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Création de l’Agence
ferroviaire européenne
Communiqué de la DG Transport
et Energie - Le 14 mai 2004
L’Agence ferroviaire européenne sera située
à Lille / Valenciennes en France. Elle sera progressivement
mise en place entre mai 2004 et mai 2006.
Cette Agence a été instituée pour fournir
à la Commission européenne et aux États
membres une aide technique dans les domaines de la sécurité
ferroviaire et de l’interopérabilité.
Bruxelles – 14 mai 2004.
Ministres alpins des transports
: plus de sécurité dans les tunnels
Le Temps - Le 11 mai 2004
REGENSBERG ZH - Les minitres des transports des pays alpins
ont été reçus à Regensberg (ZH)
par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger.
Des mesures pour augmenter la sécurité dans
les tubes bidirectionnels et réguler le trafic seront
prises d'ici 2 ans.
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a
invité mardi à Regensberg (ZH) ses homologues
allemand, autrichien, français et italien pour discuter
différents aspects du trafic transalpin. Les ministres
ont réafirmé leur volonté de collaborer
afin d'augmenter la sécurité du trafic poids
lourds à travers les Alpes. Ils se sont également
accordés sur la nécessité d'un transfert
accru de la route vers le rail.
La rencontre de Regensberg est la deuxième du genre
après l'accident mortel d'octobre 2001 dans le tunnel
routier du Gothard. Après la Suisse, la France assumera
la présidence de la prochaine réunion.
LIVRE VERT SUR LE PARTENARIAT
PUBLIC-PRIVE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 06 mai 2004
Les partenariats public-privé (ci-après PPP)
sont des formes de coopération entre les autorités
publiques et le monde des entreprises, visant à assurer
la réalisation de projets d'infrastructures ou la fourniture
de services d'utilité publique.
Le présent Livre Vert analyse le phénomène
des PPP au regard du droit communautaire des marchés
publics et des concessions.
L'objectif de ce Livre Vert est de lancer un large débat
permettant de déterminer si une intervention communautaire
est nécessaire pour assurer un meilleur accès
des opérateurs économiques des Etats membres
aux différentes formes de partenariat public-privé,
dans des conditions de clarté juridique et de concurrence
effective.
A cette fin, le Livre Vert présente la façon
dont les règles et principes découlant du droit
communautaire des marchés publics et des concessions
s'appliquent lors de la sélection du partenaire privé,
puis lors de la vie du contrat, dans le contexte de différents
montages de PPP. Le Livre vert pose également une série
de questions visant à obtenir plus d'informations sur
le fonctionnement, dans la pratique, de ces règles
et principes, afin de déterminer si ceux-ci sont suffisamment
clairs et du sort appropriés aux enjeux et aux caractéristiques
des PPPs.
Le Livre Vert aborde ainsi différents thèmes
: L'encadrement des procédures de sélection
du partenaire privé, la mise en place de PPP d'initiative
privé, l'encadrement contractuel ainsi que les modifications
contractuelles en cours de PPP, et la sous-traitance. Le Livre
Vert envisage aussi bien les montages de PPP qui se fondent
sur des liens purement contractuels ('PPP purement contractuels'),
que des montages impliquant la participation conjointe d'un
partenaire public et d'un partenaire privé dans une
entité juridique à capital mixte ('PPP institutionnalisés').
Ce Livre Vert s'inscrit parmi les priorités établies
par la Commission dans sa Stratégie pour le marché
intérieur 2003-2006, et constitue une contribution
aux actions prévues dans le cadre de l'Initiative pour
la Croissance en Europe.
« NOUS SOMMES À
UN POINT DE NON RETOUR »
Il Giornale del Piemonte - Traduit
de l'italien - Le 06 mai 2004
Interview de Sergio Pininfarina
« Ce jour est important – dit Sergio Pininfarina,
président de la Commission intergouvernementale pour
le Lyon – Turin – car l’accord signé
par les deux gouvernements constitue un point de non retour
»
C’est aussi une reconnaissance de votre action diplomatique.
« Non, aujourd’hui la reconnaissance est pour
ce que les deux gouvernements ont réalisé avec
une clairvoyance courageuse et un grand sens politique. Ils
ont démontré qu’ils savaient tenir compte
des grands objectifs d’intérêt national
et qu’ils savaient regarder loin, quand l’ouvrage
sera achevé ».
A ce point, il débutera comme vous le souhaitez en
2006 ?
« Oui, surtout si, d’ici cette date, l’Europe
accorde les financements promis ».
Donc, l’ouvrage pourra être achevé en
2018. Il y en a encore qui dise 2015 ?
« C’est une fourchette temporaire qui rappelle
la première guerre mondiale : Quinze – Dix-huit.
Mais je suis tout de même satisfait, l’important
est de partir ».
Le tunnel à deux tubes a aussi été défini.
Il y aura dès le départ deux tunnels, un par
direction ?
« Les deux tubes sont fondamentaux. C’est un
autre acte de sensibilité aux vrais problèmes,
c'est-à-dire chercher la flexibilité, l’efficacité
de l’infrastructure, plus qu’un petit objectif
de division des coûts. C’est un acte qui démontre
le courage de dépenser plus au début, qui signifie
moins à la fin. Faire un tube à la fois avait
un coût sensiblement supérieur ».
Maintenant il faudra modifier les traités internationaux
?
« Je pense que oui, il faudra ajourner ce qui a été
paraphé à Turin en 2001, puis, le soumettre
à l’approbation des deux Parlements ».
Traduit de l’Italien
TREIZE ANNEES A ATTENDRE CE
TRAIN
La Stampa - Le 06 mai 2004
Tribune de Sergio Pininfarina
Finalement nous y sommes. La signature de l’entente
financière pour la Transalpine Lyon-Turin est un résultat
historique pour l’Italie, la France mais aussi pour
toute l’Union Européenne, pour que le rêve
d’une liaison allant du Portugal à l’Europe
de l’Est, devienne réalité. ceci a été
possible seulement grâce au rôle actif des deux
gouvernements. Il est certain qu’il nous a fallu treize
ans, mais finalement il sera possible de réaliser un
ouvrage unique qui conduira à l’amélioration
des conditions de vie des populations, même si elles
doivent affronter les désagréments des chantiers.
C’était en 1991, quand Umberto Agnelli m’appela
à la Confindustria dont j’étais alors
à la Présidence, pour me parler de ce projet
de liaison transalpine : Lyon-Turin-Milan. Il me dit que j’étais
la bonne personne pour mettre en avant un projet d’envergure
internationale. J’ai un peu hésité mais
j’ai décidé finalement qu’il s’agissait
d’un bon projet qui ferait du bien aux collectivités.
C’est ainsi que commence l’aventure du Comitato
Transpadana. Tout de suite je compris que seule une action
tenace et patiente me permettrait d'atteindre mon objectif
car lorsque j’exposais le projet, je devais surmonter
l’indifférence de mes interlocuteurs : politiques,
banquiers, industriels, qui ne semblaient pas intéressés
par la liaison. Surtout ceux du Nord Est. Pour eux, il s’agissait
d’un projet trop « Piémontais ».
Ils n’étaient pas les seuls. Même à
Rome, les occupants du Palais Chigi (présidence du
Conseil) montraient un faible enthousiasme pour le projet.
Je dois dire que j’ai souvent assumé les critiques
sévères de l’opposition et des ministres
peu intéressés par le problème des infrastructures.
Puis le tournant est arrivé : l’accord de Milan.
L’adhésion du chef-lieu lombard au Comitato Transpadana
a donné à la liaison l’impulsion pour
la faire devenir un projet d’intérêt national.
Le rôle du gouvernement a aussi changé. La dernière
action du Président Amato a été celle
de me nommer chef de la délégation intergouvernementale
italienne. Puis l’arrivée de S. Berlusconi a
permis d’accélérer le cheminement.
Je veux aussi remercier le gouvernement français.
