le comité pour la liaison européenne Lyon - Turin
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Livre Blanc de la Transalpine :
Le 06 avril 2004

Vous trouverez les "Extraits du Livre Blanc" en version française, italienne et anglaise dans la rubrique "dossier de presse". Le Livre Blanc du Comité pour la Transalpine est disponible sur demande à l’adresse suivante :
info@transalpine.com.
« L’heure des choix ». C’est ainsi que la Commission européenne avait titré, en septembre 2001, son Livre Blanc sur les transports en Europe. Le Comité pour la Transalpine vient d’éditer son Livre Blanc, parce que le temps du choix est arrivé pour le programme Lyon-Turin. Rappelant l’origine du projet et ses enjeux fondamentaux, cet ouvrage est destiné à contribuer, par son argumentaire détaillé, à la réalisation d’un programme Lyon-Turin réaliste, performant.

La Région Piémont : 100 millions d'Euros pour le Lyon-Turin :
Le 10 mars 2004

La Région Piémont est prête à investir 100 millions d’euros pour la réalisation de la ligne à grande vitesse transalpine Lyon-Turin. Le Président Enzo Ghigo a expliqué début mars : « Notre investissement a pour objectif de permettre de boucler le financement du projet et lancer les travaux ». Deux enseignements majeurs sont à relever.

Premièrement, le Président Ghigo a sollicité dans son initiative d’autres régions intéressées par la réalisation du Corridor V : la Lombardie, Vénétie, Frioul, Ligurie, Val d’Aoste. La Transalpine Lyon-Turin intéresse toute la Transpadana, ce n’est pas un maillon local, mais bien un enjeu économique majeur pour le sud de l’Europe. Pour les acteurs locaux, il ne s’agit pas seulement de regarder les trains passer : « En échange de notre financement, nous demandons à devenir actionnaires de la société qui devra gérer le tunnel international. Actions qui donneront droit à un pourcentage sur des péages pour, au final, récupérer l’investissement ». Les acteurs locaux démontrent concrètement, par leur engagement, qu’une rentabilité est possible et qu’ils feront tout pour accentuer la performance de l’ouvrage.

Deuxième enseignement : de part et d’autres des Alpes, les collectivités territoriales cherchent, chacune à leur façon, à pousser les gouvernements. Apprenant l’engagement du Piémont, la Région Rhône-Alpes s’en est félicitée, rappelant la décision prise en 2002 avec le gouvernement français, d’apporter 416 millions d’euros pour la partie française du Lyon-Turin, en complément d’autres contributions de collectivités territoriales de Rhône-Alpes. Plus récemment encore, la Région Rhône-Alpes a décidé d’avancer la part de l’État pour financer les études de l’itinéraire fret de la partie française pour activer sa réalisation. Restent aux deux gouvernements, avec ces messages répétés des acteurs locaux, à ne plus retarder les décisions et tenir le cap d’un programme performant, à démarrer rapidement.

A l'écoute des acteurs locaux :
Le 01 octobre 2003

Tout grand projet d'infrastructure nationale fait l'objet de plusieurs phases d'études, chacune lancée par le Ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer, et dont les résultats sont diffusés, pour avis, aux acteurs du territoire.

Ainsi, jusqu’au 1er décembre prochain, l’Etat consulte les acteurs locaux concernés par la liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin. Objectif : définir le tracé fret de la liaison, réduire le nombre des options possibles et améliorer ses caractéristiques.

Le Préfet de Région a cependant indiqué que cette consultation ne porte ni sur le calendrier de réalisation, ni sur le financement, ni même sur l’une des composantes de la ligne à grande vitesse « voyageurs » entre Lyon et le Sillon Alpin. Il s’agit bien d’une consultation qui ne traite que des itinéraires d’accès pour les marchandises, et du tunnel international.

Mais la meilleure proposition reste sans doute de privilégier la réalisation d’un seul axe mixte « voyageurs et marchandises ». La rentabilité du projet nécessite en effet de conjuguer les ressources des différents types de trafic (fret, autoroute ferroviaire, voyageurs internationaux et nationaux, TER), sachant que les nouvelles technologies de la signalisation ferroviaire permettent une exploitation efficace en toute sécurité.

L'autoroute ferroviaire en cadence ... sous la Manche :
Le 01 octobre 2003

Depuis cet été, une 15e navette porte-camions permet à Eurotunnel de proposer jusqu’à 6 départs par heure et par sens aux heures de pointe sous la Manche. L’autoroute ferroviaire montre ainsi sa capacité à proposer un service fiable, répondant aux attentes des utilisateurs. Quelle expérience en retirer pour le tunnel de base sous les Alpes lorsqu’il sera construit ? La clé de la réussite sera de savoir marier la performance d’un service d’autoroute ferroviaire avec l’intelligence d’un réseau logistique.

