui seront présentées aux chefs d'Etat et de Gouvernement lors du Conseil européen qui se tiendra au mois d'octobre.
La France et l’Allemagne sont prêtes à discuter du plan Tremonti lors du prochain semestre de présidence italienne de l’Union Européenne. Les ministres des finances des deux pays : se sont déclarés disposés à approfondir le projet du ministre italien de l’économie pour la réalisation des grandes infrastructures transeuropéennes à travers des financements (allant jusqu’à 70 milliards d’euros par an soit 1 % du PIB communautaire) rassemblés par la Banque Européenne des Investissements. La BEI préparera pour l’Ecofin du 15 juillet un rapport de fiabilité, pour lequel elle a commencé un sondage entre les constructeurs spécialisés en grands travaux et les financiers.(...) (...) "On a besoin de ce type de programme pour relancer la confiance en l'Europe", a ajouté Monsieur Francis Mer. (...)
Lors des 4èmes Assises du transport et de la logistique qui se tenaient hier, la Fédération des entreprises de transport s'est inquiétée "du frein des infrastuctures"
Les transporteurs sont inquiets et l'ont fait savoir lors des 4èmes Assises du transport et de la logistique, qui se tenaient hier à la Tour de Salvagny, en partenariat avec le Comité pour la Transalpine. (...) Alain Fauqueur, président de TLF (Fédération des entreprises de transport et de logistique de France) explique "ce qui nous inquiéte, ce n'est pas l'avenir de notre marché, mais plutôt le frein des infrastructures, qui limite le développement prévisible de nos activités. (...) Ce n'est pas tout : les transporteurs demandent aussi davantage de transparence dans les ressources et les dépenses de l'Etat en la matière. Ainsi, pour les ressources, Alain Fauqueur réclame "une mise à plat de la fiscalité" qui assaille les transports à tous les niveaux. De plus pour les dépenses, les professionnels souhaitent que l'argent collecté soit vraiment utilisé pour financer de nouvelles infrastructures, et ne se noie pas dans le budget général de l'Etat. (...) les conséquences de l'élargissement de l'Europe au 1er mai 2004, les partenariats public-privés et les problèmes des traversées alpines ont été également évoqués.
En commentant les paroles de Gilles de Robien, (Ndlr : qui a réaffirmé la position de la France en faveur le Lyon - Turin), le vice-ministre aux infrastructures et transports, Ugo Martinat, a observé « qu’il est important que la France se dote aussi d’une Legge Obbietivo : autrement elle ne réussira pas à tenir le rythme de l’Italie sur la ligne à grande vitesse Lyon-Turin ». « Alors que l’Italie a inauguré la nouvelle législature avec une réforme législative pour alléger au maximum les procédures et débloquer les chantiers – poursuit Monsieur Martinat – la France doit encore accomplir ce chemin : il serait bien qu’elle l’entreprenne de suite, parce qu’autrement le programme de la liaison Lyon-Turin sera inévitablement destiné à sauter ». A propos du lien relatif à l’implication du capital privé, qui devrait couvrir 30 % du coût de l’infrastructure, Monsieur Martinat est « réellement optimiste » et fait remarquer que la rentabilité de la ligne Lyon-Turin est comparable à celle du tracé à grande vitesse Milan-Bologne, qui fait environ 250 kilomètres.
Les partenariats public-privé (PPP) ont le vent en poupe. (...) Des groupes de travail planchent de toutes parts sur les mesures qu'il conviendrait d'adopter pour rendre possible demain ce qui ne le serait pas aujourd'hui. (...) Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a sans doute pas de recette miracle qui permettrait de financer demain l'ensemble des équipements publics de l'Etat et des collectivités territoriales sans peser sur ces budgets publics, ni d'accroître l'endettement national. Malgré l'euphorie ambiante, il n'existe sans doute pas non plus d'outil juridique simple et global permettant de s'affranchir de toutes les contraintes rencontrées sans la mise en oeuvre des PPP. (...) Ne soyons pas pour autant pessimistes. Les PPP représentent un véritable enjeu en termes de développement économique, d'anménagement du territoire, et de gestion. (...) L'essentiel est de faire évoluer les mentalités. (...)
Bruno Bottiglieri, aujourd’hui une nouvelle date est sortie concernant la liaison Lyon-Turin : 2012. Est-ce un hasard ? « Non, seulement un retour à l’engagement, jusqu’à présent arraché à la France. Cela remonte à l’automne 2001, quand Monsieur Lunardi et Monsieur Gayssot se sont rencontrés à Périgueux où ils décidèrent de raccourcir les temps de réalisation de 2015 à 2012 ».(...)
N’y a-t-il pas trop d’optimisme ? « En réalité, nous pouvons encore y arriver. A condition que la France confirme d’ici cet été son engagement pour poursuivre les études et les sondages, qui correspond à une dépense de 350 millions d’euros à répartir entre l’Italie, la France et l’Union Européenne. (...) Si la France cette fois respecte encore le paiement, j’espère pouvoir retourner regarder le planning des travaux avec une certaine crédibilité.
Et que prévoyez-vous ? « La fin des études de la ligne d’ici 2005. Puis de 2006 à 2012 les travaux. Avec la possibilité d'une augmentation des délais de un ou deux ans en raison de la complexité des travaux. Mais il n’y auraient rien de scandaleux : la date de 2015 serait respectée comme étant la date ultime, au-delà de laquelle l’intensité du trafic deviendrait insupportable. » (...)
PARIS (AFP) - Le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a confirmé jeudi à son homologue italien Silvio Berlusconi que la France tiendrait ses "engagements" afin de réaliser la liaison ferroviaire Lyon-Turin. (…) M. Berlusconi a précisé que son homologue avait évoqué la date de 2012 pour l'achèvement de la liaison. L'Italie est pratiquement coupée du reste de l'Europe occidentale par les Alpes et les tunnels existants réussissent difficilement à répondre aux besoins d'exportation de son économie. La mise en service du Lyon-Turin, prévue à l'origine à l'horizon 2012-2015, doit permettre de soulager le trafic transalpin de poids lourds. La région française Rhône-Alpes et ses élus sont aussi très attachés à la réalisation du projet.
