Frans Timmermans, Vice-Président de la Commission Européenne en charge du Pacte Vert

Mercredi 09 Décembre 2020

« Pour atteindre nos objectifs climatiques, les émissions du secteur des transports doivent clairement suivre une tendance à la baisse. »

Le 9 décembre dernier, la Commission européenne a présenté sa nouvelle « Stratégie globale pour une mobilité durable et intelligente ». Succédant au Livre Blanc sur les Transports de 2011, cette nouvelle stratégie vise principalement à aligner le secteur des transports sur le Green Deal européen, c'est à dire la neutralité carbone de l’Union en 2050, avec un premier palier élevé à atteindre en 2030.

« Pour atteindre nos objectifs climatiques, les émissions du secteur des transports doivent clairement suivre une tendance à la baisse », a déclaré Frans TIMMERMANS, vice-président de la Commission en charge du Green Deal européen (sur la photo a côté de la Commissaire aux Transports Adina VÃLEAN). « La stratégie d’aujourd’hui modifiera la façon dont les personnes et les marchandises se déplacent à travers l’Europe et facilitera la combinaison de différents modes de transport en un seul voyage. »

Associée à un plan d’action de 82 initiatives, qui guidera les travaux et les financements de l’UE au cours des quatre prochaines années, la stratégie couvre tous les modes de transports de voyageurs et de marchandises. La décarbonation massive du secteur (moins 90% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050) passera d’abord par l’innovation, le renouvellement du parc de véhicules et le développement d’énergies alternatives aux énergies fossiles pour tous les modes (route, aérien, rail, maritime).

L’accent est en particulier mis sur l’hydrogène qui apparait véritablement comme l’énergie du futur (aménagement envisagé d’au moins 3 millions de points de recharge publics). Le principe du "pollueur-payeur" devra être étendu rapidement avec une meilleure prise en compte des externalités propres à chaque mode.  

Compte tenu de ses vertus écologiques, le développement du ferroviaire s’impose clairement comme une priorité majeure de cette stratégie. Pour les voyageurs, le train devra être privilégié pour les trajets inférieurs à 1000 km et le trafic ferroviaire à grande vitesse multiplié par deux à travers l’Europe. Pour les marchandises, dont 75% des volumes en Europe sont aujourd’hui transportés sur la route, l’enjeu est de doubler le trafic de fret ferroviaire.

L’atteinte de ces objectifs passe nécessairement par un vigoureux renforcement de l’attractivité du rail. Dans ce registre, tous les leviers sont passés en revue : digitalisation, meilleure coordination des acteurs au service de l’intermodalité et de l’interopérabilité entre les pays, qualité de service, tarification aux usagers… et, bien sûr, les infrastructures ! Dans ce registre, la nécessaire désaturation des nœuds urbains est soulignée par la feuille de route.

Surtout, l'achèvement d’ici 2030 du Réseau Transeuropéen de Transport (TEN-T), dont le Lyon-Turin est l’un des chantiers transfrontaliers les plus structurants, s’affirme à nouveau comme une exigence pour connecter efficacement les grands corridors qui maillent le territoire de l’UE.

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