Ils ont toujours été disposés au rapprochement
même si quelques fois j’ai dû pousser au
maximum sur l’accélérateur pour surmonter
leurs freins. Je me rappelle avec émotion l’audition
devant le parlement transalpin, la rencontre avec le premier
ministre Monsieur Raffarin. Lui et notre Premier ministre
ont eu les capacités de regarder vers le futur. J’espère
que les habitants de la Vallée de Suse, les plus inquiets
par les conséquences environnementales et les plus
actifs contestataires, même s’ils ne m’ont
jamais contesté personnellement, comprennent qu’il
s’agit d’une infrastructure vraiment importante
même du point de vue écologique. Un ouvrage qui
sera réalisé avec toutes les garanties de sécurité
et qui améliorera leurs futures conditions de vies.
Traduit de l'italien
Sergio Pininfarina
LYON-TURIN : LE PREMIER MINISTRE
ET MR.BERLUSCONI SIGNENT UN MEMORANDUM
Communiqué de presse du Premier
Ministre - Le 05 mai 2004
Le Président du Conseil italien, M. Silvio Berlusconi,
et le Premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin,
réunis à Paris, le 5 mai 2004, ont présidé
la signature par les ministres des transports des deux pays
du mémorandum établi par les experts qui avaient
été désignés pour déterminer
la répartition entre les deux Etats de la charge budgétaire
qu’entraînera la réalisation de la liaison
ferrée Lyon-Turin.
L’Italie et la France soulignent que ce projet s’inscrit
dans la politique de transport qui sera mise en œuvre
sur l’ensemble de l’arc alpin. Cette politique
suppose une concertation approfondie avec l’ensemble
des partenaires concernés pour renforcer l’attractivité
du franchissement des Alpes par l’itinéraire
Lyon-Turin. Elle repose aussi sur l’engagement des deux
Etats à mener conjointement une politique active de
report modal de la route vers le rail dans les Alpes.
Dans le memorandum, les deux Etats rappellent qu’ils
ont sollicité de l’Union Européenne une
subvention de 20 % des travaux de la section internationale
allant de l’ouest du massif de la Chartreuse jusqu’au
nœud de Turin. L’obtention de cette subvention
conditionne l’engagement effectif des travaux.
Ce mémorandum doit servir de référence
aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études
relative à ce projet. Les deux Premiers ministres demandent
que celles-ci ainsi que les contacts nécessaires à
la réalisation de ces objectifs soient menés
à bien pour permettre la meilleure adéquation
dans le temps des investissements aux besoins.
Ils demandent enfin que soient poursuivies et finalisées
les études techniques, juridiques, économiques
et financières nécessaires au lancement des
travaux dans le cadre d’une organisation optimisée
permettant la maîtrise des coûts et des délais.
RAFFARIN ET BERLUSCONI SIGNENT
UN MEMORANDUM SUR LE FINANCEMENT DU LYON - TURIN
A.F.P. - Le 05 mai 2004
PARIS (AP) - Jean-Pierre Raffarin et Silvio Berlusconi ont
signé mercredi un mémorandum sur le financement
de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon
et Turin, qui prévoit une contribution égale
des deux pays et un financement européen.
"Nous avons défini les moyens financiers et les
procédures pour pouvoir réaliser cette grande
infrastructure", a déclaré le Premier ministre
français. Concrètement, le mémorandum
signé par les deux chefs de gouvernement à l'issue
d'un déjeuner à Matignon prévoit un financement
à parité des travaux de la section internationale
allant de l'ouest du massif de la Chartreuse à Turin,
selon Silvio Berlusconi.
La facture du tunnel de 52 km percé sous les Alpes
sera prise en charge à hauteur de 63% par l'Italie
et 37% par la France, a précisé le chef du gouvernement
italien. La France et l'Italie ont demandé à
l'Union européenne de prendre en charge 20% du coût
des travaux, estimé à 13 milliards d'euros,
soit 2,6 milliards d'euros de fonds européens. "L'obtention
de cette subvention conditionne l'engagement effectif des
travaux", explique un communiqué de Matignon.
L'entrée en service du tunnel est prévue entre
2015 et 2018.
Le mémorandum signé mercredi servira de référence
aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études
relatives au projet. MM. Raffarin et Berlusconi ont demandé
que les études ainsi que les contacts nécessaires
à la réalisation de ces objectifs soient menés
à bien "pour permettre la meilleure adéquation
dans le temps des investissements aux besoins". AP
egp/Bg
TUNNEL DU BRENNER : LOYOLA
DE PALACIO SE FELICITE DE L'ACCORD CONCLU ENTRE L'AUTRICHE
ET L'ITALIE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 03 mai 2004
Le traité bilatéral sur le tunnel de base du
Brenner signé vendredi entre l'Italie et l'Autriche
ouvre la voie à l'achèvement du projet. "C'est
une date marquante dans la réalisation d'un des grands
projets prioritaires du réseau transeuropéen
de transport à travers les Alpes".
Le tunnel de base du Brenner est un des 30 projets prioritaires
du réseau transeuropéen de transport adoptés
le 21 avril par le Parlement et le Conseil. Le projet, dont
l'objectif est de développer le rail et le transport
intermodal, prévoit la construction d'un tunnel long
de 56 km, dont le coût total est estimé à
environ 4,5 milliards d'euros.
La Commission estime très important que le traité
fixe à 2015 la date d'achèvemement du projet,
conformément à ce qui avait été
prévu dans les orientations communautaires.
MOBILISATION DES ELUS RHONALPINS
POUR LE LYON TURIN
Le Progrès - Le 30 avril 2004
A quelques jours d'un sommet franco-italien qui abordera
le dossier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin,
les élus rhônalpins aux côtés du
Comité pour la Transalpine ont tenu à faire
pression sur les Etats en rappelant combien il était
essentiel à leurs yeux que le dossier Lyon-Turin se
concrétise par la finalisation d'une structure juridique
et un montage financier.
Un enjeu national et européen : non seulement la ligne
à grande vitesse Lyon-Turin et la liaison fret sont
primordiales pour Rhône-Alpes et le Piémont,
deux régions de part et d'autre des Alpes qui ont annoncé
des engagements financiers, mais il en va aussi de l'intérêt
de la France et, comme l'a souligné Gérard Collomb,
d'autres pays européens comme l'Espagne et le Portugal
: « le Lyon-Turin permet de relier l'Europe du Sud et
de l'Ouest à celle de l'Est», ce qui est économiquement
vital.
Une vision que partage Jean-Jack Queyranne qui a également
souligné l'obligation de transférer le trafic
de marchandises, qui est exponentiel, de la route vers le
rail, si l'on veut éviter l'asphyxie des vallées
alpines.
Il a aussi affirmé qu'il était indispensable
que le chantier du tunnel de base de 53 km entre Saint-Jean-de-Maurienne
et Bruzolo soit lancé d'ici 2007.
François SAMARD
LE OUI AU LYON-TURIN ATTENDU
POUR LE 5 MAI
La Stampa - Le 30 avril 2004
Rome fait pression pour faire aboutir la ligne ferroviaire
transalpine.
Lors du Forum de dialogue franco-italien organisé
à Turin, le ministre italien des Affaires Etrangères
Franco Frattini accueille son invité Michel Barnier
: « Nous encouragerons les entreprises italiennes à
un échange toujours plus intense avec la France ».
Même l’Italie, pour sa part, a des demandes (ou
attentes) bien précises : comme la ligne à grande
vitesse Lyon – Turin, rapports plus équilibrés
dans le secteur énergétique, collaboration entre
Alitalia et Air France. « Pour nous les grands réseaux
sont une priorité dans la priorité »,
dit le ministre des affaires étrangères italien.
