LA FRANCE ET L'ITALIE ENVOIENT A L'EUROPE LA LETTRE D'ENGAGEMENT POUR LE LYON-TURIN

Samedi 01 Novembre 2008

La France et l’Italie ont remis le 31 octobre après-midi à Antonio Tajani, commissaire européen aux transports, le dossier complet de la section transfrontalière de la liaison ferroviaire Lyon-Turin pour laquelle Bruxelles s’est engagée à attribuer une contribution initiale de 671,8 millions d’euros. Désormais, les services du Commissaire ont deux mois pour examiner les documents. S’il n’y a pas de contretemps, en janvier on entrera dans la phase opérationnelle du projet avec le déblocage du premier versement. Dans les deux pages de la lettre signée par Altero Matteoli et Jean-Louis Borloo, dont La Stampa a eu une copie, l’Italie et la France « s’engagent à réaliser le projet dans le respect du calendrier » indiqué à la Commission européenne. (…) La proposition met à jour la contribution envoyée à Bruxelles en juillet 2007, « en tenant compte des derniers avancements constatés sur le projet en territoire italien ». Selon les deux ministres « il n’y a pas d’impact significatif sur les coûts de réalisation lesquels restent inchangés ». La seule nouveauté est liée au délai : la dernière estimation annonce que « le lancement des travaux du tunnel de base – qui sera fixé sur la base d’un engagement financier conjoint entre les cofinanceurs après l’achèvement des études et la certification des coûts définitifs – devrait subir un léger retard d’environ cinq mois ». Le « tracé optimisé », comme le nomment Altero Matteoli et Jean-Louis Borloo, est celui pour lequel il y a eu une médiation de l’Observatoire technique de Mario Virano fin juin à Pracatinat. Le tunnel de base provenant de la France débouchera au sud de Suse, qui constitue déjà un poumon pour le transport de marchandises. C’est là que sera construite la nouvelle gare internationale du Val de Suse, qui accueillera également les trains voyageurs, avec davantage de retombées pour le tourisme. Ensuite, la liaison passera de nouveau en souterrain à Prapontin et reverra le jour à Sant’Antonio, 11 km plus loin. Les gouvernements français et italien précisent que « le tracé optimisé » devra « être affiné dans les phases d’études et d’enquêtes, auxquelles concourt le financement de l’Europe ». Antonio Tajani indique « c’est une étape de plus pour le Lyon-Turin ; maintenant j’espère pouvoir envoyer les lettres de financement en janvier ». En cette période de crise, a précisé le Vice-Président de la Commission européenne « il est très important que l’on réussisse à réaliser des grands ouvrages afin de redonner de l’élan à l’économie ».

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