Pour la liaison Lyon Turin, il y a encore de l’espoir : Monsieur Berlusconi a fait promettre au Premier ministre français Monsieur Raffarin que la France veut toujours construire la ligne ferroviaire à grande vitesse dans les temps fixés, soit d’ici 2012. (...) La nouvelle a tout de suite fait le tour des collectivités territoriales piémontaises, recueillant divers commentaires. Parmi les plus optimistes, on trouve le Président de la Région Enzo Ghigo : « Le signe positif que le monde des entrepreneurs attendait pour programmer la relance économique de la zone qui sera majoritairement liée à l’Europe ». Sur le même ton le Vice-président William Casoni, assesseur aux transports, a souligné : « Cet engagement est aussi le fruit de la pression diplomatique mise en œuvre dans divers sièges institutionnels ». (...)
Tarification des infrastructures de transport routier
Dans le cadre de ses travaux sur la tarification des infrastructures de transport, la Commission a rappelé son intention de présenter dans les prochaines semaines une directive « Euro vignette » modifiée sur la tarification dans le transport routier, comme demandé par le Conseil européen de Bruxelles en mars 2003. Elle a insisté sur la nécessité d'avoir une approche globale européenne sur la révision du cadre communautaire existant, qui permette une prise en compte plus fine des coûts réels d'utilisation, tout en garantissant l'unité du marché et des conditions de concurrence.
Le Conseil a procédé à un rapide débat sur ce point et convenu qu'il était nécessaire de remettre à plat le système actuel pour rechercher une solution équilibrée et aborder ce sujet délicat par une approche européenne.
Intervention de Jean-Pierre Raffarin à l'issue du déjeuner avec Silvio Berlusconi, président du Conseil italien
« J'ai confirmé, en ce qui concerne le projet Lyon Turin, les engagements de la France. Nous sommes très motivés sur ce projet qui sera l'un des grands projets que nous présenterons à l'occasion d'un comité interministériel de l'aménagement du territoire, un CIADT, que je souhaite pouvoir organiser à l'automne prochain, qui pourra nous permettre de tenir les engagements, et quant au calendrier et quant au programme, tel qu'il a été pris par les deux gouvernements, italien et français. Nous souhaitons pouvoir, à l'automne prochain, présenter des grands projets qui sont des projets d'infrastructure, d'aménagement du territoire, qui puissent mobiliser de nombreuses énergies pour faire en sorte que la France vive son espace européen avec la meilleure des communications possible. »
Financement original, engagement réel de la France: aujourd'hui, il faut choisir !
(…) Après les conclusions du rapport d'audit sur les grands travaux d'infrastructure, après l'analyse de la Datar plaidant pour un rééquilibrage rail-route, c'est un engagement financier - et calendaire - qu'escomptent les collectivités porteuses du projet Lyon-Turin au sein du Comité franco-italien pour la liaison européenne transalpine, présidé par Raymond Barre. L'annonce, par Gilles de Robien, ministre de l'Equipement et des Transports, que le projet se fera, les rassure. A moitié. «Depuis Hannibal, on attend une vraie traversée des Alpes, alors...», lance un acteur du dossier. (…) Avec, désormais, l'espoir d'être entendus par une commission intergouvernementale. Ils y feront valoir leur démarche quant au partenariat privé-public, clef de voûte du financement d'un projet chiffré à une dizaine de milliards d'euros. Bien sûr, il ne s'agira encore que d'une première approche. D'après les experts, un tel montage (auquel l'Europe contribuerait à hauteur de 20%) nécessite une harmonisation législative que l'Italie a entreprise, la France pas encore. Un «geste» déterminant que chacun guette. Viendra-t-il, et dans quels délais, alors que le trafic routier contrarie l'engagement claironné en faveur d'un développement durable du massif alpin?
Du 1er juillet au 31 décembre, l'Italie présidera l'Union européenne, ce qui repousse à 2004 le prochain sommet franco-italien, mais pourrait aider à fignoler la mise en œuvre de cette société d'économie mixte européenne à laquelle pensent les stratèges pour piloter un chantier dans lequel, de sondages en percements de galeries, 460 millions d'euros ont déjà été investis. Il est grand temps d'ouvrir un «vrai» chantier: ce maillon ferroviaire manquant desservirait un espace où vivent 250 millions d'Européens.
Gilles de Robien : "Nous demandons à être jugés sur des actes"
Le gouvernement sera « à même de proposer, à l’automne, un projet national d’équipement à l’horizon 2023, un vrai projet, solide, cohérent, équitable et financé.
(...) la France doit bien sûr ne pas être marginalisée. Nous n'ignorons pas les enjeux de la liaison Lyon-Turin et la France respectera ses engagements. Le financement complexe déterminera le calendrier. Les Italiens sont confrontés à la même réalité. (…) J'ai le sentiment d'avoir participé à un débat historique. Vous avez exprimé votre souhait de transports performants, financés dans la durée, qui garantissent à la France sa place en Europe tout en assurant un aménagement équilibré du territoire. C'est à la fois raisonnable et ambitieux. Le temps du politique est venu. Nous demandons à être jugés sur des actes. »
La compagnie holding "FS-Spa", qui réunit notamment RFI, l'équivalent transalpin de RFF, et l'exploitant ferroviaire voyageurs et fret Trenitalia veut maintenir ses efforts d'investissements d'ici 2005 au niveau le plus élevé. (...) Alors qu'en 1996, les investissements des FS s'élevaient à 2,4 milliards d'euros, ils ont atteint en 2002 un maximum de 5,6 milliards et devraient rester au niveau de 4,5 milliards d'euros durant les années 2003, 2004 et 2005. Au-delà de cette échéance, un plan d'investissements ferroviaires massifs de 135,7 milliards d'euros serait mis au point sur une période de vingt ans. (...) Une grande partie de ces sommes serait consacrée à la poursuite du programme de construction des lignes à grande vitesse, dont 540 kms devraient être mis en service et 300 km en travaux d'ici 2005. (...)
La société Lyon - Turin Ferroviaire, dans ses études d'avant-projet sommaire, considère que la meilleure hypothèse serait de construire dès l'origine l'ouvrage dans sa configuration définitive.
(...) "L'économie résultant du phasage ne compense pas les graves inconvénients d'environnement et d'exploitation des solutions phasées et préconise de construire l'ouvrage, dès l'origine, dans sa configuration définitive". François Lépine, président de LTF confirme : "Notre Conseil d'administration s'est prononcé pour la variante à deux tubes, adoptant ainsi les réflexions italiennes. Cette option a été préférée à celle d'un report à 15 ans du deuxième tube, pourtant susceptible d'induire une économie de 2 milliards. La somme des inconvénients l'emportait sur celle des avantages. Pendant les premières années d'exploitation, il n'y aurait pas de trafics voyageurs, d'où une importante perte de revenus."