(…)
Pendant le Forum de dialogue franco-italien la confrontation
la plus intéressante se trouvait à la table
de Sergio Pininfarina, dédiée aux grands réseaux
et infrastructures. « Depuis 13 ans, je m’occupe
du Lyon – Turin et aujourd’hui nous atteignons
presque l’objectif. Ces derniers mois nous avons bien
travaillé, grâce à l’engagement
des deux gouvernements. Nous avons réussi à
atteindre tous les objectifs : maintenant il s’agit
de donner le « feu vert » définitif de
l’ouvrage ». L’objectif principal doit être
unique : ouvrir les chantiers en 2006, pour réaliser
un tunnel de base à deux tubes et pouvoir achever l’ouvrage
d’ici 2012. L’engagement économique demandé,
selon Monsieur Pininfarina, est parfaitement à la portée
des deux gouvernements : sur les 15,2 milliards d’euros
à financer, grâce aux contributions européennes,
aux fonds privés, aux aides régionales et aux
prêts accordés par la Bei, la dépense
se réduirait à seulement 500 millions d’euros
par an sur 10 ans pour chacun des pays. « Nous sommes
deux nations avec 120 millions d’habitants en tout –
dit Sergio Pininfarina – c’est pourquoi nous pouvons
nous permettre un ouvrage de ce genre, quand un pays comme
la Suisse, qui a à peine 8 millions d’habitants,
se permet d’en faire deux ».
Les participants français au groupe de travail, tout
en reconnaissant la valeur de l’ouvrage et de sa stratégie,
ne pensent pas exactement de la même manière.
Francis Mayer, directeur de la Caisse des Dépôts
française, soutient que la contribution du privé
n’arrivera pas à couvrir 30 % des coûts
comme on l’espérait. « Mais la France dans
ce secteur ne s’est pas donnée de priorité
ferme : elle a promis des lignes à grandes vitesse
à toutes les régions et elle a de gros problèmes
de budget ».
L’inspecteur général des finances françaises,
Noël de Saint Pulgent, prononce fermement : « l’accord
est possible, le choix est entre les mains des gouvernements
». Sur la même lignée, le président
de la SNCF, Louis Gallois, selon qui la liaison Lyon-Turin
représente : « un investissement politique, non
financier ». Sergio Pininfarina est pourtant très
déterminé : « De notre document final
doit émerger un appui convaincu au projet, sans cacher
les difficultés financières et techniques d’un
tel ouvrage ». Fin de la discussion.
(…)
Traduit de l'Italien
Paolo Baroni
BERLUSCONI A PARIS LE 5 MAI
POUR RENCONTRER CHIRAC ET RAFFARIN
A.F.P. - Le 29 avril 2004
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi se rendra
à Paris le 5 mai pour rencontrer le président
français Jacques Chirac puis le Premier ministre Jean-Pierre
Raffarin, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie
française Michel Barnier à Turin (nord de l'Italie).
Le ministre français s'exprimait en marge d'un forum
franco-italien ayant pour thème les relations entre
les deux pays, auquel participait également le chef
de la diplomatie italienne Franco Frattini.
Le ministre français a appelé à un "nouvel
élan pour la coopération franco-italienne".
"Il y a entre les deux pays des lacunes et des faiblesses.
Nous avons peut-être trop tardé à mettre
en place une instance de dialogue pour combler ces lacunes
et faiblesses" a estimé M. Barnier en référence
à ce forum "de dialogue" qui s'achève
vendredi.
M. Barnier avait d'abord indiqué que M. Berlusconi
se rendrait "probablement" à Paris. Après
une rencontre bilatérale avec M. Frattini, jeudi après-midi,
le ministre français a confirmé la visite parisienne
de M. Berlusconi le 5 mai. "J'espère que (cette
visite, ndlr) sera l'occasion d'arriver à un résultat
sur la liaison Lyon-Turin", principal dossier économique
en cours entre les deux pays, a indiqué M. Barnier.
La liaison ferroviaire Lyon-Turin qui fait partie des projets
prioritaires de l'Union européenne, est encore l'objet
de "discussions" entre les gouvernements français
et italien au sujet de son financement, selon le ministre
français.
Une source diplomatique française a indiqué
que le sujet du financement avait subi un déblocage
récent en Italie. Rome aurait accepté de prendre
à sa charge environ les deux tiers du coût de
la partie "internationale du projet" pourtant principalement
située en territoire français, tandis qu'un
tiers serait à la charge de la France.
Selon le quotidien italien La Stampa, l'Italie et la France
devaient échanger ce jeudi un projet de protocole d'accord
à ce sujet, selon lequel Rome débourserait 3,3
milliards d'euros contre 1,8 milliard d'euros pour Paris.
ITALIE-FRANCE : UN SOMMET
POUR RELANCER LE DIALOGUE
Le 29 avril 2004
Interview de Monsieur Sergio Pininfarina, Président
de la délégation italienne de la Commission
Intergouvernementale pour le Lyon – Turin, réalisée
lors du Forum de dialogue franco-italien les 29 et 30 avril
2004.
« Voyez-vous, je suis piémontais » commence
Sergio Pininfarina. « Je vous le dis car nous avons
une certaine proximité avec les Français, de
notre dialecte qui ressemble à leur langue, jusqu’aux
villes, puisqu’il n’y a pas de ville en Europe
qui ressemble plus à Paris que Turin ». Il sourit,
il est de bonne humeur, le grand couturier des quatre roues,
après avoir reçu la Légion d’Honneur.
Il est satisfait car finalement l’Italie et la France
débutent une confrontation au niveau des sociétés
civiles et elles le font en lançant les Forums de dialogue
France-Italie.
« Il était temps – nous confie l’industriel
– la France est mon second pays, pour la formation personnelle,
les relations et l’activité professionnelle.
Avec les Français, je partage cinquante années
d’expérience et de succès. Outre Alpes
j’ai beaucoup de vieux amis ».
Pourtant ils vous mettent en colère.
« Oui, il est vrai. Mais entre amis cela arrive. Les
motifs de friction les plus consistants, nous les avons eus
à propos de la liaison Lyon – Turin, «
mon » Lyon – Turin. Je désirais qu’elle
avance rapidement, eux ils avaient d’autres intentions.
Ainsi, il me semblait qu’ils avançaient trop
lentement. En effet il y a eu quelques tensions ».
Comment jugez-vous les rapports entre les deux pays ?
« Il y a des frictions à propos des projets d’infrastructures
et de l’énergie. Maintenant il y a la collaboration
entre Air France et Alitalia qui ne décolle pas et
que, au contraire, je voudrais bien voir voler ».
Ne croyez-vous pas que sur Alitalia nous avons quelques torts
? Eux ils demandent seulement de s’unir à une
compagnie privée et redressée.
« Justement, cela vous semble peu ? Il est vrai que
Alitalia est en difficulté, mais l’attitude française
est trop dure. Il faudrait, ici comme ailleurs, avoir une
approche plus constructive s’ils pour vraiment affronter
et résoudre les problèmes ».
Un autre point de conflit : l’énergie
« (…) Il y a une prédominance qui a conduit,
sinon à un monopole, au moins à des positions
très fortes de la part des Français. En Italie,
nous avons un déficit de production d’énergie.
En France, ils en ont tant et nous peu. Il y a des raisons
historiques, géographiques et politiques : notre choix
antinucléaire. Nous avons besoin d’acheter de
l’énergie et de la faire parvenir de manière
efficace. Ici entre en jeu la contribution de « mon
» liaison Lyon – Turin ».
De quelle manière ?
« La galerie ne sert pas seulement à transporter
rapidement des marchandises et des voyageurs. Elle peut aussi
héberger un câble à haute tension le long
du tunnel de base par lequel faire passer l’électricité.
C’est faisable, avec des coûts et des résultats
compétitifs ».
Des rapports compliqués en somme ?
« Nous avons eu de pires moments, même dans un
passé récent. Vous vous rappelez il y a seulement
un an, nous avons eu des difficultés avec Paris sur
des questions culturelles. Des épisodes vraiment désagréables.
Il n’y avait pas tant de sympathie dans nos confrontations.
Maintenant il me semble que le climat a changé, qu’il
y ait de nouveau des envies de collaborer ».
La guerre en Irak et le choix Atlantique de l’Italie
ont-ils compliqué les rapports ?
« Les positions sont différentes, toutefois je
ne dramatiserai pas les différences. Depuis toujours,
la France estime être le pays leader de l’Europe
et considère l’Italie comme un allié de
second plan. Malgré cela, il me semble que les choses
aillent mieux. Lors du dernier Sommet bilatéral, l’ambiance
m’a paru très constructive ».