La commission européenne s'engage financièrement :
Le 23 juillet 2003

REVISION DE LA TARIFICATION DE L'USAGE DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT EN EUROPE.

Bruxelles - La Commission européenne propose de rapprocher autour de principes communs les systèmes nationaux de péages et de droits d'usage liés à l'utilisation des infrastructures routières. Les initiatives isolées des Etats membres en la matière aggravent en effet le morcellement de l'Union en matière de taxation et de tarification des transports.
Les caractéristiques de l'encadrement proposé aujourd'hui par la Commission ont pour triple but de mieux refléter les coûts, d’améliorer la qualité de service offerte et de permettre les financements croisés en faveur de la construction d'infrastructures dans les zones sensibles.
La proposition de directive prévoit en outre que les Etats membres pourront appliquer des majorations aux péages pour l'usage de routes localisées dans des zones particulièrement sensibles, notamment dans les régions montagneuses. Ces majorations seront affectées à des financements croisés, afin de couvrir des coûts d'investissement d'autres infrastructures de transport d'un intérêt européen élevé, plus précisément des infrastructures ferroviaires.

Commission Européenne - 23/07/03

La Région se mobilise pour le Lyon-Turin :
Le 08 juillet 2003

Sur proposition de sa présidente, Anne-Marie Comparini, la Région Rhône Alpes a décidé d’avancer la part de l’Etat pour financer les études fret et voyageurs de la liaison Transalpine. 14,84 M d’euros seront versés sur la période 2003-2005 à Réseau Ferré de France afin qu’il puisse poursuivre les études prévues sur la partie française (Lyon-Sillon alpin) du Lyon-Turin. Un engagement fort de la Région en faveur d’une politique durable des transports.

Assises Régionales de TLF :
Le 18 juin 2003

Le 18 juin, la fédération TLF (Transport et Logistique de France) organisait ses Assises, avec comme point d’orgue, une table ronde préparée avec le Comité pour la Transalpine : « Les grandes infrastructures de transport et les besoins des utilisateurs ».
« Ce qui nous inquiète, ce n'est pas l'avenir de notre marché, mais plutôt le frein des infrastructures » déclarait Alain Fauqueur, président de TLF. Demandant davantage de transparence dans les ressources et les dépenses de l'Etat dans ce domaine, il a réclamé une « mise à plat de la fiscalité des transports ».
Le souhait des professionnels est que l'argent collecté soit réellement utilisé pour financer de nouvelles infrastructures, et ne se noie pas dans le budget général de l'Etat.
Le Comité pour la Transalpine, par les voix de Gérard Geoffray et Michel Rivoire, est largement intervenu dans les tables rondes pour souligner l’ambition de transalpine Lyon – Turin : « Notre avenir se construit avec les italiens », et pour souligner la nécessité de concevoir ce programme « avec le monde des entreprises, dès maintenant ».
e-mail : tlf-rhonealpes@e-tlf.com

T3M croise le fer avec la SNCF :
Le 01 avril 2003

T3M, premier opérateur français privé dans le transport combiné, vient de compléter l'assignation en justice de la SNCF, déposée initialement en 2001, en dénonçant à nouveau la "qualité de service épouvantable" de la société nationale sur le sillon Paris-Milan. Selon le responsable de cette société, 55 % des trains à destination de Milan ont enregistré plus de deux heures de retard, et 22 % plus de 24 heures au cours du mois de juillet 2002.
A noter que le 12 mars dernier, le rapport des sénateurs Hubert Haenel et François Gerbaud a été publié : il formule une série de propositions pour élaborer une véritable politique du fret ferroviaire opérationnelle à court et moyen terme, et préconise un scénario de rupture. « L’entreprise SNCF doit rompre avec sa manière de considérer le fret et ses métiers, et avec certaines de ses habitudes d’organisation ou d’exploitation. Ce sont les conditions indispensables pour retrouver la maîtrise du cœur de son métier de transporteur ferroviaire et son équilibre financier. »


Louis Gallois déclare la SNCF prête pour affronter la concurrence :
Le 01 avril 2003

Dans le cadre de la libéralisation du trafic international de fret ferroviaire le 15 mars dernier, Louis Gallois, président de la SNCF, déclare l’entreprise prête à affronter la concurrence. Il demande aux cheminots de se montrer offensifs. « Le risque majeur pour nous serait, par frilosité, par manque de confiance en nous-mêmes, de ne pas jouer l'Europe à 100 %. Mon message aux cheminots est simple : si nous jouons l'Europe à 100 %, si nous sommes conquérants, nous gagnerons. »


Déclaration Commune :
Le 01 décembre 2002

Le 17 octobre 2002, les collectivités territoriales de Rhône-Alpes et le Comité pour la Transalpine ont signé une déclaration commune, pour insister sur l’impérieuse nécessité de réaliser le Lyon – Turin, inscrit « projet de transport prioritaire » pour l’Europe. Même action en Italie par la signature d’un texte entre les principaux acteurs publics et économiques du Piémont.