S'agissant du projet Lyon-Turin, il existe un accord international : il sera respecté. Personne ne conteste le caractère éminemment structurant de ce projet. Il est cependant indispensable, étant donné l'ampleur de l'ouvrage, d'en connaître tous les aspects techniques et d'en dire avec honnêteté le coût exact et le mode de financement. (…) Mes priorités sont l'Europe, les territoires, le respect des usagers, l'environnement, l'intermodalité et le respect de la parole de l'Etat.
(...) Avec l'élargissement vers l'Est, la France doit dès à présent faire un effort pour rester un pivot au coeur de l'Europe ; ceci est notre priorité. Cela implique bien évidemment que nous devons planifier des projets structurants comme le prolongement du TGV Est ou la liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, qui, par ailleurs, fait l'objet d'un accord international. Ces projets sont deux bons exemples, qui s'inscrivent dans cette politique orientée vers l'Europe. (...)
A quelques jours du débat parlementaire sur les infrastructures, les Italiens font plus que jamais pression pour défendre le projet ferroviaire franco-italien. (...) Hier à Paris, les élus italiens se sont insurgés contre les récents propos du ministre des transports Gilles de Robien, évoquant "la dernière étape" du projet, le grand tunnel qui "coûtera cher et sera peut-être à percer à partir de 2015".(...) "La liaison Lyon-Turin est un maillon important d'un réseau de grande ampleur, comportant un axe Est-Ouest reliant Turin à Trieste", plaide Innocenzo Cipolletta, coprésident du Comité Transpadana. (...) Evoquant l'obstacle du coût du tunnel, il a défendu l'hypothèse d'un financement à 20 % par l'Europe, à 30 % par chacun des deux Etats. "Soit pour chacun, 1,075 milliard d'euros entre 2006 et 2012. Qu'on ne vienne pas nous dire que, pour la France, ces sommes peuvent mettre en péril son respect du Pacte de stabilité !" (...) Le maire de Turin, Sergio Chiamparino, voit pour sa part dans la position de la France "une sous-estimation des besoins plus politique que technique", rappelant l'exaspération des populations alpines face à l'explosion du nombre de camions (...). "C'est au niveau des deux gouvernements que la discussion doit avoir lieu", a estimé le président de la région Piémont, Enzo Ghigo, rappelant les propos rassurants que Jean-Pierre Raffarin aurait tenus à Silvio Berlusconi sur le sujet. (...)
Au total, 80 % des 34,6 km du tunnel du Lötschberg sont déjà excavés. La percée principale du tunnel de base de Frutigen à Rarogne (VS) est prévue pour l'an prochain. L'entrée en service devrait se faire en 2007. En tout, il faudra 88 km de galeries, puisqu'au tunnel principal s'ajoutent des galeries de services et d'accès. Le peuple suisse a donné son aval en 1998 à un crédit de 14,5 milliards de francs pour la première étape des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) au Gothard et au Lötschberg. Selon les derniers calculs, il faudra un crédit supplémentaire de 600 à 800 millions. La réalisation du tronçon Frutigen-Mitholz n'a pas dépassé le cadre financier prévu.
Le Président du Comité pour la liaison européenne Transalpine, Monsieur Raymond Barre, se félicite de l’initiative des représentants économiques et politiques italiens en faveur du projet Lyon - Turin. « Notre pays manque de projets mobilisateurs. Le Lyon - Turin est essentiel pour l’économie, les échanges, et le développement des entreprises. J’insiste à nouveau sur les enjeux fondamentaux de la liaison ferroviaire européenne Transalpine. Elle desservira des régions dynamiques qui garantiront à moyen terme une nouvelle prospérité sur un arc reliant la péninsule ibérique, le sud de la France jusqu’à l’Europe de l’Est. Elle est vitale pour l’équilibre de l’Europe, pour les Alpes et pour le développement économique et culturel de la France et de l’Italie.
Cette liaison transalpine constitue aussi la seule alternative crédible au « tout routier » et à l’engorgement des Alpes. Mais il y a toujours des gens qui renoncent, qui cherchent à différer les grands projets. Je ne souhaite pas que la France, ni l’Italie ne soient marginalisées. Je déplore l’idée de repousser la réalisation de la Transalpine Lyon - Turin hors des délais prévus. Ce serait contraire aux décisions des sommets franco-italiens de Turin et Périgueux en 2001, et cela témoigne d’un manque de vision quant à l’importance nationale et européenne de ce projet. J’espère que le débat à l’Assemblée Nationale et que le gouvernement ne retiendront pas cette position de retrait, contraire au développement des échanges franco-italiens et au développement des régions alpines et de l’Europe méridionale. Le traité engageant les Etats français et italien pour une réalisation du Lyon – Turin sans phasage doit être signé sans retard, car repousser le projet au-delà de 2015 serait dangereux. Je suis tout à fait conscient des problèmes financiers et des capacités budgétaires de l’Etat, mais des études ont montré que d’autres méthodes de conception et de financement peuvent exister, qui ne se limitent pas au seul recours aux moyens publics. Tout comme le font nos homologues italiens, je soutiens la mise en oeuvre d’un financement mixte : il est par ailleurs indispensable de mettre en place une structure opérationnelle juridique partenariale et transparente, permettant de mobiliser tous les moyens disponibles, humains, techniques et financiers, publics et privés. A l’issue de la conférence de presse organisée aujourd’hui à la Chambre de Commerce Italienne à Paris, je me félicite de l’engagement sans faille des représentants politiques et économiques italiens en faveur de la Transalpine Lyon - Turin. Cette action me paraît essentielle dans le cadre du partenariat et d’une permanente concertation qui doivent prévaloir sur ce projet entre la France et l’Italie, et pour lesquels le Comité pour la Transalpine que je préside, et le Comitato Transpadana oeuvrent ensemble depuis 1991 ».
Après une stagnation l'année dernière, l'UIRR a pu enregistrer une augmentation en 2002 : 1% en trafic international, et 2 % en trafic national.
