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Montages complexes,
diversité des objets et des structures, opérateurs multiples
: pas facile de s’y retrouver dans la jungle des sigles et le labyrinthe
des organigrammes des acteurs du Lyon – Turin. Comme tous les grands
chantiers, a fortiori binationaux, le projet Lyon – Turin met en œuvre
une organisation difficilement lisible par le commun des mortels… Plongez
dans les arcanes du Lyon – Turin !
Les décideurs
1- Les Etats Français et Italien
Les gouvernements français et italien se sont engagés par un
accord, le 29 janvier 2001, à construire les ouvrages de la partie
commune franco-italienne (de Saint Jean de Maurienne à Bussoleno)
de la nouvelle liaison ferroviaire mixte marchandises et voyageurs entre
Lyon et Turin. Dans chaque pays, le gouvernement décide de la construction
de la ligne sur son propre territoire.
2- La C.I.G.
La Commission Inter Gouvernementale franco-italienne est instituée
le 15 janvier 1996 par accord entre les gouvernements français et
italien, pour préparer la réalisation de la section Montmélian – Turin,
et depuis 2001 pour approuver le programme d'études et des travaux
préliminaires de la section franco-italienne (St Jean de Maurienne – Bussoleno)
confié à LTF. (voir ci-dessous). La CIG. a institué deux
groupes de travail pour l’assister dans les décisions qu’elle
propose aux deux gouvernements sur des questions liées à la
sécurité publique de la construction, de la gestion et de l’exploitation
des ouvrages.
Les structures de réalisation 
1- RFF : Réseaux Ferrés de France
Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC), créé par
la loi du 13 février 1997, RFF a pour objet « l'aménagement,
le développement, la cohérence et la mise en valeur de l'infrastructure
du réseau ferré national » dont il est désormais
propriétaire. Il est à ce titre maître d'ouvrage de la
section Lyon – St Jean de Maurienne
2- RFI : Réseaux Ferrés Italiens
Le 1er juillet 2001 a été constitué la Société RFI
(Rete Ferroviaria Italiana), mettant un terme au processus de réorganisation
du groupe FS (Ferrovie dello Stato SPA) initié en 1998. Equivalent italien
de RFF, il est maître d’ouvrage des investissements réalisés
sur la section italienne du Val de Suse à Turin.
3- L.T.F. : Société Lyon Turin Ferroviaire
Promoteur, LTF est constitué à parts égales entre RFI et
RFF en septembre 2001 pour mener les études d'avant-projet et la conduite
des travaux de reconnaissance de la section franco-italienne (St Jean de Maurienne – Bussoleno)
sous l'autorité de la CIG, et enfin pour conduire les études générales
de la section internationale Montmélian – Turin avec RFF et RFI.
Les financeurs 
1- Les Etats français et italien
Ils sont les principaux financeurs, dans le prolongement de l’accord
du 29 janvier 2001.
2- RFF et RFI
Dans le cadre de leur mission, RFI et RFF contribuent partiellement au
financement des investissements dont ils sont maîtres d’ouvrage.
3- Le Pôle Alpin
Regroupement des sociétés d’autoroutes AREA, ATMB et SFTRF,
le pôle alpin multimodal permet de réguler les flux de marchandises
pour le franchissement des Alpes du Nord, et doit utiliser les bénéfices
financiers provenant du système autoroutier alpin pour contribuer au financement
des investissements ferroviaires nécessaires au transfert de la route
vers le rail.
4- L’Europe
L’Union européenne a engagé une politique de revitalisation
du rail grâce à la création d’un réseau européen
intégré, performant, compétitif et sûr. Sous réserve
de certaines conditions et notamment la mise en place de solution innovante de
financement associant public et privé, l’Union européenne
pourrait porter sa contribution à hauteur de 20% pour le franchissement
des Alpes.
