LYON-TURIN : CHOISIR LA BONNE ECHELLE POUR EN JUGER SA PERTINENCE - L.C.

La Lettre Ferroviaire
Mardi 13 Septembre 2016

Comme pour tout projet d'envergure, un tunnel de 57 km pour une facture totale estimée à 8,6 Md €, l'ouvrage transalpin Lyon-Turin déchaîne les passions (...)
(...) Or, une des erreurs communément commises pour juger de l'utilité du Lyon-Turin est la prise en compte d'un mauvais paradigme. L'enjeu de cet ouvrage va bien au-delà de la simple acccélération des échanges entre l'Auverge Rhône-Alpes d'une part, et le Piémont ainsi que la Lombardie, d'autre part. (...)

Il est nécessaire d'appréhender le passage des Alpes dans son ensemble, de manière systémique, en englobant le futur tunnel Lyon-Tuirn, dont l'accès depuis le nord se fait par le corridor fret européen n°2, qui se connecte au corridor n°6 en région lyonnaise. Tabler sur la seule modernisation de l'axe existant via le tunnel du Fréjus, c'est ne pas tenir compte des gabarits et des formats croissants des trains, attendus à moyen et long terme.(...) C'est ne pas tenir compte de la saturation des voies ferrées du principal corridor nord sud n°1, Rotterdam-Gênes, y compris les infrastructures allemandes très sollicitées de la rive droite du Rhin.(...)
(...) L'inscription du futur tunnel Lyon-Turin dans un réseau maillé global européen avec les corridors n°2 et n°6 à l'ouest et n°1 à l'est, prend tout sons sens. Ainsi, sur le long terme, dans un réseau ferré paneuropéen harmonisé (...)selon une approche systémique de la question du franchissement des Alpes, le nouvel ouvrage apparaît des plus pertinents.Télécharger l'article.
L. C.

 

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