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Création de l’Agence
ferroviaire européenne
Communiqué de la DG Transport
et Energie - Le 14 mai 2004
L’Agence ferroviaire européenne sera située
à Lille / Valenciennes en France. Elle sera progressivement
mise en place entre mai 2004 et mai 2006.
Cette Agence a été instituée pour fournir
à la Commission européenne et aux États
membres une aide technique dans les domaines de la sécurité
ferroviaire et de l’interopérabilité.
Bruxelles – 14 mai 2004.
Ministres alpins des transports
: plus de sécurité dans les tunnels
Le Temps - Le 11 mai 2004
REGENSBERG ZH - Les minitres des transports des pays alpins
ont été reçus à Regensberg (ZH)
par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger.
Des mesures pour augmenter la sécurité dans
les tubes bidirectionnels et réguler le trafic seront
prises d'ici 2 ans.
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a
invité mardi à Regensberg (ZH) ses homologues
allemand, autrichien, français et italien pour discuter
différents aspects du trafic transalpin. Les ministres
ont réafirmé leur volonté de collaborer
afin d'augmenter la sécurité du trafic poids
lourds à travers les Alpes. Ils se sont également
accordés sur la nécessité d'un transfert
accru de la route vers le rail.
La rencontre de Regensberg est la deuxième du genre
après l'accident mortel d'octobre 2001 dans le tunnel
routier du Gothard. Après la Suisse, la France assumera
la présidence de la prochaine réunion.
LIVRE VERT SUR LE PARTENARIAT
PUBLIC-PRIVE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 06 mai 2004
Les partenariats public-privé (ci-après PPP)
sont des formes de coopération entre les autorités
publiques et le monde des entreprises, visant à assurer
la réalisation de projets d'infrastructures ou la fourniture
de services d'utilité publique.
Le présent Livre Vert analyse le phénomène
des PPP au regard du droit communautaire des marchés
publics et des concessions.
L'objectif de ce Livre Vert est de lancer un large débat
permettant de déterminer si une intervention communautaire
est nécessaire pour assurer un meilleur accès
des opérateurs économiques des Etats membres
aux différentes formes de partenariat public-privé,
dans des conditions de clarté juridique et de concurrence
effective.
A cette fin, le Livre Vert présente la façon
dont les règles et principes découlant du droit
communautaire des marchés publics et des concessions
s'appliquent lors de la sélection du partenaire privé,
puis lors de la vie du contrat, dans le contexte de différents
montages de PPP. Le Livre vert pose également une série
de questions visant à obtenir plus d'informations sur
le fonctionnement, dans la pratique, de ces règles
et principes, afin de déterminer si ceux-ci sont suffisamment
clairs et du sort appropriés aux enjeux et aux caractéristiques
des PPPs.
Le Livre Vert aborde ainsi différents thèmes
: L'encadrement des procédures de sélection
du partenaire privé, la mise en place de PPP d'initiative
privé, l'encadrement contractuel ainsi que les modifications
contractuelles en cours de PPP, et la sous-traitance. Le Livre
Vert envisage aussi bien les montages de PPP qui se fondent
sur des liens purement contractuels ('PPP purement contractuels'),
que des montages impliquant la participation conjointe d'un
partenaire public et d'un partenaire privé dans une
entité juridique à capital mixte ('PPP institutionnalisés').
Ce Livre Vert s'inscrit parmi les priorités établies
par la Commission dans sa Stratégie pour le marché
intérieur 2003-2006, et constitue une contribution
aux actions prévues dans le cadre de l'Initiative pour
la Croissance en Europe.
« NOUS SOMMES À
UN POINT DE NON RETOUR »
Il Giornale del Piemonte - Traduit
de l'italien - Le 06 mai 2004
Interview de Sergio Pininfarina
« Ce jour est important – dit Sergio Pininfarina,
président de la Commission intergouvernementale pour
le Lyon – Turin – car l’accord signé
par les deux gouvernements constitue un point de non retour
»
C’est aussi une reconnaissance de votre action diplomatique.
