SOMMAIRE

> Présentation
> Historique
> La grande traversée
> Interview
> Coordonnées
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Depuis 1991, date de création du Comité pour la Transalpine et du Comitato Transpadana, les principaux acteurs politiques et économiques de Rhône-Alpes et du Piémont ont porté avec force ce programme sous ces deux composantes : voyageurs et marchandises. Avec le GIP Transalpes, de 1995 à 2001, ils ont amené les Etats à s’engager pour la réalisation de la Transalpine Lyon – Turin. Véritable mémoire du projet, l ’objectif du Comité pour la Transalpine est aujourd’hui :

« 10 ans pour ouvrir la nouvelle voie des Alpes »


PRÉSENTATION

Le Comité pour la liaison européenne Transalpine a pour objet de mener toute action de nature
à faciliter ou accélérer la réalisation de la liaison ferroviaire à haute capacité, voyageurs et marchandises, entre Lyon et Turin.

Le Comité, présidé par Monsieur Franck Riboud, Président Directeur Général du Groupe Danone, regroupe:

- des collectivités territoriales,
- des entreprises,
- des organismes économiques, syndicaux, consulaires,
- des associations.
Ses membres ont l’ambition de s’unir pour promouvoir la liaison Transalpine dans une logique industrielle au service de l’Economie, de l’Environnement et de l’Europe.


La diversité de ses membres traduit l’importance que revêt cette liaison, vitale pour Rhône-Alpes
et le Piémont, fondamentale pour l’avenir des Alpes et de l’Europe.
Ce partenariat étroit se renforce encore par la collaboration du Comité pour la Transalpine avec :

Son homologue italien le Comitato Transpadana qui œuvre pour la réalisation de la liaison ferroviaire à grande vitesse et à haute capacité Lyon à Ljubljana
via Turin – Milan – Venise – Trieste.

L'Association FERRMED ( pour la promotion de l'Axe ferroviaire de marchandises Rhin-Rhône Méditerranée Occidentale), présidée par Jacinto Segui.

La FEDRE (Fondation Européenne pour le Développement des Régions) qui est présidée à Genève par Claude Haegi et qui anime l’Observatoire des Transversales Alpines.

HISTORIQUE

Véritable colonne vertébrale de l'Europe, les Alpes ont contribué à dessiner les contours d'une véritable identité alpine. Comment ce qui devait séparer ces hommes les a finalement réunis ? Gros plan sur un étrange paradoxe...



1- Mémoire d'éléphant

Il faut attendre le IVème siècle après J-C. pour que le grammairien Servius nous enseigne qu'alpes est un appelatif gaulois qui désignait toutes les " hautes montagnes ". Plus généralement, ce nom commun au destin fameux fera école et désignera tour à tour, la hauteur, le point élevé, le chalet d'alpage... Alp, Alpa, Alpè, Alpo, " ce mot indigène transmis de bouche en bouche depuis une lointaine antiquité " fera son chemin et exportera, dans le monde entier, les Alpes devenues
"l'archétype dans les représentations occidentales modernes de la montagne ".
Car il s'agit bien de cela : des sommets élevés que l'homme, aussi loin que l'on remonte, habitera et bravera.
Si les premières traces d'occupation remontent au Paléolithique moyen (200 000 ans avant J-C.),
5 000 ans avant notre ère, les premiers bergers alpins inventent l'alpage et la Transhumance.

2- L'Europe avant l'Europe

Au Moyen-âge, l'appropriation de cet espace passe par le défrichage de la forêt qui va permettre aux pionniers des hautes vallées de coloniser les pentes. De part et d'autre des Alpes,
cette conquête va donner naissance aux valeurs fortes de l'identité alpine : sens de la communauté, amour de la liberté, grande capacité d'adaptation, et, en dépit des clichés, une grande ouverture sur le monde. Colporteurs, travailleurs du bâtiment, artistes, la longue liste des métiers de l'émigration alpine illustrent bien cette qualité d'ouverture des " gens de l'alpe " qui sont, par nécessité, de grands voyageurs. Rudesse du climat et conditions de vie précaires, les communautés montagnardes ont de tout temps maintenu des relations avec la plaine, les villes et le monde. Et depuis l'âge de bronze ! Pendant des siècles, marchands, pèlerins, militaires, transhumants braveront pentes et à-pics pour passer les cols. Voies antiques, sentiers, routes, tous les chemins mènent aux Alpes et, pendant des siècles, voyageurs en diligence, moines en cohortes ou armées en ordre de bataille contribueront à dessiner l'histoire de l'Europe avant l'Europe.