Voyez-vous un futur avec des relations plus étroites
?
« (…) La France avec l’élargissement
à l’est de l’Europe, risque de perdre sa
centralité. Pour cela, elle a besoin de communiquer
– et ici je me réfère aussi bien aux infrastructures
que à la culture – plus avec le reste du continent,
et en particulier avec le Sud et l’Italie. Nous ne pouvons
pas seulement gagner une amélioration des relations
bilatérales. Sans le Corridor V, donc le Lyon –
Turin, nous ne pourrons conserver cette centralité
européenne qui nous caractérise depuis le Moyen
Age. Comme on le voit, nous avons des ambitions communes ».
Considérez-vous que les réticences françaises
envers le Lyon – Turin soient dépassées
?
« Les Français sont cartésiens, avant
un investissement ils veulent analyser chaque petit détail,
étudier les coûts et les retours. Non pas que
nous ne le fassions pas, mais eux sont plus pragmatiques.
Initialement Monsieur Raffarin avait tout bloqué. Puis,
grâce à l’action du gouvernement italien
et de la commission intergouvernementale, nous avons réussi
à renverser la situation. Maintenant, l’objectif
est fixé : il faut rendre possible le lancement des
travaux en 2006. Cela dit, une fois les travaux commencés,
vous verrez que l’on cherchera à les conclure
en des temps plus brefs ».
Vous y croyez vraiment ?
« Nous en sommes très près. Du point de
vue économique, il manque un milliard d’euros.
Ce n’est pas un grand chiffre, cela n’est pas
la peine de s’arrêter pour cela. Qui en prend
la responsabilité ? Les ressources sont disponibles,
on peut le faire sans se démunir. J’espère
que le Sommet entre Berlusconi et Raffarin qui est programmé
pour le 5 mai, puisse conduire à un tournant ».
Traduit de l'Italien
Marco Zatterin
INTEGRATION EUROPEENNE : LA
COMMISSAIRE, LOYOLA DE PALACIO A FAIT ADOPTER DE NOUVELLES
REGLES
Communiqué - Commission Européenne
- Le 27 avril 2004
(...) Loyola de Palacio a fait adopter de nouvelles règles,
comme la qualification de certains de ces projets "d'intérêt
européen". Cette qualification permettra, en effet,
de concentrer les subsides européens mais aussi mener
une enquête transnationale unique sur les tronçons
transfrontaliers et de coordonner les procédures d'évalutation.
A noter encore que, toujours pour ces segments transfrontières
de RTE, le Parlement et le Conseil ont déjà
donné leurs accord pour un relèvement de 10
% à 20 % du taux de cofinancement européen.
Un taux dont il est espéré qu'il s'avérera
"un facteur incitatif" pour la mise sur pied des
"partenariats public-privé" sur lesquels
Bruxelles mise beaucoup pour mobiliser les investisseurs privés.
Mais ils ne peuvent être mis sur pied que dans le cas
où les perspectives sont compatibles avec un retour
sur investissement, ce qui est parfois problématique
dans les infrastructures.
La réalisation de ces projets dépendra, néanmoins,
très largement de l'écoute que les vingt cinq
gouvernements de l'Union réserveront à la recommandation
que leur a faite la Commission, le 10 février dernier,
d'augmenter de façon substantielle les moyens qui seront
alloués aux RTE dans la programmation budgétaire
européenne 2007-2013.
M. P.
RESEAU RTE-T : LOYOLA DE PALACIO
SE REJOUIT DES NOUVELLES ORIENTATIONS ADOPTEES
Communiqué - Commission Européenne
- Le 21 avril 2004
Les nouvelles orientations pour le réseau transeuropéen
de transport ont été adoptées aujourd’hui
par le Parlement européen, une semaine seulement après
leur adoption par le Conseil de ministres et tout juste six
mois après la présentation de la proposition
par la Commission. Ces nouvelles orientations comprennent
une liste de 30 projets prioritaires déclarés
d’intérêt européen. (…) L’extension
des grands axes européens vers les futurs États
membres devrait contribuer au succès de l’élargissement
et donner à l’Union européenne une nouvelle
occasion de réduire la congestion, d’améliorer
l’accessibilité et d’encourager l’intermodalité.
«Cette adoption rapide de la proposition de la Commission
par les deux co-législateurs démontre une volonté
sincère de réussir l’élargissement
(…) » a déclaré Mme Loyola de Palacio,
Vice-présidente de la Commission chargée de
l’énergie et des transports.
(…) L’accent est mis sur les projets transfrontaliers
qui sont généralement les plus difficiles à
mettre en œuvre. La réalisation des 30 projets
devrait nécessiter environ 225 milliards d’euros
d’ici à 2020. 20 % du montant total pourrait
provenir du secteur privé, le reste devant être
prélevé sur les budgets nationaux et communautaire,
notamment dans le cadre des perspectives financières
au-delà de 2006. (…) La mise en œuvre des
projets prioritaires devrait permettre des gains de temps
pour le transport international et contribuer à la
réduction de la pollution due au transport, ainsi qu’à
un aménagement du territoire plus équilibré.
Selon des études récentes, ces effets bénéfiques
devraient améliorer le potentiel de croissance de l’Union,
qui pourrait atteindre 0,3 % du PIB, et créer jusqu’à
un million d’emplois.
(…) Les orientations sont complétées
par les nouvelles règles concernant l’octroi
d’aides dans le domaine des réseaux transeuropéens,
qui doivent entrer en vigueur dans les mois prochains. Ces
nouvelles règles ont notamment porté de 10 à
20 % (au lieu de 30% dans la proposition de la Commission)
le taux de cofinancement pour les tronçons des projets
prioritaires qui permettent le franchissement de frontières
ou d’obstacles naturels. Un tel taux devrait être
plus incitatif pour la mise en œuvre de projets, notamment
pour la création de partenariats public/privé.
LES TRANSPORTS EN 2003 : LEGER
REDRESSEMENT POUR LES MARCHANDISES, STAGNATION POUR LES VOYAGEURS
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 19 avril 2004
La Direction des Affaires Economiques et Internationales
(DAEI) vient de rendre publics les premiers résultats
du rapport de la Commission des comptes des transports de
la nation pour 2003.
En 2003, à l'instar de l'ensemble de l'économie,
la branche transports a faiblement progressé (+ 0,4
% en volume).
Plusieurs facteurs expliquent cette faible progression : le
ralentissement économique (hausse du PIB de 0,2 % en
France et de 0,4 % pour la zone euro), l'atonie du commerce
extérieur et notamment le recul des exportations dans
un contexte de dépréciation continue du dollar
face à l'euro, auxquels sont venues s'ajouter des inquiétudes
géopolitiques et sanitaires au niveau international.
C'est le transport de marchandises qui a soutenu l'activité
(+ 0,9 %), le transport de voyageurs stagnant à + 0,1
%. L'année précédente affichait la situation
inverse.
La croissance du transport de marchandises est portée
par les modes routier (+ 1 %) et maritime. En revanche, le
fret ferroviaire est en recul de plus de 6 %. Le transport
fluvial de marchandises régresse légèrement,
en raison de problèmes d'hydraulicité liés
à la canicule. (...)
LE LYON-TURIN, VITE ! par
Raymond BARRE †
Le Monde - Le 17 avril 2004
(...) La liaison Transalpine Lyon - Turin est par excellence
le grand projet d'infrastructures de transport de demain.
Cette liaison européenne transalpine est décidée.
C'est un programme lancé, qui a d'ailleurs fait, depuis
l'origine, l'objet de plusieurs centaines de millions d'euros
d'études, de sondages et de travaux de reconnaissance.
Maintenant, ce nouvel axe ferroviaire Lyon - Turin doit être
calibré pour être réalisable, performant,
optimisé. La triple préoccupation d'une maîtrise
de coûts, du respect des performances et des fonctionnalités,
et d'un calendrier ambitieux, doit être omniprésente.