« Non, aujourd’hui la reconnaissance est pour
ce que les deux gouvernements ont réalisé avec
une clairvoyance courageuse et un grand sens politique. Ils
ont démontré qu’ils savaient tenir compte
des grands objectifs d’intérêt national
et qu’ils savaient regarder loin, quand l’ouvrage
sera achevé ».
A ce point, il débutera comme vous le souhaitez en
2006 ?
« Oui, surtout si, d’ici cette date, l’Europe
accorde les financements promis ».
Donc, l’ouvrage pourra être achevé en
2018. Il y en a encore qui dise 2015 ?
« C’est une fourchette temporaire qui rappelle
la première guerre mondiale : Quinze – Dix-huit.
Mais je suis tout de même satisfait, l’important
est de partir ».
Le tunnel à deux tubes a aussi été défini.
Il y aura dès le départ deux tunnels, un par
direction ?
« Les deux tubes sont fondamentaux. C’est un
autre acte de sensibilité aux vrais problèmes,
c'est-à-dire chercher la flexibilité, l’efficacité
de l’infrastructure, plus qu’un petit objectif
de division des coûts. C’est un acte qui démontre
le courage de dépenser plus au début, qui signifie
moins à la fin. Faire un tube à la fois avait
un coût sensiblement supérieur ».
Maintenant il faudra modifier les traités internationaux
?
« Je pense que oui, il faudra ajourner ce qui a été
paraphé à Turin en 2001, puis, le soumettre
à l’approbation des deux Parlements ».
Traduit de l’Italien
TREIZE ANNEES A ATTENDRE CE
TRAIN
La Stampa - Le 06 mai 2004
Tribune de Sergio Pininfarina
Finalement nous y sommes. La signature de l’entente
financière pour la Transalpine Lyon-Turin est un résultat
historique pour l’Italie, la France mais aussi pour
toute l’Union Européenne, pour que le rêve
d’une liaison allant du Portugal à l’Europe
de l’Est, devienne réalité. ceci a été
possible seulement grâce au rôle actif des deux
gouvernements. Il est certain qu’il nous a fallu treize
ans, mais finalement il sera possible de réaliser un
ouvrage unique qui conduira à l’amélioration
des conditions de vie des populations, même si elles
doivent affronter les désagréments des chantiers.
C’était en 1991, quand Umberto Agnelli m’appela
à la Confindustria dont j’étais alors
à la Présidence, pour me parler de ce projet
de liaison transalpine : Lyon-Turin-Milan. Il me dit que j’étais
la bonne personne pour mettre en avant un projet d’envergure
internationale. J’ai un peu hésité mais
j’ai décidé finalement qu’il s’agissait
d’un bon projet qui ferait du bien aux collectivités.
C’est ainsi que commence l’aventure du Comitato
Transpadana. Tout de suite je compris que seule une action
tenace et patiente me permettrait d'atteindre mon objectif
car lorsque j’exposais le projet, je devais surmonter
l’indifférence de mes interlocuteurs : politiques,
banquiers, industriels, qui ne semblaient pas intéressés
par la liaison. Surtout ceux du Nord Est. Pour eux, il s’agissait
d’un projet trop « Piémontais ».
Ils n’étaient pas les seuls. Même à
Rome, les occupants du Palais Chigi (présidence du
Conseil) montraient un faible enthousiasme pour le projet.
Je dois dire que j’ai souvent assumé les critiques
sévères de l’opposition et des ministres
peu intéressés par le problème des infrastructures.
Puis le tournant est arrivé : l’accord de Milan.
L’adhésion du chef-lieu lombard au Comitato Transpadana
a donné à la liaison l’impulsion pour
la faire devenir un projet d’intérêt national.
Le rôle du gouvernement a aussi changé. La dernière
action du Président Amato a été celle
de me nommer chef de la délégation intergouvernementale
italienne. Puis l’arrivée de S. Berlusconi a
permis d’accélérer le cheminement.
Je veux aussi remercier le gouvernement français.
