Elections à couteaux tirés en Italie

Lundi 13 Mai 2019

"Si nous avions profité de la crise sur le Lyon-Turin pour rompre avec le Mouvement 5 Etoiles, cela aurait eu du sens, et la Ligue serait aujourd’hui à 40%" : rapportées cette semaine par la presse italienne, les confidences du secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil des ministres Giancarlo GIORGETTI en disent long sur les tensions qui minent la coalition gouvernementale, en pleine campagne des élections régionales et européennes.

Début mars, le "Mouvement 5 Etoiles" (M5S) conduit par Luigi DI MAIO (à gauche sur la photo) et "La Ligue" de Matteo SALVINI (à droite) étaient au bord de la rupture en raison de leur opposition frontale sur le dossier Lyon-Turin. Elles avaient néanmoins trouvé in extremis un compromis transitoire leur permettant d’enjamber les scrutins du printemps. Mais les divergences de fond demeurent vivaces et sont exacerbées par les campagnes électorales en cours. Après quelques semaines d’apaisement relatif, les échanges de mots doux ont repris entre les deux formations, surtout depuis que la Ligue a réaffirmé cette semaine que le Lyon-Turin était un chantier urgent et prioritaire.

Cramponné à son obstruction idéologique au chantier, le M5S est en nette difficulté dans les sondages. Dans le Piémont, directement concerné par le Lyon-Turin, la gauche rassemblée autour du Président sortant Sergio CHIAMPARINO (Parti Démocrate) et la liste de droite conduite par Alberto CIRIO, tous deux très favorables au chantier, sont au coude à coude et donnés largement en tête du scrutin régional. Au niveau national, les résultats des européennes seront déterminants. Une large avance de la "La Ligue" pourrait conduire à une rupture de la coalition gouvernementale et à une recomposition des alliances politiques à la tête du pays.  

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