Le pas décisif que les chefs de gouvernement français
et italien vont franchir à ce sujet, dans les prochaines
semaines, sera la réponse à l'ambition des deux
pays pour une Europe équilibrée qui pourra s'appuyer
sur sa capacité d'innovation et sur l'intelligence
de ses réseaux logistiques. Les habitants des Alpes,
les collectivités territoriales et les acteurs économiques
de Rhône-Alpes, regroupés depuis plus de douze
ans au sein du Comité pour la Transalpine, espèrent
cette nouvelle étape.
Pour mener à bien le Lyon - Turin, des engagements
fermes devront être pris pour assurer le démarrage
des travaux du "tunnel de base" sous les Alpes,
dès 2006, avec la réalisation simultanée
des deux galeries prévues. D'ici deux ans, la structure
opérationnelle qui réalisera le chantier devra
être installée. Le pilote de cette opération
aura la responsabilité d'inscrire ce programme global,
sur la totalité de la liaison transalpine, dans une
démarche industrielle et partenariale.
L'accord franco-italien du 29 janvier 2001 avait décidé
la réalisation de la liaison transalpine lyon - Turin.
Maintenant, un nouvel acte est impératif : aboutir
rapidement à la signature du traité international
qui décidera des modalités de réalisation,
avec une garantie de mise en service selon le calendrier accéléré
fixé par les Etats : 2012-2015.
PARIS SE RAPPROCHE DU LYON-TURIN
Il Giornale del Piemonte - Traduit
de l'italien - Le 02 avril 2004
Le remaniement du gouvernement français après
la victoire de la gauche aux élections régionales,
a été accueilli de manière positive par
l’alliance « politique-entrepreneurs » italienne
en faveur du Lyon-Turin : en particulier la nomination de
Michel Barnier aux Affaires Etrangères qui apporte
une représentation de la Région Rhône-Alpes
au gouvernement avec une position de premier rang, offrant
un nouvel atout aux grandes infrastructures ferroviaires,
aux côtés de Gilles De Robien renommé
aux Transports. (…)
Hier le Président de la Région Piémont,
Enzo Ghigo, a reçu du Ministre des Affaires Etrangères,
Franco Frattini, la garantie que le nouveau gouvernement français
maintiendra les engagements pour la réalisation du
Lyon-Turin.
« Frattini – a annoncé Ghigo – a
obtenu du nouveau ministre des Affaires Etrangères,
Michel Barnier, d’amples assurances sur le fait que
le projet de la liaison Lyon-Turin avancera dans les délai
prévus ». Ghigo est certain que même la
Région Rhône-Alpes ne changera pas de stratégie
: « Le nouveau Président de gauche, Jean Jack
Queyranne, avait inscrit parmi les points principaux de son
programme électoral la construction de la ligne ferroviaire
»
LES NLFA COUTERONT 1,1 MILLIARD
DE FRANCS DE PLUS QUE PREVU AU DEPART
Edicom - Le 30 mars 2004
Berne (AP) Les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA)
coûteront 1,1 milliard de francs de plus qu'initialement
prévu, selon les dernières estimations. (…)
Pour les autorités fédérales, la revue
à la hausse de la facture de départ est raisonnable
pour un chantier de cette envergure.
(…) Selon les dernières estimations, le surcoût
se répartit à raison de 500 millions pour le
Gothard et de 300 millions pour le Lötschberg. Au Gothard,
la facture a gonflé en raison de problèmes géologiques
et de modifications de projets, notamment dans le canton d'Uri.
Au Lötschberg, des soucis d'adjudications et des aménagements
techniques de sécurité ferroviaire expliquent
en grande partie les dépassements.
Sous-directeur de l'OFT, Peter Testoni, a souligné
que la concurrence jouait dans l'attribution des travaux,
comme le montre la participation de plusieurs entreprises
étrangères. Au total, 410 millions de francs
ont cependant été perdus en raison de commandes
plus onéreuses que prévu. Malgré les
surcoûts, l'OFT estime que l'évolution du projet
est positive. Compte tenu de la durée du chantier,
un dépassement de 7,5% par rapport au crédit
initial est raisonnable.
Pour Max Friedli, directeur de l'OFT, l'un des points positifs
est que 28% des 153 kilomètres de galeries, puits et
tunnels au Gothard ont déjà été
excavés. Au Lötschberg, 93 des galeries ont été
percées, le reste devrait l'être d'ici la fin
de l'année encore. L'ouverture est prévue en
2007.
LYON - TURIN : DEBUT DES TRAVAUX
POUR 2006
La Vie Nouvelle - Le 25 mars 2004
Engagés depuis 10 ans pour que le programme de la
nouvelle liaison ferroviaire entre Lyon et Turin aboutisse,
les grandes signatures économiques françaises
et italiennes ont fait une "déclaration commune".
La force de cette déclaration commune réside
dans la parfaite convergence entre les partenaires italiens
et français, qui demandent un démarrage des
travaux dès 2006 de cette liaison essentielle à
l'équilibre de l'Europe. Cette déclaration prend
en compte les limites budgétaires des deux Etats et
précise que d'autres méthodes de financement
existent en dehors des crédits publics.
LYON - TURIN : L'ENGAGEMENT
DU PIEMONT
L'Essor Savoyard - Le 25 mars 2004
Enzo Ghigo, le Président de la Région Piémont
vient d'annoncer que la collectivité régionale
italienne contribuerait à hauteur de 100 millions d'euros
au financement du projet de liaison Lyon - Turin.
Cette initiative prolonge, en particulier, les échanges
qui ont régulièrement lieu entre les régions
concernées par l'axe Lisbonne-Kiev, dans le cadre de
l'Arc Sud Européen.
Rappelons que la Région Rhône-Alpes s'est engagée
sur un financement à hauteur de 411,6 millions d'euros
pour cet axe Lyon - Turin dont tous les acteurs souhaitent
le démarrage des travaux en 2006.
LA FNTP PROPOSE UNE PRESENCE
DES REGIONS DANS LA FUTURE AGENCE DES INFRASTRUCTURES
Le Moniteur.fr - Le 16 mars 2004
La Fédération nationale des travaux publics
émet des propositions sur la future agence pour le
financement des infrastructures dont la création a
été annoncée lors du CIADT le 18 décembre
2003. (…)
La FNTP se félicite du "retour en faveur des infrastructures,
résultat du constat indéniable de la dégradation
des investissements" depuis dix ans, mais elle juge que
des "zones d'ombre persistent" sur le fonctionnement
de la future agence. La fédération craint notamment
que "des fonds théoriquement attribués
à l'agence" soient reversés ensuite au
budget général de l'Etat, comme ce fut le cas
dans le passé avec la dissolution de plusieurs fonds
de financement des infrastructures.
Elle plaide pour que l'agence soit une "holding portant
les participations de l'Etat dans les sociétés
d'autoroutes qu'il contrôle" et que les régions
interviennent dans son organisation en participant notamment
à son conseil d'administration. La fédération
souhaite qu'enfin, il "soit trouvé d'autres sources
de financement que les seuls dividendes" des sociétés
d'autoroutes. Une part de la TIPP, de la taxe d'aménagement
du territoire ou encore des fonds provenant d'une privatisation
partielle de certaines sociétés d'autoroutes
pourraient servir de sources alternatives de financement,
avance la FNTP.
"C'est l'organisation choisie, quand elle sera connue,
et la composition de son conseil d'administration qui détermineront
les chances de survie de l'agence", estime encore la
FNTP, qui se dit par exemple favorable à la présence
de présidents des conseils régionaux au conseil
d'administration de l'agence.
LYON - TURIN : LE SOMMET AURA
LIEU EN AVRIL
Le 13 mars 2004
Interview de M. Pietro LUNARDI, Ministre des Infrastructures
Le sommet franco-italien pour le Lyon-Turin aura probablement
lieu, dit le Ministre des Infrastructures Pietro Lunardi,
d’ici le mois d’avril. « Le report de la
rencontre entre Monsieur Berlusconi et Monsieur Raffarin est
dû à une série d’éléments
dont les français doivent discuter collégialement.