Ils ont toujours été disposés au rapprochement
même si quelques fois j’ai dû pousser au
maximum sur l’accélérateur pour surmonter
leurs freins. Je me rappelle avec émotion l’audition
devant le parlement transalpin, la rencontre avec le premier
ministre Monsieur Raffarin. Lui et notre Premier ministre
ont eu les capacités de regarder vers le futur. J’espère
que les habitants de la Vallée de Suse, les plus inquiets
par les conséquences environnementales et les plus
actifs contestataires, même s’ils ne m’ont
jamais contesté personnellement, comprennent qu’il
s’agit d’une infrastructure vraiment importante
même du point de vue écologique. Un ouvrage qui
sera réalisé avec toutes les garanties de sécurité
et qui améliorera leurs futures conditions de vies.
Traduit de l'italien
Sergio Pininfarina
LYON-TURIN : LE PREMIER MINISTRE
ET MR.BERLUSCONI SIGNENT UN MEMORANDUM
Communiqué de presse du Premier
Ministre - Le 05 mai 2004
Le Président du Conseil italien, M. Silvio Berlusconi,
et le Premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin,
réunis à Paris, le 5 mai 2004, ont présidé
la signature par les ministres des transports des deux pays
du mémorandum établi par les experts qui avaient
été désignés pour déterminer
la répartition entre les deux Etats de la charge budgétaire
qu’entraînera la réalisation de la liaison
ferrée Lyon-Turin.
L’Italie et la France soulignent que ce projet s’inscrit
dans la politique de transport qui sera mise en œuvre
sur l’ensemble de l’arc alpin. Cette politique
suppose une concertation approfondie avec l’ensemble
des partenaires concernés pour renforcer l’attractivité
du franchissement des Alpes par l’itinéraire
Lyon-Turin. Elle repose aussi sur l’engagement des deux
Etats à mener conjointement une politique active de
report modal de la route vers le rail dans les Alpes.
Dans le memorandum, les deux Etats rappellent qu’ils
ont sollicité de l’Union Européenne une
subvention de 20 % des travaux de la section internationale
allant de l’ouest du massif de la Chartreuse jusqu’au
nœud de Turin. L’obtention de cette subvention
conditionne l’engagement effectif des travaux.
Ce mémorandum doit servir de référence
aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études
relative à ce projet. Les deux Premiers ministres demandent
que celles-ci ainsi que les contacts nécessaires à
la réalisation de ces objectifs soient menés
à bien pour permettre la meilleure adéquation
dans le temps des investissements aux besoins.
Ils demandent enfin que soient poursuivies et finalisées
les études techniques, juridiques, économiques
et financières nécessaires au lancement des
travaux dans le cadre d’une organisation optimisée
permettant la maîtrise des coûts et des délais.
RAFFARIN ET BERLUSCONI SIGNENT
UN MEMORANDUM SUR LE FINANCEMENT DU LYON - TURIN
A.F.P. - Le 05 mai 2004
PARIS (AP) - Jean-Pierre Raffarin et Silvio Berlusconi ont
signé mercredi un mémorandum sur le financement
de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon
et Turin, qui prévoit une contribution égale
des deux pays et un financement européen.
"Nous avons défini les moyens financiers et les
procédures pour pouvoir réaliser cette grande
infrastructure", a déclaré le Premier ministre
français. Concrètement, le mémorandum
signé par les deux chefs de gouvernement à l'issue
d'un déjeuner à Matignon prévoit un financement
à parité des travaux de la section internationale
allant de l'ouest du massif de la Chartreuse à Turin,
selon Silvio Berlusconi.
La facture du tunnel de 52 km percé sous les Alpes
sera prise en charge à hauteur de 63% par l'Italie
et 37% par la France, a précisé le chef du gouvernement
italien. La France et l'Italie ont demandé à
l'Union européenne de prendre en charge 20% du coût
des travaux, estimé à 13 milliards d'euros,
soit 2,6 milliards d'euros de fonds européens. "L'obtention
de cette subvention conditionne l'engagement effectif des
travaux", explique un communiqué de Matignon.
L'entrée en service du tunnel est prévue entre
2015 et 2018.
