POLLUTION / Les traversées alpines sur les rails de la transition écologique

Lundi 15 Avril 2019

Pris il y a quelques semaines par un satellite de la NASA, ce cliché montre de manière saisissante l’ampleur que prend parfois la pollution atmosphérique dans le nord de l’Italie. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce phénomène qui frappe tout autant les vallées alpines françaises : activités industrielles, densité de l’habitat, condition météo…et bien entendu les transports.

Malgré les progrès technologiques, le secteur des transports (individuel et de marchandises) reste le premier émetteur de CO2 qui contribue fortement au réchauffement climatique. Le transport routier produit également une foule de polluants dangereux pour la santé : particules fines, ozone, oxydes d’azote (NOx)… Signée en 1991 par huit pays de l’Arc alpin (dont la France), la Convention Alpine fixe des objectifs pour la protection de l’environnement sensible des Alpes en accordant notamment la priorité au ferroviaire.  Le transport par rail a en effet un impact environnemental et social 10 fois inférieur à la route.

La Suisse a ouvert la voie en réalisant les tunnels du Lötschberg puis du Gothard, frère jumeau du Lyon-Turin qui doit absorber une part considérable des 3 millions de camions par an qui franchissent la frontière franco-italienne. Autre grand ouvrage ferroviaire actuellement en construction : le tunnel du Brenner doit capter à partir de 2027 une part importante des 2,5 millions de poids lourds transitant chaque année par le col routier entre l'Autriche et l'Italie.

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