(...) La situation réelle du transport se présente de façon encore plus positive avec 3 % de croissance si l'on tient compte aussi du trafic de Route Roulante Freibourg-Novara, manutentionné par Hupac pour le compte de RAlpin, une société qui n'est pas membre de l'UIRR. Au total, ce sont 5,17 Mio de TEU qui ont été acheminés. En transport national, il faut souligner particulièrement le développement remarquable réalisé par Ökombi depuis des années. Du reste, 95 % du trafic national est réalisé en France (CNC et Novatrans), Italie (Cemat), Allemagne (Kombiverkehr) et Autriche (Ökombi). En trafic international, ce sont surtout Cemat, Ökombi et Adriakombi qui ont enregistré de fortes augmentations, Kombiverkehr, TRW, Novatrans et Combiberia ayant également connu une croissance. (...)
L'Espagne et la France affirment que le délai prévu pour le commencement des travaux des tunnels au cours du premier trimestre 2004 sera respecté.
Le secrétaire d'Etat français aux Transports Dominique Bussereau et le secrétaire d'Etat espagnol aux Infrastructures Benigno Blanco souhaitent attribuer le contrat de construction de la ligne TGV Perpignan-Figueras "avant la fin de l'année", a annoncé mardi le ministère français de l'Equipement. Lors d'une rencontre des deux secrétaires d'Etat à Madrid, ils "sont convenus d'accélérer au maximum les démarches à engager dans le nouvel appel d'offres lancé le 25 avril 2003 afin de pouvoir attribuer le contrat avant la fin de l'année" , explique le ministère dans un communiqué. Et (…) "le délai prévu pour le commencement des travaux des tunnels au cours du premier trimestre 2004 sera respecté". La liaison TGV Perpignan-Figueras est inscrite "sur la liste des projets prioritaires en matière de transport adoptée par le Conseil européen des Sommets de Corfou et de Essen en raison de son importance dans l'ossature des liaisons transeuropéennes" , est-il rappelé.
La FNTR et TLF ont vivement réagi au rapport de la Datar qui propose de taxer davantage les camions pour financer le rééquilibrage de la route vers le rail ou la voie d’eau. Les deux fédérations insistent sur le fait que la compétitivité et la rentabilité du secteur se dégradent fortement. Elles s’inquiètent du déclin du pavillon français et rappellent que le secteur est totalement ouvert à la concurrence alors que ses coûts sociaux sont parmi les plus élevés d’Europe.
Le président du Conseil d’Etat Jean-Jacques Rey-Bellet et le président de la région autonome du Val d’Aoste Roberto Louvin, ont réaffirmé leur soutien à la transversale ferroviaire du Grand-Saint-Bernard : "Le premier coup de pioche n’est certes pas pour demain. Mais c’est aujourd’hui que nous devons planifier l’avenir et être visionnaires, histoire de ne pas manquer le train. Le projet de transversale ferroviaire du Grand-Saint-Bernard doit devenir un des maillons du réseau européen à grande vitesse qui se développe déjà. (...) En Suisse, la planification des grands projets de transport a été déjà été définie, retenue et financée jusqu’à l’horizon 2020. Mais il s’agit de voir à plus long terme encore et de considérer que la transversale ferroviaire du Grand-Saint-Bernard est parfaitement complémentaire aux axes existants, en construction et planifiées." (...) C'est un projet d’envergure nécessitant un investissement estimé à 10 milliards de francs et dont la durée de réalisation est d’une bonne dizaine d’années. Il est prévu un tunnel de base entre Martigny et Aoste de 48,53 km, ainsi que deux tunnels d’accès, côté suisse, de 5,15 km et 9,25 km. Les distances cumulées sont de 94,9 km pour les tunnels, de 5,3 km pour les viaducs et de 62,5 km pour les lignes à ciel ouvert, ce qui donne un total de 162,7 km de nouvelle lignes entre Martigny et Chivasso.
Après l'audit rendu public début mars, un second rapport, destiné à aider le gouvernement à définir la politique des grandes infrastructures de transports, devait être présenté, jeudi 24 avril. Il ne fait pas de la route un objectif prioritaire, mais tente de réhabiliter le rail et les voies d'eau. (...)
(...) Alors que l'audit rédigé par des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des inspecteurs des finances cherchait à évaluer l'intérêt d'une centaine de grandes infrastructures en cours ou en projet par rapport à leur coût, le document de la Datar se veut plus politique, en mettant en avant la place géostratégique de la France -pays de transit - en Europe. Ainsi, le futur TGV Lyon - Turin ne doit pas être considéré seulement comme une voie franco-italienne mais comme un maillon du trajet Londres - Budapest. (...)
La communication au Parlement et au Conseil présentée par la Commission contient les instruments financiers et les systèmes de gestion novateurs nécessaires pour mettre en œuvre de grands projets d'infrastructure. «Les problèmes financiers et structurels soulevés par la mise en place des infrastructures nombreuses et coûteuses nécessaires pour assurer la cohésion de notre continent ne seront pas résolus du jour au lendemain, mais les propositions présentées aujourd'hui jettent les bases qui nous permettront de construire, ensemble, le réseau de transport indispensable à l'Union européenne élargie», a déclaré Loyola de Palacio, vice-présidente de la Commission responsable des transports et de l'énergie. Les propositions de la Commission visent à dépasser les limites actuelles du financement public et à promouvoir le recours aux PPP (partenariats public-privé) au travers de méthodes et de mesures d'incitation novatrices.
Les régions d'Europe inventent en Rhône-Alpes de nouvelles voies pour le financement des grandes infrastructures de transport
A l’exemple du Lyon-Turin et de la situation géographique de Rhône-Alpes qui conditionne des flux de plus en plus importants de circulation, les transports sont un enjeu majeur pour la plupart des régions européennes. (…) C’est pourquoi il est essentiel d’étudier toutes les pistes de financement, et notamment celle du partenariat public-privé. Organisée dans le cadre du deuxième atelier de l’ARE sur la contribution des Régions au développement de transports durables en Europe, cette journée de conférence, réunissant des représentants venus de 31 régions de toute l’Europe, des groupes privés et de nombreux experts, a été l’occasion d’approfondir ensemble l’idée du partenariat public-privé et d’en préciser les modalités. (…)Les participants ont proposé une déclaration finale vers une politique européenne du partenariat public-privé en faveur des grandes infrastructures de transport qui sera remise à la Commission européenne des Transports. Elle insiste : - sur la réalisation d’une politique ambitieuse de transports, - sur les choix stratégiques qui doivent impérativement être faits par les Etats: véritables choix budgétaires, politiques réglementaires de régulation intermodale, politiques tarifaires adaptées pour l’usage des infrastructures, - et un relèvement de la participation de l’Union européenne au moins à hauteur de 20 %.