Le mémorandum signé mercredi servira de référence
aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études
relatives au projet. MM. Raffarin et Berlusconi ont demandé
que les études ainsi que les contacts nécessaires
à la réalisation de ces objectifs soient menés
à bien "pour permettre la meilleure adéquation
dans le temps des investissements aux besoins". AP
egp/Bg
TUNNEL DU BRENNER : LOYOLA
DE PALACIO SE FELICITE DE L'ACCORD CONCLU ENTRE L'AUTRICHE
ET L'ITALIE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 03 mai 2004
Le traité bilatéral sur le tunnel de base du
Brenner signé vendredi entre l'Italie et l'Autriche
ouvre la voie à l'achèvement du projet. "C'est
une date marquante dans la réalisation d'un des grands
projets prioritaires du réseau transeuropéen
de transport à travers les Alpes".
Le tunnel de base du Brenner est un des 30 projets prioritaires
du réseau transeuropéen de transport adoptés
le 21 avril par le Parlement et le Conseil. Le projet, dont
l'objectif est de développer le rail et le transport
intermodal, prévoit la construction d'un tunnel long
de 56 km, dont le coût total est estimé à
environ 4,5 milliards d'euros.
La Commission estime très important que le traité
fixe à 2015 la date d'achèvemement du projet,
conformément à ce qui avait été
prévu dans les orientations communautaires.
MOBILISATION DES ELUS RHONALPINS
POUR LE LYON TURIN
Le Progrès - Le 30 avril 2004
A quelques jours d'un sommet franco-italien qui abordera
le dossier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin,
les élus rhônalpins aux côtés du
Comité pour la Transalpine ont tenu à faire
pression sur les Etats en rappelant combien il était
essentiel à leurs yeux que le dossier Lyon-Turin se
concrétise par la finalisation d'une structure juridique
et un montage financier.
Un enjeu national et européen : non seulement la ligne
à grande vitesse Lyon-Turin et la liaison fret sont
primordiales pour Rhône-Alpes et le Piémont,
deux régions de part et d'autre des Alpes qui ont annoncé
des engagements financiers, mais il en va aussi de l'intérêt
de la France et, comme l'a souligné Gérard Collomb,
d'autres pays européens comme l'Espagne et le Portugal
: « le Lyon-Turin permet de relier l'Europe du Sud et
de l'Ouest à celle de l'Est», ce qui est économiquement
vital.
Une vision que partage Jean-Jack Queyranne qui a également
souligné l'obligation de transférer le trafic
de marchandises, qui est exponentiel, de la route vers le
rail, si l'on veut éviter l'asphyxie des vallées
alpines.
Il a aussi affirmé qu'il était indispensable
que le chantier du tunnel de base de 53 km entre Saint-Jean-de-Maurienne
et Bruzolo soit lancé d'ici 2007.
François SAMARD
LE OUI AU LYON-TURIN ATTENDU
POUR LE 5 MAI
La Stampa - Le 30 avril 2004
Rome fait pression pour faire aboutir la ligne ferroviaire
transalpine.
Lors du Forum de dialogue franco-italien organisé
à Turin, le ministre italien des Affaires Etrangères
Franco Frattini accueille son invité Michel Barnier
: « Nous encouragerons les entreprises italiennes à
un échange toujours plus intense avec la France ».
Même l’Italie, pour sa part, a des demandes (ou
attentes) bien précises : comme la ligne à grande
vitesse Lyon – Turin, rapports plus équilibrés
dans le secteur énergétique, collaboration entre
Alitalia et Air France. « Pour nous les grands réseaux
sont une priorité dans la priorité »,
dit le ministre des affaires étrangères italien.