5- Les collectivités territoriales
Partenaires des études préalables et fonctionnelles, les collectivités
territoriales et en premier lieu la Région Rhône-Alpes, très
engagée depuis 1991, ont le 19 mars 2002 fixé leurs apports sur
la LGV Lyon – Sillon Alpin, leur participation étant subordonnée à l’avancement
conjoint des deux volets voyageurs et fret et à la réalisation
de la totalité de la liaison Transalpine.
Un Comité de pilotage co-présidé par la Présidente
de la Région Rhône-Alpes et le Préfet de Région réunit
les représentants de collectivités territoriales et l’Etat
pour suivre les études et travaux de la section Lyon – Sillon Alpin.
6- Les partenaires privés
Seule la mise en place d’un montage financier innovant dit PPP (Partenariat
Public Privé) permet de réaliser une infrastructure de cette envergure
dans le délai imparti. Un groupe de banquiers italiens et français
a proposé une première hypothèse de partenariat, en novembre
2000, à l’instigation de Messieurs Raymond Barre † et Sergio Pininfarina.
Le Comité pour la Transalpine et le Comitato Transpadana 
Créé le 29 novembre 1991, le Comité pour la Liaison Européenne
Transalpine Lyon – Turin mène des actions de nature à faciliter
ou accélérer la réalisation de la nouvelle liaison ferroviaire,
et sa valorisation au profit du développement de la Région Rhône-Alpes,
des territoires transfrontaliers et de l’Espace européen. Le Comité associe
les collectivités territoriales et les partenaires du monde économique,
notamment du transport.
Le Comité pour la Transalpine fonctionne avec en son sein :
Le Conseil d’Orientation et de Concertation composé de représentants
de la Région Rhône-Alpes, des membres fondateurs du GIP Transalpes
et du Comité pour la Transalpine. Il prolonge les travaux du Comité de
Suivi de Transalpes.
Le Conseil Supérieur qui regroupe des personnalités françaises
et étrangères de notoriété incontestée en
matière économique, technique, culturelle et sociale.
Equivalent du Comité pour la Transalpine en Italie, le Comitato Transpadana
favorise la réalisation de la ligne à grande capacité de
Lyon à Ljubljana, traversant l’Italie du Nord par Turin, Milan (raccordement à Gênes),
Venise et Trieste. Les deux Comités français et italien agissent
naturellement de façon coordonnée et réalisent le maximum
d’actions conjointes (colloques, publications, …).
Les structures dissoutes 
1- Le GIP Transalpes
Il avait pour objet de conduire, dans une volonté affirmée de multimodalité et
de partenariat et dans l’esprit d’une coopération transfrontalière,
les études et actions nécessaires aux prises de décisions
des deux Etats pour la réalisation du projet de liaison ferroviaire Lyon – Turin
et Sillon Alpin ; celles-ci ont été prises en janvier 2001. Conformément à ses
engagements, le GIP créé en 1995 a prononcé son autodissolution
le 30 juin 2001, considérant que ses missions étaient terminées
et que le relais devait être transmis.
2- Mission MLM
En complément des études confiées à Alpetunnel, la « Mission
Lyon – Montmélian » de la SNCF a étudié la section
Lyon – St Jean de Maurienne, aujourd’hui confiée à RFF.
3- GEIE Alpetunnel
Créé en 1994, Alpetunnel GEIE a mené les études techniques, économiques,
juridiques et financières nécessaires à la définition
de la section Montmélian – Turin. Il a été dissout
fin 2001.
Lien vers les sites Internet des différents acteurs 
RFI : Réseaux Ferrés Italiens www.rfi.it
RFF : Réseaux Ferrés de France, www.rff.fr
LTF : Lyon Turin Ferroviaire, www.ltf-sas.com
Europe www.europa.eu.int/
SNCF : www.sncf.com
FS : (= SNCF en Italie) www.ferroviedellostato.it
Comitato Transpadana : www.transpadana.org
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