Rome - La ligne à grande vitesse Lyon Turin reste une priorité de l’Union Européenne qui est disposée à soutenir financièrement, pas seulement le projet mais aussi la réalisation de l’infrastructure avec une part qui pourrait passer de 10 % à 20 %. C’est la conclusion des deux rencontres que le Président de la Région Piémont Enzo Ghigo et son adjoint William Casoni ont eu avec le Président de la Commission Européenne Romano Prodi et le commissaire aux transports Madame Loyola de Palacio. La rencontre demandée par Monsieur Ghigo au plus haut niveau de la Commission européenne est né de l’hypothèse de décalage des temps pour la réalisation de l’infrastructure, contenue dans le document de l’audit effectué par la Commission Gouvernementale française. Le document sera la base du débat parlementaire prévu pour le 13 mai prochain sur le plan français des grandes infrastructures. « Après avoir eu connaissance du travail du groupe technique français – a affirmé le commissaire européen aux transports, Madame Loyola de Palacio – j’ai envoyé une lettre au Ministre des transports français, Monsieur de Robien, pour demander de maintenir l’engagement pris pour la liaison Lyon Turin, qui est l’une des priorités fondamentales de l’intérêt européen ».
En plus du financement du projet avec 150 millions d’euros déjà engagés, l’Union Européenne – a ajouté Madame de Palacio – est disposée à continuer de soutenir la réalisation de l’infrastructure dans le cadre d’un partenariat de financement. Actuellement l’engagement de Bruxelles est de couvrir 10 % du total du projet estimé à près de 13,5 milliards d’euros, mais – a expliqué Madame de Palacio – on pourra aller jusqu’à 20 % ».
Monsieur Ghigo est satisfait. « Nous avons eu des réponses positives de l’Union Européenne » a dit le Président de la Région à la fin de la rencontre avec Madame De Palacio. « Le Commissaire nous a dit que même en cas de révision du réseau européen avec l ‘élargissement, la liaison Lyon Turin restera parmi les priorités. L’autre point important, que nous pourrions développer durant le semestre italien de l’Union Européenne – a poursuivi le Président de la Région – serait la disponibilité de Bruxelles à amener à 20 % le co-financement de l’Union Européenne pour toutes les grandes infrastructures. Ce n’est pas encore une certitude - a précisé Monsieur Ghigo – mais il est important que le Commissaire ait pris cet engagement, et aussi celui de financer ultérieurement les études pour la ligne ferroviaire en utilisant les fonds de l’Union Européenne ». Aujourd’hui le financement est attribué à 10 % pour l’Union Européenne, et à 45 % pour la France et pour l’Italie. Mais l’Italie est disposée à augmenter sa propre part.
(AOF) - Eurotunnel a adressé à M. Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer, une demande officielle pour l'obtention d'une licence d'opérateur ferroviaire. Eurotunnel est ainsi la première société en France à faire acte de candidature depuis l'ouverture à la concurrence du Réseau Transeuropéen du Fret Ferroviaire le 15 mars dernier. "Eurotunnel est reconnu par le monde du transport et de la logistique comme un opérateur performant, particulièrement en matière de sécurité, de fiabilité et de régularité de ses services de navettes. A ce titre, la société est convaincue qu'en capitalisant sur ce succès et en utilisant la puissance de son réseau de vente, il est possible de créer de nouveaux services sur une plus longue distance que son service navette actuel", explique le groupe dans un communiqué.
(...) Le Conseil « Transport » de l’Union européenne est parvenu à un accord politique à la majorité qualifiée (se sont opposés la France, la Belgique et le Luxembourg), qui prévoit l'accélération de l'ouverture du transport de fret international, pour le 1er janvier 2006, au lieu du 15 mars 2008. (...)
Les Nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) affichent des besoins supplémentaires. Le directeur de l'Office Fédéral des Transports (OFT), Max Friedli, a confirmé qu'un crédit additionnel de 600 à 800 millions allait être prochainement proposé au parlement. Il faut ajouter à cela une demande de crédit de 50 millions pour la planification de la deuxième étape du projet, dont les investissements sont évalués entre 6 et 8 milliards. Ce montant s'ajoute aux 14,7 milliards de la première étape.
Les 600 à 800 millions requis ont pour but de reconstituer les réserves, car celles-ci sont quasiment épuisées. Au total, le percement du Lötschberg et du Gothard ainsi que les accès les plus indispensables (Monte-Ceneri, tunnel du Zimmerberg entre Zoug et Zurich, prévus dans la deuxième phase de la première étape) sont devisés à 14,7 milliards. Ce montant inclut une réserve de 1,9 milliard, mais celle-ci a été absorbée par les surcoûts générés par les obstacles géologiques (notamment à Faido), par des améliorations techniques, par le renforcement de la sécurité, etc. «La décision de construire deux tubes au lieu d'un tunnel bidirectionnel au Monte-Ceneri a coûté à elle seule 520 millions», précise Peter Testoni, responsable des grands projets à l'OFT. La deuxième étape des NLFA est planifiée pour les années 2010 à 2020. Le gros morceau sera sans doute la traversée souterraine de la vallée d'Uri. La décision d'enterrer la nouvelle ligne ferroviaire est le résultat coûteux d'un compromis politique âprement négocié avec les autorités et la population uranaise. Elle aura pour conséquence de rallonger le nouveau tunnel de base. Reliant finalement Brunnen (SZ) à Bodio (TI), celui-ci mesurera 75 kilomètres au lieu des 57 prévus.
"Non ! le partenariat public-privé n'est pas "mort sous la Manche" !
Par cette formule provocante, le Comité pour la Transalpine (liaison Lyon - Turin) montre bien que la clé des infrastructures réside en partie dans leurs modes de financement. Et que l'Etat, à linstar des experts de l'audit tant commenté, n'est pas loin de considérer que les projets de très grande envergure doivent échapper au privé. Ah ! le fantôme du tunnel sous la Manche. (...) (...) Tels les égouttiers surgissant péniblement des entrailles de la terre, les financements publics-privés finiront peut être un jour par avoir raison des maudits tunnels.