(…)
Pendant le Forum de dialogue franco-italien la confrontation
la plus intéressante se trouvait à la table
de Sergio Pininfarina, dédiée aux grands réseaux
et infrastructures. « Depuis 13 ans, je m’occupe
du Lyon – Turin et aujourd’hui nous atteignons
presque l’objectif. Ces derniers mois nous avons bien
travaillé, grâce à l’engagement
des deux gouvernements. Nous avons réussi à
atteindre tous les objectifs : maintenant il s’agit
de donner le « feu vert » définitif de
l’ouvrage ». L’objectif principal doit être
unique : ouvrir les chantiers en 2006, pour réaliser
un tunnel de base à deux tubes et pouvoir achever l’ouvrage
d’ici 2012. L’engagement économique demandé,
selon Monsieur Pininfarina, est parfaitement à la portée
des deux gouvernements : sur les 15,2 milliards d’euros
à financer, grâce aux contributions européennes,
aux fonds privés, aux aides régionales et aux
prêts accordés par la Bei, la dépense
se réduirait à seulement 500 millions d’euros
par an sur 10 ans pour chacun des pays. « Nous sommes
deux nations avec 120 millions d’habitants en tout –
dit Sergio Pininfarina – c’est pourquoi nous pouvons
nous permettre un ouvrage de ce genre, quand un pays comme
la Suisse, qui a à peine 8 millions d’habitants,
se permet d’en faire deux ».
Les participants français au groupe de travail, tout
en reconnaissant la valeur de l’ouvrage et de sa stratégie,
ne pensent pas exactement de la même manière.
Francis Mayer, directeur de la Caisse des Dépôts
française, soutient que la contribution du privé
n’arrivera pas à couvrir 30 % des coûts
comme on l’espérait. « Mais la France dans
ce secteur ne s’est pas donnée de priorité
ferme : elle a promis des lignes à grandes vitesse
à toutes les régions et elle a de gros problèmes
de budget ».
L’inspecteur général des finances françaises,
Noël de Saint Pulgent, prononce fermement : « l’accord
est possible, le choix est entre les mains des gouvernements
». Sur la même lignée, le président
de la SNCF, Louis Gallois, selon qui la liaison Lyon-Turin
représente : « un investissement politique, non
financier ». Sergio Pininfarina est pourtant très
déterminé : « De notre document final
doit émerger un appui convaincu au projet, sans cacher
les difficultés financières et techniques d’un
tel ouvrage ». Fin de la discussion.
(…)
Traduit de l'Italien
Paolo Baroni
BERLUSCONI A PARIS LE 5 MAI
POUR RENCONTRER CHIRAC ET RAFFARIN
A.F.P. - Le 29 avril 2004
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi se rendra
à Paris le 5 mai pour rencontrer le président
français Jacques Chirac puis le Premier ministre Jean-Pierre
Raffarin, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie
française Michel Barnier à Turin (nord de l'Italie).
Le ministre français s'exprimait en marge d'un forum
franco-italien ayant pour thème les relations entre
les deux pays, auquel participait également le chef
de la diplomatie italienne Franco Frattini.
Le ministre français a appelé à un "nouvel
élan pour la coopération franco-italienne".
"Il y a entre les deux pays des lacunes et des faiblesses.
Nous avons peut-être trop tardé à mettre
en place une instance de dialogue pour combler ces lacunes
et faiblesses" a estimé M. Barnier en référence
à ce forum "de dialogue" qui s'achève
vendredi.
M. Barnier avait d'abord indiqué que M. Berlusconi
se rendrait "probablement" à Paris. Après
une rencontre bilatérale avec M. Frattini, jeudi après-midi,
le ministre français a confirmé la visite parisienne
de M. Berlusconi le 5 mai. "J'espère que (cette
visite, ndlr) sera l'occasion d'arriver à un résultat
sur la liaison Lyon-Turin", principal dossier économique
en cours entre les deux pays, a indiqué M. Barnier.
La liaison ferroviaire Lyon-Turin qui fait partie des projets
prioritaires de l'Union européenne, est encore l'objet
de "discussions" entre les gouvernements français
et italien au sujet de son financement, selon le ministre
français.
Une source diplomatique française a indiqué
que le sujet du financement avait subi un déblocage
récent en Italie. Rome aurait accepté de prendre
à sa charge environ les deux tiers du coût de
la partie "internationale du projet" pourtant principalement
située en territoire français, tandis qu'un
tiers serait à la charge de la France.