Le Comité pour la Transalpine et le Comitato Transpadana ont ainsi été à l’origine d’un texte commun : ceci nous permet d’insister ensemble sur les quelques fondamentaux sans lesquels le Torino – Leone ne saura répondre au grand défi économique, culturel et environnemental de la Traversée des Alpes : réalisation d’un ouvrage de base à 2 tubes dès 2012, partenariat performant entre l’ensemble des financeurs potentiels et utilisateurs du Lyon – Turin, volonté politique affirmée d’un rééquilibrage entre le rail et la route et du développement d’une intelligence logistique réelle et efficace.

Cologne - Francfort : ouverture d'un nouveau tronçon de 175 km sur le réseau ferroviaire transeurop :
Le 01 décembre 2002

Après sept années de construction, Deutsche Bahn, la compagnie des chemins de fer allemands, a inauguré le nouveau tronçon de 175 km qui relie Cologne à Francfort, moyennant un investissement de 6 milliards d'euros. L'un des projets les plus ambitieux au sein du réseau transeuropéen de transport, la liaison ferroviaire à grande vitesse Paris Bruxelles Cologne/Francfort Amsterdam Londres (PBKAL), dont le coût atteint 24 milliards d'euros, a ainsi franchi une nouvelle étape importante sur la voie de son achèvement. (New Press - 26/07/02) L’enjeu européen du Lyon – Turin : on ne peut laisser se structurer l’Europe du Nord, sur l’axe Londres – Benelux – Allemagne – Budapest sans proposer une réponse cohérente et opérationnelle du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de l’Europe vers l’Europe centro-orientale ; il faut préserver « un axe de richesse » au sud du massif alpin.

Zones d'ombres :
Le 01 juin 2002

Adopté à l’unanimité le 11 février 2002 par l’Assemblée nationale et le 21 février par le Sénat, le projet de loi sur la réalisation d’une nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin concrétise la volonté des deux Etats français et italien de favoriser les échanges entre les deux pays en favorisant un rééquilibrage rail/route. En ce sens, c’est un premier pas important. Toutefois, cette unanimité ne doit pas masquer certaines zones d’ombres persistantes.
L’accord franco-italien du 29 janvier 2001, objet de ce projet de loi, ne donne aucune date précise de mise en service, alors que la liaison doit impérativement être ouverte en 2012. La rentabilité du projet exige que la liaison soit définie à « haute capacité », principe non mentionné dans le texte adopté. Seule la partie commune franco-italienne, de Saint-Jean de Maurienne à Bussoleno fait l’objet d’un engagement pour sa construction : la section comprenant le tunnel sous Belledonne n’est pas comprise dans l’accord. La volonté d’associer les collectivités territoriales se traduit par une information et non une concertation, pourtant facteur clé de la réussite du projet. Enfin les conditions de réalisation et d’exploitation de la liaison feront l’objet d’un avenant ultérieur, ce qui peut traduire une certaine frilosité dans les engagements pris.

Les bonnes intentions d'un protocole :
Le 19 mars 2002

Le 19 mars 2002, les « intentions » étaient peut-être sincères : permettre l’engagement financier, dans un protocole commun, d’un ensemble de collectivités territoriales et du ministère des transports pour un tronçon du Lyon – Turin.

Mais on ne peut garantir un projet global en additionnant des bouts. Les signataires avaient-ils en mémoire l’exemple suisse, pour lequel le financement a été acté pour une politique globale comprenant à la fois les tunnels du Lötschberg, du St Gothard, leurs accès, le programme Rail 2000, la réduction des nuisances sonores de l’ensemble du réseau ferré ? Et l’essentiel n’est pas là…

Il n’y a pas de miracle : il faut rappeler ce qui constitue le cœur du projet, c'est-à-dire une nouvelle capacité, une nouvelle sécurité, une nouvelle fiabilité permettant d’investir les parts de marché rail route dans la traversée des Alpes.
Et ce moteur, qui entraînera l’ensemble du projet, ne fonctionnera que si l’on choisit le bon carburant, c'est-à-dire si l’on prête dès aujourd’hui attention aux clients : ceux qui n’étaient précisément pas invités le 19 mars !...