L’UIRR est consciente de la situation alarmante dans laquelle se trouve le secteur des chemins de fer. L’association constate que la part du fret ferroviaire ne représentait plus que 8,1% du fret européen en 2000 contre 20,1% en 1970. Elle espère que la transposition de ce Paquet permettra une ouverture progressive du marché ferroviaire. Les opérateurs de Transport Combiné Rail-Route considèrent que la réussite de la transposition se mesurera en termes de quantité de fret transféré au ferroviaire et au nombre de nouveaux entrants qui auront accès au réseau. Elle dépendra également de ce qui aura été réalisé au niveau de l’infrastructure. L’UIRR a accueilli favorablement les propositions faites par la Commission européenne dans le Second Paquet Ferroviaire qui permettra de parvenir à un véritable espace ferroviaire européen. L’association insiste sur le fait qu’il faut miser sur la qualité des prestations tant au niveau ponctualité que fiabilité.
Le nombre de poids lourds ayant traversé les Alpes suisses en 2002 a diminué de 9 % par rapport à l'année précédente. (…) Il s'agit moins de parler de transfert de la route au rail que de baisse générale du volume de marchandises transportées (- 4 %), due à la faible croissance économique. Ainsi, avec 19,1 millions de tonnes, le rail a vu sa part diminuer de 7 %. Dans le même temps, les camions ont acheminé 2 % de marchandises en plus à travers les Alpes, à 10,6 millions de tonnes. Cette hausse du volume transporté par route n'équivaut toutefois pas à davantage de camions. Les poids lourds ont en effet été mieux utilisés (hausse de la charge moyenne) et le nombre de trajets à vide a reculé en 2002. C'est notamment la conséquence de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), indique l'Office fédéral du développement territorial (OFDT).
A la veille du 15 mars, date de la libéralisation du trafic international de fret ferroviaire, le président de la SNCF, déclare l’entreprise prête à affronter la concurrence. Et demande aux cheminots de se montrer offensifs. (...) (...) " Le risque majeur pour nous serait, par frilosité, par manque de confiance en nous-mêmes, de ne pas jouer l'Europe à 100 %. Mon message aux cheminots est simple : si nous jouons l'Europe à 100 %, si nous sommes conquérants, nous gagnerons. " (...)
En restant dans un cadre strictement national, l’audit réalisé pour le Gouvernement ignore la dimension européenne de la Transalpine. De plus, il sous-estime gravement les enjeux économiques et les attentes de cadre de vie des habitants de Rhône-Alpes. J’ose espérer que le gouvernement français ne suivra pas les observations décalées de ce rapport et qu’il continuera à manifester la volonté exprimée par le Président de la République à deux reprises, de réaliser ce projet à son terme commente Anne-Marie Comparini, présidente du Conseil régional Rhône-Alpes.
Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a tenu vendredi après-midi à rassurer les élus de la région Rhône-Alpes sur la question de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, dont l'intérêt avait été remis en cause dans l'audit sur les infrastructures de transport remis récemment au gouvernement.
Lors d'une conférence de presse tenue depuis l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry où il était en visite, il a expliqué que le projet de TGV Lyon-Turin "n'est pas enterré". "Ce rapport n'est en aucun cas la position du gouvernement" a-t-il déclaré. (...)
France du sud et Piémont alliés pour la défense de la ligne à grande vitesse.
De nombreuses critiques ont été prononcées contre l’audit, expertise technico-financière demandée par le gouvernement français qui freine le début de la réalisation de la ligne grande vitesse Lyon-Turin, repoussant sa réalisation après la date 2012 conclue par les deux gouvernement à Périgueux en novembre 2001. (…) Pour Sergio Chiamparino il est important de souligner qu’il ne s’agit pas seulement d’une ligne entre deux villes ou deux régions, mais c’est l’ouverture vers l’Europe orientale et en même temps la création d’un lien entre trois ports importants comme Barcelone, Marseille et Gènes. (…) Pour le Vice-Président de la Transalpine, Gérard Geoffray, la liaison Lyon-Turin, n’est pas seulement un trou sous les Alpes, mais un système de logistique intégrée.
Un fantôme rôde sur les Alpes : l’audit technico-financier demandé par le gouvernement français sur le projet de la ligne Grande Vitesse Lyon-Turin. (...) Hier matin à Paris, Monsieur Raymond Barre est descendu dans l’arêne avec tout le poids de son autorité d’ancien Premier ministre et président du Comité qui soutient le projet : « Quelque soit le résultat de l’Audit – a t-il dit – la décision doit être politique. Une expertise n’engage pas le gouvernement parce que cela serait grave qu’un choix de cette importance soit fait par des technocrates. » (...) Monsieur Barre a encore ajouté : «cette ligne est un engagement signé par Monsieur Chirac et Monsieur Berlusconi en novembre 2001 à Périgueux, il ne tient qu’à eux de maintenir leur promesse ». Selon cet engagement ce projet devrait être accompli en 2012. Il a aussi dit : « j’espère au moins d’ici 2015 : repousser au-delà de cette date serait dangeureux. » (...)
Le "Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon - Turin" artisan historique du projet de TGV franco-italien, a fait campagne jeudi pour le maintien du délai prévu (2012) craignant que le récent audit commandé par Paris ne préconise un long report. "Repousser le projet au-delà de 2015 serait dangereux" a dit Raymond BARRE, Président du Comité, au cours d'une conférence de presse (...) 2012 était la date fixée par les gouvernements français et italiens début 2001 pour réaliser ce vaste chantier qui doit coûter 11 à 14 milliards d'euros.(...)
L'ancien Maire de Lyon a pris les devants : "un audit n'engage pas le gouvernement. La décision sera politique, d'autant que l'audit fera l'objet d'un débat parlementaire. Il serait grave qu'une telle décision dépende de la technocratie" a-t-il lancé. Monsieur BARRE a invoqué "l'urgence" de ce chantier au vu de "l'explosion prévue des échanges dans l'arc transalpin" qui, sans tunnel Lyon - Turin, engorgera tous les axes actuels routiers et ferroviaires. Le projet Lyon - Turin comprend notamment un tunnel de 52 km, d'un coût estimé de 6 milliards d'euros.
Le Comité qui réunit des responsables régionaux français et italiens, a calculé que sans axe Lyon-Turin et même avec l'arrivée du futur tunnel suisse du Lötschberg, le trafic de camions transalpin passera de 2,5 millions en 1999 à 4 millions en 2015, car les échanges augmenteront de plus de 80 %.