Selon le quotidien italien La Stampa, l'Italie et la France
devaient échanger ce jeudi un projet de protocole d'accord
à ce sujet, selon lequel Rome débourserait 3,3
milliards d'euros contre 1,8 milliard d'euros pour Paris.
ITALIE-FRANCE : UN SOMMET
POUR RELANCER LE DIALOGUE
Le 29 avril 2004
Interview de Monsieur Sergio Pininfarina, Président
de la délégation italienne de la Commission
Intergouvernementale pour le Lyon – Turin, réalisée
lors du Forum de dialogue franco-italien les 29 et 30 avril
2004.
« Voyez-vous, je suis piémontais » commence
Sergio Pininfarina. « Je vous le dis car nous avons
une certaine proximité avec les Français, de
notre dialecte qui ressemble à leur langue, jusqu’aux
villes, puisqu’il n’y a pas de ville en Europe
qui ressemble plus à Paris que Turin ». Il sourit,
il est de bonne humeur, le grand couturier des quatre roues,
après avoir reçu la Légion d’Honneur.
Il est satisfait car finalement l’Italie et la France
débutent une confrontation au niveau des sociétés
civiles et elles le font en lançant les Forums de dialogue
France-Italie.
« Il était temps – nous confie l’industriel
– la France est mon second pays, pour la formation personnelle,
les relations et l’activité professionnelle.
Avec les Français, je partage cinquante années
d’expérience et de succès. Outre Alpes
j’ai beaucoup de vieux amis ».
Pourtant ils vous mettent en colère.
« Oui, il est vrai. Mais entre amis cela arrive. Les
motifs de friction les plus consistants, nous les avons eus
à propos de la liaison Lyon – Turin, «
mon » Lyon – Turin. Je désirais qu’elle
avance rapidement, eux ils avaient d’autres intentions.
Ainsi, il me semblait qu’ils avançaient trop
lentement. En effet il y a eu quelques tensions ».
Comment jugez-vous les rapports entre les deux pays ?
« Il y a des frictions à propos des projets d’infrastructures
et de l’énergie. Maintenant il y a la collaboration
entre Air France et Alitalia qui ne décolle pas et
que, au contraire, je voudrais bien voir voler ».
Ne croyez-vous pas que sur Alitalia nous avons quelques torts
? Eux ils demandent seulement de s’unir à une
compagnie privée et redressée.
« Justement, cela vous semble peu ? Il est vrai que
Alitalia est en difficulté, mais l’attitude française
est trop dure. Il faudrait, ici comme ailleurs, avoir une
approche plus constructive s’ils pour vraiment affronter
et résoudre les problèmes ».
Un autre point de conflit : l’énergie
« (…) Il y a une prédominance qui a conduit,
sinon à un monopole, au moins à des positions
très fortes de la part des Français. En Italie,
nous avons un déficit de production d’énergie.
En France, ils en ont tant et nous peu. Il y a des raisons
historiques, géographiques et politiques : notre choix
antinucléaire. Nous avons besoin d’acheter de
l’énergie et de la faire parvenir de manière
efficace. Ici entre en jeu la contribution de « mon
» liaison Lyon – Turin ».
De quelle manière ?
« La galerie ne sert pas seulement à transporter
rapidement des marchandises et des voyageurs. Elle peut aussi
héberger un câble à haute tension le long
du tunnel de base par lequel faire passer l’électricité.
C’est faisable, avec des coûts et des résultats
compétitifs ».
Des rapports compliqués en somme ?
« Nous avons eu de pires moments, même dans un
passé récent. Vous vous rappelez il y a seulement
un an, nous avons eu des difficultés avec Paris sur
des questions culturelles. Des épisodes vraiment désagréables.
Il n’y avait pas tant de sympathie dans nos confrontations.
Maintenant il me semble que le climat a changé, qu’il
y ait de nouveau des envies de collaborer ».
La guerre en Irak et le choix Atlantique de l’Italie
ont-ils compliqué les rapports ?
