Un chantier en marche
Ministre chargé des Transports - MEDDTL (Octobre 2011)
Soutenue de façon unanime et permanente depuis plus de quinze ans, la réalisation de la liaison Transalpine est phasée dans le temps. Sa mise en œuvre progressive permettra d’accompagner la montée en puissance du nombre de voyageurs et de tonnages transportés sur l’axe Lyon-Turin. Au-delà des nombreux enseignements techniques, les chantiers des descenderies en Maurienne et de la Galerie de la Maddalena en Val de Suse sont une maquette à échelle réduite du futur grand chantier.
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Les meilleures techniques en réponse aux défis posés
La première phase de travaux achevée
Depuis le démarrage des travaux en 2003, trois galeries de reconnaissance (descenderies) ont été percées côté français sur les sites savoyards de Modane, La Praz et Saint-Martin-La-Porte. Ces galeries de reconnaissance totalisent une longueur de 9 km, et pour ce faire, un million de m3 de déblais ont déjà été excavés.
Achevée en juillet 2010, cette première phase de travaux aura permis de mettre au point des techniques reproductibles à l’échelle du futur grand chantier, ainsi que d’en mesurer les impacts environnementaux et socio-économiques dans les territoires concernés. Les difficultés rencontrées à Saint-Martin-la-Porte ont permis de mettre au moint une technique de creusement et de soutènement dont la maîtrise est désormais acquise. Idem côté forage et minage, il a été développé une technique améliorant la rapidité des interventions avec une réduction des coûts et une sécurité accrue pour le personnel.
Outre l'expertise proprement technique, les descenderies donnent lieu à un plan d'actions visant à respecter l'équilibre environnemental des sites. Dans ce but, Lyon Turin Ferroviaire a mis en place des Comités locaux pour l'environnement réunissant périodiquement les intervenants du chantier, les élus et les associations locales : réduction des impacts visuels et sonores des travaux, limitation de la dispersion des poussières... La problèmatique de la gestion des déblais a fait l'objet d'une expérimentation particulièrement intéressante : un million de m3 a été excavé, et pour moitié, ils sont valorisés et entrent notamment dans la composition du béton utilisé sur le chantier.
La deuxième phase du chantier est engagée
Côté italien, après une campagne de sondages géologiques préliminaires, les travaux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena ont démarré le 27 juin 2011, et se poursuivent depuis lors, malgré les manifestations d'opposants. Cette galerie est située sur le territoire des communes de Chiomonte et de Giaglione et aura une longueur de 7,5 km. Une attention particulière est apportée à la préservation des ressources hydriques avec un contrôle en amont et durant les travaux. La majeure partie des déblais générés sera stockée dans un site de dépôt adjacent au chantier, et ces déblais seront transformés en béton utlisé pour la construction de la galerie de reconnaissance. Un objectif essentiel pour ne pas avoir de circulation de camions sur le territoire qui pourrait entraîner des nuisances sonores et de la poussière. En parallèle, Lyon Turin Ferrovaire, à la demande de la Commission Intergouvernementale, propose de poursuivre les travaux au pied de la descendrie de Saint-Martin-la-Porte, par le percement d'une galerie au gabarit et dans l'axe du futur tunnel. |
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L'ensemble de ces travaux et des études réalisées par Lyon Turin Ferroviaire représente un investissement financier de 824 millions d'euros à fin 2010.
Le chantier du Lyon-Turin est bel et bien en marche avec les travaux des descenderies et de la galerie de La Maddalena, il n'attend plus que le feu vert des deux Etats pour passer en vitesse de croisière !