Pour financer le projet, pour l'instant rien n'est décidé, le Comité plaide pour une solution originale : créer une société d'économie mixte associant public et privé, et instaurer des déductions fiscales pour ceux qui investissent dans ce projet, sur le modèle de la loi Pons d'aides fiscales à l'investissement dans les Dom-Tom. Un tel dispositif pourrait apporter environ 35 % de financements privés, indique le Comité. Cet automne, le Secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique BUSSEREAU avait déclaré que l'accord franco-italien sur le tunnel serait respecté. (...)
Autorités et experts en matière de communications valaisans, tessinois et italiens se sont réunis le week-end dernier à Lugano, avec le Vice-président du Parlement européen, pour évoquer l’avenir des transversales alpines. La rencontre était destinée à évaluer l’apport des transversales en matière de développement durable. Le vice-président du Parlement européen Guido Podestà a insisté sur la nécessité d’achever au plus vite ces transversales et leurs voies d’accès.
Un impératif dicté par l’agrandissement du port de Gênes et l’importance prise par l’aéroport milanais de Malpensa qui entraîneront une augmentation sensible du volume des marchandises en transit nord-sud et est-ouest dans cette région du sud de la Suisse. «Si les autorités suisses et italiennes ne prennent pas conscience de ces défis, nous courons vers une catastrophe, tant au niveau du rail que de la route, un goulet d’étranglement est en passe de se constituer dans cette région d’Europe», a déclaré Guido Podestà.
La commissaire européenne, chargée des Transports, Loyola de Palacio, réaffirme tout l'intérêt de la commission de Bruxelles pour le Lyon - Turin. Même si certains Etats membres refusent pour l'instant que la hauteur du cofinancement des travaux soit portée à 20 % (une suggestion de la commission) au lieu des 10 % retenus jusqu'ici. Mais Loyola de Palacio envoie également une flèche en direction de Paris et Rome en écrivant : "Si la France et l'Italie semblent afficher une volonté claire de réaliser ce projet qui revêt un rôle essentiel dans le cadre de la stratégie de rééquilibrage modal, il faut que cette volonté se concrétise dans les faits, notamment en ce qui concerne la recherche d'un montage financier ambitieux en vue de la construction de cette ligne nouvelle. Je constate cependant que nous en sommes encore loin". Certaines oreilles doivent siffler...
LUGANO - La politique des transports menée par la Suisse a suscité des critiques de l'Union européenne. Guido Podestà, vice-président du parlement européen, estime que le système du compte-gouttes au Gothard est une discrimination pour les poids lourds étrangers. «La Suisse doit revoir ce système. Avantager le trafic intérieur n'est pas conforme au principe de l'égalité de traitement», a déclaré M. Podestà en marge du Congrès européen sur les transports à Lugano. M. Podestà considère par ailleurs comme une nécessité de construire un deuxième tunnel au Gothard. Cette galerie ne doit pas être une alternative aux NLFA, mais un «complément». Selon lui, ce projet est avant tout un problème financier pour la Suisse. Il pense qu'il est envisageable que l'UE participe aux coûts.
A l'occasion de son assemblée générale, la Transalpine a "réaffirmé avec force l'une des clés de la réussite du projet Lyon - Turin : une solution innovante de financement". Une manière de dire qu'actuellement, alors que les études, notamment de trafic avancent, ce qui manque le plus au projet, c'est l'assurance de son financement. Pour le Comité pour la liaison européenne Transalpine Lyon - Turin, ce financement est possible et réaliste. La Transalpine avait consulté de grands établissements bancaires de France et d'Italie et la BEI, qui estimaient que sur la section internationale concédable, la plus coûteuse, un tiers de l'investissement pouvait être privé, les deux tiers restants pouvant se répartir entre la France, l'Italie et l'Europe.
"Le programme d'équipement de la France se poursuit. Il est loin d'être achevé. Les besoins sont encore nombreux. Pour y faire face, il faudra recourir à des formes de financement innovantes. Il faudra aussi faire des choix, de vrais choix. Car, compte tenu du nombre important de projets actuellement à l'étude, ne pas choisir entre les priorités pourrait conduire à les retarder toutes. Je souhaite que ces arbitrages s'effectuent dans la plus grande transparence".(...)
Le Wagon Modalohr destiné à l'autoroute ferroviaire transalpine entre Aiton et Orbassano a reçu l'autorisation ministérielle de mise en exploitation
Le Directeur des transports terrestres a signé ce jour l'autorisation de mise en exploitation commerciale du wagon Modalohr destiné à l'expérimentation d'autoroute ferroviaire transalpine entre Aiton et Orbassano. Cette autorisation va permettre à la SNCF de procéder aux marches à blanc de ces wagons constitués en convois d'autoroute ferroviaire afin d'offrir à la clientèle , à l'ouverture du service , des prestations de qualité et bien rodées.
(…) Il serait bien que les autorités italiennes se fassent entendre et demandent le respect des accords franco-italiens. Et puisqu’il est probable que le gouvernement italien soit concentré sur d’autres projets ou ne réalisent pas l’importance du problème, Turin et le Piémont doivent les solliciter et leur faire prendre conscience de l’enjeu : ce n’est pas seulement la réalisation d’une infrastructure mais aussi le développement de l’avenir de l’économie du Nord Ouest de l’Italie dans l’Europe.
La ligne Lyon-Turin ne semble pas enchanter les français car ils disposent d’une alternative représentée par la ligne Paris-Strasbourg qui passe par le centre de l’Europe. Et, c’est sur cet aspect que doit être déclenchée l’alarme c'est-à-dire la nécessité de l’intervention du gouvernement italien dans les débats en cours, en France, avec l’audit.
Un plan d'attaque pour la ligne Lyon - Turin : Les collectivités locales, banques et industriels lancent un appel vers Paris : débloquez les projets.
Nous sommes inquiets pour l’avenir de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin et il semble indispensable d’exercer au plus vite des pressions, avant la Présidence italienne de l’Union Européenne, pour que les gouvernements français et italien respectent les programmes conclus à Périgueux le 27 novembre 2001, pour la réalisation intégrale du projet à deux tubes d’ici 2012. C’est la synthèse d’une rencontre, non « secrète » mais certainement « privée », sans communiqués officiels, qui s’est déroulée lundi à l’Union industrielle de Turin entre les membres piémontais et le Comitato Transpadana, les trois collectivités locales avec M. Ghigo, M. Chiamparino et M. Franco Campia, les industriels avec Savino Rizio, Sergio et Andrea Pininfarina, les banques avec Rainer Masera (SanPaolo – Imi) et l’ambassadeur Cavalchini, qui aujourd’hui fait partie de la banque privée Unicredito, et qui était ancien président de la Commission intergouvernementale pour la réouverture du tunnel du Mont Blanc.