Ces éléments n’étant pas déterminés,
c’est pour cela que le Sommet a été reporté».
Monsieur le Ministre, ne pensez-vous pas que ce renvoi soit
une stratégie pour demander plus à l’Italie
ou à l’Union Européenne ?
« Une Commission, voulue par le Ministre Gilles de Robien
et moi-même afin de prendre une décision sur
le plan financier, a été mise en place avec
deux représentants gouvernementaux par partie. Elle
est arrivée à la définition de tous les
aspects relatifs à la liaison internationale. Nous
avons déjà eu l’accord sur l’aspect
technique ».
Et en ce qui concerne l’aspect financier ?
« Il en est de même. Il y a, c’est vrai
une résistance de la part des ministères des
Finances des deux pays. Mais il s’agit de détails,
de toutes petites différences ».
Donc, vous ne croyez pas au milliard d’euros manquant
dans les caisses françaises ?
« Non. L’Italie, pour garder en équilibre
l’engagement financier, maintient une répartition
des dépenses à 50 - 50. Des financements incombant
aux français seront avancés. Et le remboursement
de ces sommes se fera sur un long terme plutôt qu’à
court terme. C’est justement de cela que discutent les
deux Ministres des Finances. Mais ils doivent trouver un accord
avant ce sommet. (...) ».
Et quand aura-t-il lieu ce Sommet ?
« En avril je l’espère, même si la
date n’a pas encore été définie
». (…)
Une dernière question à propos du terrorisme.
Pensez-vous que la tragédie de Madrid et ses inévitables
répercussions politiques puissent ralentir le plan
de réalisation des infrastructures internationales
? Pensez-vous, en somme, que pendant quelques temps, les pays
penseront plus à protéger leurs frontières
plutôt que de les ouvrir ?
« Non. Je pense que plus les infrastructures seront
en ordre, plus la sécurité sera garantie. Le
terrorisme agit mieux dans une situation de dispersion, de
mauvaises liaisons ».
Donc, selon vous l’émergence de sécurité
ne sacrifiera pas la mobilité ?
« Non, la garantie de mobilité est aussi une
garantie de sécurité ».
Traduit de l'italien.
traduit de l'italien
LYON - TURIN : LES FONDS DE
LA BEI
La Repubblica - Le 04 mars 2004
La banque européenne assurera 75 % des dépenses
Le dernier obstacle, financier, pour la construction de ligne
à grande vitesse Lyon-Turin est surmonté. La
Banque Européenne pour les Investissements (BEI) financera
en effet 75% des dépenses, soit 9 milliards d’euros
sur les 12 milliards nécessaires : de ces 75%, une
partie (20% du coût total, soit 2.5 milliards d’euros),
sera donnée par l’Union Européenne à
fonds perdu. En revanche, les 55% restants seront accordés
par la BEI sous forme de prêt, avec un remboursement
sur 35 ans.
C’est hier que le Ministre des Infrastructures Pietro
Lunardi l’a annoncé, lors d’une rencontre
à Rome avec le vice-président et adjoint aux
transports de la Région Piémont William Casoni.
De cette manière la France et l’Italie devront
trouver d’ici 2012, date à laquelle est prévue
la fin des travaux, pas plus d’1.5 milliard d’euros
chacune. (...)
M.T.- Traduit de l'italien
ROME ESPERE UN ACCORD AVANT
FIN MARS SUR LE LYON - TURIN
Rail & Transports - Le 03 mars
2004
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, espère
conclure avant la fin mars un accord définitif avec
Paris sur la future liaison ferroviaire Lyon - Turin.
Le gouvernement français a approuvé début
janvier l'avant-projet de tracé et les principales
caractéristiques de la partie commune franco-italienne.
LE MEDEF DISTRIBUE SES CARTES
Le Progrès - Le 02 mars 2004
Les responsables du Medef Rhône-Alpes ont présenté
leurs revendications contenues dans un cahier de propositions
économiques, intitulé « Cartes sur table
».
Avec la nouvelle étape de la décentralisation,
les transferts de compétences qui visent désormais
l'emploi, la formation et l'aménagement du territoire,
l'organisation patronale de Rhône-Alpes veut se faire
entendre des forces politiques locales. Dans ce livret blanc
d'une cinquantaine de pages, le Medef dresse donc un catalogue
de priorités.
Les entrepreneurs du Medef en Rhône-Alpes ont ainsi
tracé deux grands axes, que sont croissance/emploi
et attractivité du territoire, en regardant non seulement
ce qui se passe dans les régions de France, mais aussi
dans les régions d'Europe. « Parce qu'il s'agit
de faire mieux qu'ailleurs » insiste le président
Paris. Ce qui n'est pas encore le cas, Rhône-Alpes pourtant
deuxième région de France pour la plupart de
ses activités, se classe quatrième derrière
les trois grandes régions européennes : Bade-Wurtemberg,
Catalogne et Lombardie.
(…) L’organisation patronale préconise
un renforcement des infrastructures de communication (Transalpine
Lyon-Turin, autoroutes, liaison à grande vitesse Rhin-Rhône)
sans lequel « l'économie régionale restera
à l'écart de l'Europe de l'est et du sud. »
En trouvant évidemment des solutions financières
« qui ne surchargent pas les collectivités et
les entreprises. »
LE PARLEMENT EUROPEEN VEUT
MODIFIER LA LISTE PRIORITAIRE DES PROJETS RTE
Europolitique - Le 21 février
2004
La commission parlementaire des Transports propose de modifier
certains projets prioritaires du réseau transeuropéen
de transport. Le rapport contient plusieurs amendements à
la liste des 29 projets prioritaires recensés par la
Commission européenne.
(...) Parmi ces amendements : l'extension du projet n°6
d'axe ferroviaire Lyon-Trieste/Koper-Ljubljana-Budapest-frontière
ukrainienne, notamment pour y inclure un axe ferroviaire Marseille-Turin,
avec le tunnel du Montgenèvre comme tronçon
transfrontalier, (...)et l'inclusion d'une liaison ferroviaire
Vienne-Graz-Ljubljana/Villach-Koper/Trieste.
(...) Enfin le Parlement introduit un amendement qui confère
une base juridique à la liste à démarrage
rapide ("Quick start").(...)
RENTE AUTOROUTIERE : LE FINANCEMENT
DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Transports Actualités - Le
20 février 2004
Le ministère des Transports a présenté,
le 4 février dernier, les principales caractéristiques
de la future agence pour le financement des infrastructures.
Porteuse de la participation financière de l'Etat dans
la réalisation des grands projets, l'agence sera surtout
alimentée par la "rente autoroutière".
(...) Cette agence pourra attendre des dividendes des sociétés
d'autoroutes dans lesquelles l'Etat possède une participation
majoritaire. La dette des sociétés d'autoroutes
est passée par un pic il y a un ou deux ans, mais celles-ci
sont entrées dans une période où, leur
endettement diminuant progressivement, elles vont produire
des dividendes.
La rente annuelle des autoroutes pour l'Etat a été
évaluée selon trois étapes : de 2005
à 2012, le montant des dividendes devrait être
de 500 millions d'euros par an ; de 2012 à 2020, la
rente passerait à 1 milliard d'euros par an ; et de
2020 à 2030, elle serait de 1,5 milliard d'euros par
an. Le montant total de la rente entre 2005 et 2030 est évalué
à 39 milliards d'euros.
Selon le ministère, cette structure permettra d'augmenter
les rentrées financières dès la première
décennie (2005 à 2012) afin d'obtenir des revenus
réguliers d'environ 1 milliard d'euros par an, en utilisant
l'emprunt (adossé aux dividendes de la rente autoroutière,
escomptés à plus long terme). (...)
RAIL : LE TRAFIC EUROPEEN
BAISSE EN 2003
La Tribune - Le 18 février
2004
Selon la Communauté européenne du rail (CER),
réunissant les grandes compagnies de chemin de fer,
le trafic ferroviaire a reculé en 2003 sur le Vieux
Continent, tant pour les passagers (-0,7 %) que pour le fret
(-1%). Le repli est particulièrement sensible pour
l'opérateur français, la SNCF, qui perd 1,8
% pour les passagers et 6,4 % pour le fret en une année.