« Les positions sont différentes, toutefois je
ne dramatiserai pas les différences. Depuis toujours,
la France estime être le pays leader de l’Europe
et considère l’Italie comme un allié de
second plan. Malgré cela, il me semble que les choses
aillent mieux. Lors du dernier Sommet bilatéral, l’ambiance
m’a paru très constructive ».
Voyez-vous un futur avec des relations plus étroites
?
« (…) La France avec l’élargissement
à l’est de l’Europe, risque de perdre sa
centralité. Pour cela, elle a besoin de communiquer
– et ici je me réfère aussi bien aux infrastructures
que à la culture – plus avec le reste du continent,
et en particulier avec le Sud et l’Italie. Nous ne pouvons
pas seulement gagner une amélioration des relations
bilatérales. Sans le Corridor V, donc le Lyon –
Turin, nous ne pourrons conserver cette centralité
européenne qui nous caractérise depuis le Moyen
Age. Comme on le voit, nous avons des ambitions communes ».
Considérez-vous que les réticences françaises
envers le Lyon – Turin soient dépassées
?
« Les Français sont cartésiens, avant
un investissement ils veulent analyser chaque petit détail,
étudier les coûts et les retours. Non pas que
nous ne le fassions pas, mais eux sont plus pragmatiques.
Initialement Monsieur Raffarin avait tout bloqué. Puis,
grâce à l’action du gouvernement italien
et de la commission intergouvernementale, nous avons réussi
à renverser la situation. Maintenant, l’objectif
est fixé : il faut rendre possible le lancement des
travaux en 2006. Cela dit, une fois les travaux commencés,
vous verrez que l’on cherchera à les conclure
en des temps plus brefs ».
Vous y croyez vraiment ?
« Nous en sommes très près. Du point de
vue économique, il manque un milliard d’euros.
Ce n’est pas un grand chiffre, cela n’est pas
la peine de s’arrêter pour cela. Qui en prend
la responsabilité ? Les ressources sont disponibles,
on peut le faire sans se démunir. J’espère
que le Sommet entre Berlusconi et Raffarin qui est programmé
pour le 5 mai, puisse conduire à un tournant ».
Traduit de l'Italien
Marco Zatterin
INTEGRATION EUROPEENNE : LA
COMMISSAIRE, LOYOLA DE PALACIO A FAIT ADOPTER DE NOUVELLES
REGLES
Communiqué - Commission Européenne
- Le 27 avril 2004
(...) Loyola de Palacio a fait adopter de nouvelles règles,
comme la qualification de certains de ces projets "d'intérêt
européen". Cette qualification permettra, en effet,
de concentrer les subsides européens mais aussi mener
une enquête transnationale unique sur les tronçons
transfrontaliers et de coordonner les procédures d'évalutation.
A noter encore que, toujours pour ces segments transfrontières
de RTE, le Parlement et le Conseil ont déjà
donné leurs accord pour un relèvement de 10
% à 20 % du taux de cofinancement européen.
Un taux dont il est espéré qu'il s'avérera
"un facteur incitatif" pour la mise sur pied des
"partenariats public-privé" sur lesquels
Bruxelles mise beaucoup pour mobiliser les investisseurs privés.
Mais ils ne peuvent être mis sur pied que dans le cas
où les perspectives sont compatibles avec un retour
sur investissement, ce qui est parfois problématique
dans les infrastructures.
La réalisation de ces projets dépendra, néanmoins,
très largement de l'écoute que les vingt cinq
gouvernements de l'Union réserveront à la recommandation
que leur a faite la Commission, le 10 février dernier,
d'augmenter de façon substantielle les moyens qui seront
alloués aux RTE dans la programmation budgétaire
européenne 2007-2013.