3- Une frontière stratégique, un enjeu politique

Et les Alpes ne feront pas l'économie de ces grandes manœuvres guerrières qui ponctueront les siècles. "De tous les chemins ou routes, ceux qui tendent à unir l'Italie sont les plus politiques..." déclarait Napoléon Bonaparte qui engagera de grands travaux pour faciliter la traversée des Alpes. Rivaux et même adversaires, alpins et transalpins se témoigneront toujours le respect de ces peuples qui partagent un même destin. Héritiers d'une tradition pastorale séculaire, montagnards dans l'âme, attachés à leurs villages et à leur vallée, ils partagent beaucoup plus qu'un même patrimoine, qu'une Histoire identique et qu'un destin commun. L'amour de ce lieu magique où la terre a rendez-vous avec le ciel.

LA GRANDE TRAVERSEE

D'Hannibal aux colporteurs, les hommes ont toujours franchi les Alpes. A pied, en voiture, en train ou en éléphant, petite balade à travers les siècles...

" Décider d'avance que les choses feront obstacle au vouloir ce n'est pas vouloir. Aussi, voit-on que les inventeurs, explorateurs, réformateurs sont des hommes qui ne croient pas à ce barrage imaginaire que fait la montagne de loin " Alain
Si les premières traces retrouvées près des cols du Mont-Cenis et du Petit-Saint-Bernard prouvent que l'homme traverse les Alpes depuis plus de 8 000 ans, plus que tout autre, Hannibal et sa traversée du massif sont entrés dans la légende.
Décidé à surprendre Rome, le général des forces armées carthaginoises parvient à franchir les Alpes, en 218 av.
J-C., à la tête d'une armée de 30 000 hommes, emmenée par 8000 chevaux et une trentaine d'éléphants désormais célèbres. Aménagées par les Romains, les Alpes resteront une épreuve redoutable pour les transhumants, militaires, moines et voyageurs qui, pendant des siècles affronteront
le vertige de ses à-pics. Voitures démontées à la montée
et descente à la " ramasse ", traîneau du pays... Sensations garanties !
Au début du XIXème siècle, 17 000 véhicules et 15 000 voyageurs sont recensés au col du Mont-Cenis. Grâce à la révolution du rail, franchir les Alpes devient plus sûr et plus rapide : en 1868, la ligne du Mont-Cenis permet de diviser le temps de traversée par deux. A l'aube du XXème siècle, les Alpes résonnent des moteurs pétaradants des premières automobiles. Avec le " boom " de l'automobile, les autorités se mobilisent et entament la construction des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, ouverts en 1965 et 1980. Une nouvelle ère s'ouvre...



INTERVIEW
" Lyon et Turin, lieux privilégiés de la coopération franco-italienne "

Questions à Piero GASTALDO, secrétaire général de la Compagnia di San Paolo et ancien adjoint
au Maire de Turin.


Peut-on encore parler de civilisation commune pour les Alpes ?
P.G : La rupture de la communauté d'intérêts qui caractérisait l'espace alpin a été le fait de la consolidation des " états-nations " dans un système dominé par la guerre, tant politique qu'économique. Entre le XIXème et le XXème siècle, aux barrières physiques se sont ajoutées des barrières politiques, linguistiques et économiques. Celles-ci tendant à s'estomper, on observe une tendance à l'intégration. Pour une fois, les grandes dynamiques sont de notre côté et réclament une réponse infrastructurelle rapide et cohérente afin d'affirmer ce mouvement de rapprochement.

Quelles sont, selon vous, les voies possibles pour enrichir la coopération franco-italienne ?
P. G : "C'est précisément à partir de Rhône-Alpes et du Piémont que nous pouvons travailler à rendre encore plus dense et productif le tissu de coopération dans le domaine de la formation supérieure et de la recherche, avec l'Université franco-italienne. Il nous faudra ensuite intégrer des stratégies d'infrastructures et d'événements. Pourquoi ne pas poser la candidature de Turin et de Lyon comme lieux privilégiés de la coopération entre les deux Etats, avec un secrétariat commun, un forum permanent, des initiatives périodiques et un programme commun d'animation culturelle ?"

COORDONNÉES

Délégué général : Jean-Luc GUYOT
Attachée de direction : Marie-Hélène MORIN

78, route de Paris - BP19
69751 CHARBONNIERES-LES-BAINS

Tél : +33(0)4 72 59 51 57
Fax : +33(0)4 72 59 51 90

Pour toute information, cliquez ici


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Présentation du Comité pour la Transalpine :
  - Version française
  - Version italienne

Organigramme du comité (.pdf)