L'ALLEMAGNE SUSPEND SON MEGA
PROJET DE PEAGE POUR POIDS LOURDS
La Tribune - Le 18 février
2004
Le gouvernement a suspendu le contrat du consortium Toll
Collect, qui a été incapable d'assurer le fonctionnement
du péage dans un délai raisonnable
(...) Basé sur un équipement de facturation
automatique embarqué utilisant un système de
navigation par satellite, le dispositif aurait dû démarrer
en août dernier.
L'expérience était suivie avec attention par
la France, qui réfléchit à un péage
poids lourds sur les voies express rapides. Mais les appareils,
dont une bonne partie ont déjà été
installés sur les camions, n'ont jamais fonctionné,
contraignant le consortium à reporter la mise en service
à 2006.
Un délai inacceptable, a estimé hier Gerhard
Schröder. (...)
B. de Peretti
LE BUG ROUTIER DE 2010
Rail & Transports - Le 18 février
2004
Depuis 1998, les experts redoutent à l'horizon de
2010, une sorte de catastrophe économique qui pourrait
être générée par le déséquilibre
entre les flux de transport, en croissance constante, et la
capacité des infrastructures incapable de les absorber.
Depuis la fin des années 60, la demande de transport
en Europe s'est accrue de 63 %. Dans le même temps,
la part du transport fluvial est tombée de 13 % à
8 % tandis que celle du ferroviaire chutait de 32 % à
15%. Ce qui s'est traduit par quasi-doublement du transport
par la route.
LICENCE D'ENTREPRISE FERROVIAIRE
ACCORDEE A EUROPORTE 2, FILIALE D'EUROTUNNEL
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 13 février 2004
Gilles de ROBIEN et Dominique BUSSEREAU viennent de délivrer
à la société Europorte 2, filiale de
la société Eurotunnel, une licence d'entreprise
ferroviaire.
Cette licence permet à Europorte 2 d'effectuer des
services de transport internationaux de marchandises (y compris
de transports combinés) sur les lignes du réseau
ferré français appartenant au réseau
transeuropéen de fret ferroviaire. La société
envisage, dans un premier temps, d'exploiter des services
de fret entre le tunnel sous la Manche (côté
anglais) et Bâle.
Europorte 2 est ainsi la première entreprise à
être autorisée à effectuer du transport
ferroviaire de fret dans le cadre de la réglementation
européenne que le gouvernement a transposée
dans le droit français en 2003.
L'AGENCE DE FINANCEMENT DES
INFRASTRUCTURES SERA OPERATIONNELLE EN 2005
Le Moniteur.fr - Le 09 février
2004
(...) L'agence de financement des infrastructures de transport,
dont la création a été décidée
par le Comité interministériel d'aménagement
du territoire (CIADT) de décembre dernier, sera opérationnelle
début 2005, a indiqué mercredi 4 février
le ministère des Transports. "Il faut que le processus
législatif nécessaire à la création
de cette agence tienne sur 2004, pour qu'elle soit opérationnelle
au 1er janvier 2005", a déclaré le directeur
du cabinet Patrick Gandil. L'agence de financement, nouvel
établissement public, doit rassembler des subventions
de l'Etat de 7,5 milliards d'euros jusqu'en 2012.
Décès de Pierre
DUMAS
Le Comité pour la Transalpine
- Le 06 février 2004
Le Comité pour la Transalpine a le regret de vous
faire part du décès de Monsieur Pierre DUMAS,
son Président d'honneur et Président fondateur
du Gip Transalpes. Il est décédé mercredi
04 février à son domicile de Chambéry.
Il était âgé de 80 ans.
NOUVEAUX HORAIRES ENTRE LYON
ET TURIN
La Lettre de la C.C. Italienne de
Lyon - Le 29 janvier 2004
Depuis que le Pendolino est entré symboliquement en
gare à Turin et à Lyon, le 27 septembre 1996
et que le trafic régulier a débuté deux
jours plus tard, les candidats au voyage des deux côtés
des Alpes semblent avoir adopté avec satisfaction un
mode de transport techniquement très perfectionné
et présentant de sérieux avantages.(...)
(...) Confort et rapidité sont assurés aux
passagers, qui disposent de trois allers et retours quotidiens
Lyon - Turin. La réduction du temps de parcours est
appréciable : 40 minutes entre Lyon et Turin.
Mi-décembre 2003 une nouvelle grille d'horaires est
publiée avec le lancement d'un 3ème TGV Paris
- Turin - Milan "Caravaggio" : ces nouveaux horaires
feront sans doute très plaisir à la clientèle
parisienne mais force est de constater que les Lyonnais sont
laissés pour compte : plus aucun train direct au départ
des gares de Perrache ou de Part-Dieu.
Décidément quand il s'agit de renforcer les
liens entre Lyon et Turin, on n'arrête pas le progrès.
RECORD MONDIAL POUR LE TUNNELIER
DE NFM TECHNOLOGIE
Le Progrès - Le 26 janvier
2004
Au terme de deux ans de travaux, le plus grand tunnelier
du monde, conçu et fabriqué par la société
lyonnaise NFM Technologie, a fini de creuser le tunnel routier
de Groene Hart, aux Pays-Bas, avec plusieurs mois d'avance.
14,87 mètres de diamètre, 120 mètres
de long, une vitesse maximale de 4 cm par minute, 1,3 million
m3 de terre excavés en 24 mois, ce tunnelier à
pression de boue est un véritable monstre technologique.
NFM Technologie travaille actuellement sur d'autres projets.
Des tunneliers se rendront prochainement en Russie, en Iran,
en Espagne pour construire des métros, des lignes de
TGV.
NFM Technologie emploie 240 personnes sur les sites de Lyon
et Le Creusot.
LES ROUTIERS BOUDENT LE TUNNEL
DU MONT-BLANC
France 3 - Le 22 janvier 2004
Près de 80% des routiers empruntent toujours le tunnel
transfrontalier du Fréjus
Premier bilan dix mois après la remise en service
du tunnel routier du Mont-Blanc. Selon les exploitants, les
chauffeurs routiers bouderaient largement l'ouvrage au profit
du tunnel du Fréjus, en vallée de la Maurienne.
Un bilan inquiétant pour les responsables des transports
italiens et français.
En décembre 2003, le tunnel du Mont-Blanc a vu passer
une moyenne journalière de 20 autocars, 780 camions
et 2 597 voitures. Le total cars/camions n'a représenté
que 21,6% de l'ensemble Mont-Blanc/Fréjus. En 1998,
avant le tragique incendie qui a coûté la vie
à 39 personnes, près de 2100 poids lourds empruntaient
le tunnel du Mont-Blanc. Aujourd'hui, les véhicules
lourds qui empruntent cet ouvrage proviennent à 90%
de Haute-Savoie ou de l'Italie du Nord.
Les gouvernements français et italien, qui souhaitaient
un rééquilibrage du trafic entre les deux tunnels,
avec 35% pour le Mont-Blanc et 65% pour le Fréjus,
ont lancé une grande enquête auprès des
routiers pour connaître la cause de cette désaffection.
Les résultats de cette étude ne seront pas connus
avant le mois d'avril. Par ailleurs, une commission intergouvernementale
se réunira en juin et pourrait prendre des mesures
incitatives pour augmenter le trafic des poids lourds sous
le Mont-Blanc.
TGV : UN CENTRE DE MAINTENANCE
A LYON
Rail & Transports - Le 21 janvier
2004
La SNCF a choisi d'implanter son nouveau site de maintenance
TGV près de Lyon. Un investissement de 150 millions
d'euros, financé par la SNCF pour 120 millions et par
les collectivités (Région Rhône-Alpes,
Conseil général du Rhône, Grand Lyon)
pour le reste.
Le projet permettra de créer 350 emplois (500 à
terme) pour l'entretien de 30 rames dans un premier temps,
puis 60 plus tard, principalement les Duplex Lyon - Paris
et les futures rames Rhin - Rhône et Lyon - Turin. Mis
en service fin 2008, le site lyonnais sera le cinquième
centre de maintenance TGV et le premier décentralisé.