Lors de la réunion de lundi, il est ressorti que l’on ne peut pas attendre plus pour une œuvre d’envergure nationale et non locale, pour laquelle il est nécessaire d’avoir une attitude bipartisane. Ils n’ont pas manqué de faire des allusions polémiques sur la réelle retombée économique de la liaison Lyon-Turin pour le pays, dont les effets sont très supérieurs à ceux du pont du Stretto, tant valorisé par le gouvernement. La marginalisation de l’Europe est en jeu. Lundi, ils ont tous exprimé la nécessité d’être plus présents (et de faire pression) dans les mois à venir auprès du gouvernement français, en préparant un appel aux parlementaires de Paris, à publier dans les quotidiens Le Monde et Le Figaro, et d’organiser une rencontre pour parler des financements et d’œuvrer pour débloquer les travaux. Mais même le gouvernement de Berlusconi devra être sensibilisé au respect des programmes conclus à Périgueux.
Dans un communiqué, le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin intervient pour rappeler la « fragilité actuelle des passages alpins ». Elle rappelle l’exigence de sécurité liée aux traversées des Alpes, estimant que les dernières études techniques réalisées ne laissent pas entrevoir une augmentation significative possible des capacités di trafic par la ligne « historique » du Mont Cenis. La Transalpine estime que « la réalisation du Lyon-turin ne sera efficace que si le programme prend en compte les deux composantes voyageurs et marchandises ». La Transalpine ajoute aussi que «seul le principe d’une mise en service complète des deux tubes du tunnel de base doit être retenue, et ce dès 2012».
Un nouveau projet préliminaire du tunnel "de base" sous le Brenner, une des infrastructures stratégiques pour lesquelles le ministre italien Pietro Lunardi envisage de demander à l’Union européenne de déroger à ses contraintes budgétaires, a été mis au point par le GEIE constitué en 1999 entre la régie italienne des chemins de fer, FS, et l’autrichienne Beg. L'altitude maximum du nouveau tunnel a diminué de 900 à 815 mètres (tout en gardant une longueur de 55 km et un diamètre, pour chaque voie, de 8,10 m) et le coût visé compris entre 4,7 et 4,5 milliards d'euros (à 50/50 entre Italie et Autriche).
RFI (le GI italien) vient de mettre au point un document en collaboration avec la société Infrastrutture Spa sur le financement de la construction de la ligne Turin-Milan-Naples. Ce document prévoit que Ispa prenne en charge tout le financement des 28,8 Mds € nécessaires à la construction de la ligne Turin-Milan-Naples. La dette de RFI/TAV envers Infrastrutture Spa prendra la forme d'une redevance versée à partir de 2009 et jusqu'en 2043, ce qui représente un total de 64,5 Mds €. A cela, il faut encore ajouter les coûts opérationnels et les impôts. L'Etat versera une aide d'un montant de 8,3 millions € par an, ce qui devrait couvrir 50 % du prix de la redevance annuelle. Ainsi, l'Etat n'aurait à payer qu'à partir de 2009, au lieu de concentrer ses efforts sur la phase de construction, c'est-à-dire avant 2009.
Anne-Marie Comparini, Présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes, Jean-Pierre Vial, Sénateur, Président du Conseil de la Savoie, et Gérard Geoffray, vice-Président délégué de la Transalpine et président du Conseil Economique et Social Rhône-Alpes, ont rencontré ce matin Pierre Steinmetz, Directeur de Cabinet de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre. (…) Cette rencontre a eu pour objet de remettre une déclaration commune en faveur du projet Lyon-Turin, comportant 100 signatures des présidents et maires de la Région Rhône-Alpes, des Départements du sillon alpin, des villes du réseau de villes Rhône-Alpes, de la Transalpine, de la Conférence des Alpes franco-italiennes, et des parlementaires nationaux et européens de Rhône-Alpes. Au-delà de la remise de la déclaration commune, cette rencontre a permis de rappeler (…) la nécessité de la mise en place d'un financement original, conformément au vœu exprimé par le président de la République.
L'interdiction des transports internationaux routiers sur le Montgenèvre et la Madeleine repoussée à juillet
Rome : Le Ministre des Infrastructures et des Transports Pietro Lunardi a obtenu hier de son collègue français Gilles de Robien deux importants résultats pour le secteur des transports routiers : la réouverture du tunnel du Mont Blanc à double sens de circulation à partir du 1er mars et le report de la décision de limiter les passages des poids lourds sur les vallées du Montgenèvre et sur le col de la Madeleine (Larche), au 4 juillet. L’accord avec Gilles de Robien prévoit la discussion de l’éventuelle fermeture des vallées, lors de la première réunion informelle du Conseil des Ministres des Transports européens, fixée à Naples le 4 juillet prochain sous la Présidence italienne.
La Vice-présidente de la Commission chargée des Transports et de l'Energie, Loyola de Palacio, a établi un Groupe à Haut Niveau pour assister la Commission dans la préparation, d'ici la fin 2003, d'une proposition pour réviser en profondeur les orientations du réseau transeuropéen de transport (RTE-T). (...) Le Groupe devra identifier, à partir des propositions de chaque Etat, un nombre restreint de projets prioritaires situés sur les grands corridors qui draineront les flux importants de trafic entre les Etats de l'Union élargie. Ses recommandations sont attendues au printemps. Le Groupe se penchera également sur les 14 projets identifiés par les Conseils européens d'Essen (1994), dont seuls 3 sont réalisés à ce jour.(...) Les retards les plus importants affectent les projets transfrontaliers et les projets ferroviaires. A ce retard, lié notamment à l'inadéquation des moyens financiers pour réaliser les grands travaux du réseau transeuropéen, s'ajoute maintenant le défi de l'élargissement.(...) Les projets sélectionnés par ce Groupe de Haut Niveau devront contribuer à l'amélioration substantielle des conditions de trafic sur les grands corridors transfrontaliers, à la résorption de goulets d'étranglement sur de grands axes ou promouvoir l'interopérabilité des réseaux nationaux en respectant l'environnement.(...)
LUGANO - Les formalités administratives et douanières du fret ferroviaire seront unifiées du port de Rotterdam à la Lombardie. La Suisse, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas ont signé une convention simplifiant et accélérant le trafic nord-sud (…) notamment par l'harmonisation des directives administratives et des formalités douanières.