LYON MISE SUR UNE NOUVELLE
GOUVERNANCE ECONOMIQUE
Prospective Rhône-Alpes - Le
15 janvier 2004
"Intégrer le club des 15 premières métropoles
européeennes" et se dotant d'une "nouvelle
gouvernance économique", telle est l'ambition
affichée par les partenaires de "Grand Lyon, l'esprit
d'entreprise". La CCI, la Chambre des Métiers,
le GIL-MEDEF et la CGPME se fixent trois objectifs : favoriser
l'entrepreneuriat en accompagnant la naissance des projets,
soutenir l'innovation et la mutualisation des PTE-PME et faire
émerger des pôles d'excellence. (...)
(...) Pour les partenaires de cette synergie espérée
: "le dernier CIADT a occulté le sort de Lyon-Saint
Exupéry (...) qui doit rester plus que jamais une des
priorités du "Grand Lyon". Autre parti pris
des partenaires : "Si le Lyon - Turin est bien confirmé
dans son principe, il apparaît nécessaire de
détailler rapidement l'échéancier de
réalisation et de financement".
LE COMITE POUR LA TRANSALPINE
EXIGE UN CALENDRIER AMBITIEUX
La Vie du Rail - Le 06 janvier 2004
(...) Oui à la liaison Lyon-Turin, mais avec un calendrier
ambitieux, requiert en substance le Comité pour la
Transalpine, qui insiste depuis plus de dix ans sur l’intérêt
stratégique de la ligne. Il demande des engagements
fermes pour « assurer le démarrage des travaux
du tunnel de base bi-tube sous les Alpes dès 2006 ».
Calendrier proposé : lancer l’enquête de
DUP fin 2004, mettre en place la structure opérationnelle
de réalisation dans les deux ans, obtenir l’accord
de l’Europe pour le financement d’au moins 20
% du programme, fixer les clés de répartition
dès le prochain sommet franco-italien « permettant
d’engager le programme dans un processus de PPP ».
Le Comité estime donc que les deux Etats doivent s’engager
pour aboutir à la signature du traité international
qui décidera des modalités de réalisation
de l’ouvrage.
PERPIGNAN - FIGUERAS : LE
CONCESSIONNAIRE EST CHOISI
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 26 décembre 2003
Le gouvernement français a fait connaître ce
jour sa décision, en plein accord avec le gouvernement
espagnol, de confier au groupement TP Ferro la concession
de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre
la France et l'Espagne (de Perpignan à Figueras). La
signature du contrat de concession devrait intervenir dans
les toutes prochaines semaines, de façon à permettre
l'engagement des travaux dès le premier trimestre 2004.
Le groupement TP Ferro, qui doit être transformé
en société concessionnaire en vue de la signature
du contrat, est constitué principalement de l'entreprise
française Eiffage et des entreprises espagnoles ACS
et Dragados.
PARIS A QUATRE HEURES DE TURIN,
C'EST TRES COMPETITIF
France Soir - Le 19 décembre
2003
Questions à Innocenzo Cipolletta, Coprésident
du Comitato Transpadana
1 - Le gouvernement français prévoit un engagement
du projet de TGV entre Lyon et Turin avant 2012. Cela vous
paraît-il suffisant ?
"C'est positif. Nous sommes partis avec un espoir de
voir le projet se concrétiser en 2012, mais 2015 me
paraître être une date plus plausible, et qui
pourrait être respectée. En Italie, le projet
s'insère dans un ensemble beaucoup plus vaste. Il se
raccordera à la ligne Turin-Milan, qui sera opérationnelle
en 2008, puis pousuivie en 2010 jusqu'à Trieste (à
la frontière Slovène) et enfin vers Ljublijana.
D'autre part, une liaison Nord-Sud, depuis Milan vers Naples
est également très avancée."
2 - Le trafic ne sera-t-il pas essentiellmeent un trafic
de fret ?
"L'intérêt du côté italien
concerne à la fois le fret et le trafic voyageurs.
C'est vrai, le projet présente un intérêt
écologique, en délestant les Alpes des camions.
Mais il présente aussi un intérêt pour
les voyageurs au départ de Turin ou même de Milan,
avec une liaison qui mettrait Paris à quatre heures
s'avère très avantageuse et compétitive
en termes de temps. D'autant que pour ceux qui comptent prendre
l'avion, la région de la plaine du Pô es t très
souvent recouverte de brouillards en hiver, perturbant fortement
le trafic aérien."
J.P.V.
CIADT : UNE SERIE DE PROJETS
DE TRANSPORTS RETENUS A L'HORIZON 2012
A.F.P. - Le 18 décembre 2003
Le gouvernement Raffarin a retenu une série de projets
d'infrastructures de transports à réaliser ou
engager d'ici à 2012, représentant des travaux
d'environ 20 milliards d'euros, dont le TGV Lyon-Turin et
le canal Seine-Nord, a annoncé Matignon.
Afin de financer ces projets, le CIADT réuni à
Matignon a opté pour le maintien des sociétés
d'autoroutes dans le giron de l'Etat plutôt que pour
une privatisation. Il continuera ainsi en tant qu'actionnaire
d'encaisser les dividendes. Ces dividendes seront affectés
à une agence pour le financement des infrastructures
de transports, qui va être créée, et mobilisera
un volume global de subventions de 7,5 milliards d'euros sur
la période 2004-2012.
Au total, le gouvernement a retenu 50 projets d'aménagement
du territoire à l'horizon 2025, dont 35 directement
liés aux transports -liaisons ferroviaires, autoroutières,
fluviales et aéroports- et 15 pôles de développement
économique. Parmi les 35 projets d'infrastructures
de transport, certains seront engagés ou réalisés
d'ici à 2012: la liaison ferroviaire Lyon-Turin (TGV
et ferroutage), la deuxième phase du TGV-Est jusqu'à
Strasbourg ainsi que les TGV Nîmes-Montpellier, Rhin-Rhône,
Sud Europe Atlantique (vers Bordeaux et l'Espagne) et Bretagne.
LES QUINZE AFFICHENT UNE INITIATIVE
POUR LA CROISSANCE
Le Figaro - Le 13 décembre
2003
Les projets de grands travaux sont lancés
Silvio Berlusconi pourra s'enorgueillir d'avoir lancé
les projets de grands travaux européens qui lui tenaient
à cœur.
Le Conseil européen a ainsi entériné
hier l'initiative pour la croissance destinée à
soutenir une économie européenne chancelante.
Une liste de 56 projets transeuropéens jugés
«prioritaires», qui doivent être débutés
avant 2006. «Il s'agit d'un dossier important qui touche
de près les citoyens européens» a déclaré
Silvio Berlusconi. «Des emplois seront créés,
les communications entre les pays seront plus faciles»,
a promis le président du Conseil. Une étape
supplémentaire, selon lui, vers «la libre circulation
des marchandises, des capitaux et des services», l'un
des objectifs fondateurs de l'Union. «Il s'agit d'un
signal clair adressé aux entreprises, selon lequel
la croissance pourra redémarrer», a ajouté
le président Jacques Chirac.(...)
(...) L'Italie et la France peuvent se flatter d'avoir réussi
à imposer comme programme d'urgence la construction
du tunnel du Mont-Cenis censé donner du tonus à
une liaison ferroviaire Lyon-Turin.(...)
P. Avril
LE TUNNEL DU SIMPLON S'EST
MIS AU GABARIT EUROPEEN OUVRANT LA VOIE AUX 40 TONNES
Le Nouvelliste - Le 12 décembre
2003
Après huit ans de travaux de renouvellement et d’adaptation
du profil, l’autoroute roulante du Simplon sera opérationnelle
dès le 14 décembre à travers les deux
tubes du tunnel qui se met ainsi au gabarit européen.
(…)
L’abaissement du radier des galeries a permis de libérer
une hauteur de 4,9 mètres entre la ligne de contact
et le plan de roulement. (…)
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