M. P.
RESEAU RTE-T : LOYOLA DE PALACIO
SE REJOUIT DES NOUVELLES ORIENTATIONS ADOPTEES
Communiqué - Commission Européenne
- Le 21 avril 2004
Les nouvelles orientations pour le réseau transeuropéen
de transport ont été adoptées aujourd’hui
par le Parlement européen, une semaine seulement après
leur adoption par le Conseil de ministres et tout juste six
mois après la présentation de la proposition
par la Commission. Ces nouvelles orientations comprennent
une liste de 30 projets prioritaires déclarés
d’intérêt européen. (…) L’extension
des grands axes européens vers les futurs États
membres devrait contribuer au succès de l’élargissement
et donner à l’Union européenne une nouvelle
occasion de réduire la congestion, d’améliorer
l’accessibilité et d’encourager l’intermodalité.
«Cette adoption rapide de la proposition de la Commission
par les deux co-législateurs démontre une volonté
sincère de réussir l’élargissement
(…) » a déclaré Mme Loyola de Palacio,
Vice-présidente de la Commission chargée de
l’énergie et des transports.
(…) L’accent est mis sur les projets transfrontaliers
qui sont généralement les plus difficiles à
mettre en œuvre. La réalisation des 30 projets
devrait nécessiter environ 225 milliards d’euros
d’ici à 2020. 20 % du montant total pourrait
provenir du secteur privé, le reste devant être
prélevé sur les budgets nationaux et communautaire,
notamment dans le cadre des perspectives financières
au-delà de 2006. (…) La mise en œuvre des
projets prioritaires devrait permettre des gains de temps
pour le transport international et contribuer à la
réduction de la pollution due au transport, ainsi qu’à
un aménagement du territoire plus équilibré.
Selon des études récentes, ces effets bénéfiques
devraient améliorer le potentiel de croissance de l’Union,
qui pourrait atteindre 0,3 % du PIB, et créer jusqu’à
un million d’emplois.
(…) Les orientations sont complétées
par les nouvelles règles concernant l’octroi
d’aides dans le domaine des réseaux transeuropéens,
qui doivent entrer en vigueur dans les mois prochains. Ces
nouvelles règles ont notamment porté de 10 à
20 % (au lieu de 30% dans la proposition de la Commission)
le taux de cofinancement pour les tronçons des projets
prioritaires qui permettent le franchissement de frontières
ou d’obstacles naturels. Un tel taux devrait être
plus incitatif pour la mise en œuvre de projets, notamment
pour la création de partenariats public/privé.
LES TRANSPORTS EN 2003 : LEGER
REDRESSEMENT POUR LES MARCHANDISES, STAGNATION POUR LES VOYAGEURS
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 19 avril 2004
La Direction des Affaires Economiques et Internationales
(DAEI) vient de rendre publics les premiers résultats
du rapport de la Commission des comptes des transports de
la nation pour 2003.
En 2003, à l'instar de l'ensemble de l'économie,
la branche transports a faiblement progressé (+ 0,4
% en volume).
Plusieurs facteurs expliquent cette faible progression : le
ralentissement économique (hausse du PIB de 0,2 % en
France et de 0,4 % pour la zone euro), l'atonie du commerce
extérieur et notamment le recul des exportations dans
un contexte de dépréciation continue du dollar
face à l'euro, auxquels sont venues s'ajouter des inquiétudes
géopolitiques et sanitaires au niveau international.
C'est le transport de marchandises qui a soutenu l'activité
(+ 0,9 %), le transport de voyageurs stagnant à + 0,1
%. L'année précédente affichait la situation
inverse.
La croissance du transport de marchandises est portée
par les modes routier (+ 1 %) et maritime. En revanche, le
fret ferroviaire est en recul de plus de 6 %. Le transport
fluvial de marchandises régresse légèrement,
en raison de problèmes d'hydraulicité liés
à la canicule. (...)
LE LYON-TURIN, VITE ! par
Raymond BARRE †
Le Monde - Le 17 avril 2004
(...) La liaison Transalpine Lyon - Turin est par excellence
le grand projet d'infrastructures de transport de demain.
Cette liaison européenne transalpine est décidée.
C'est un programme lancé, qui a d'ailleurs fait, depuis
l'origine, l'objet de plusieurs centaines de millions d'euros
d'études, de sondages et de travaux de reconnaissance.
Maintenant, ce nouvel axe ferroviaire Lyon - Turin doit être
calibré pour être réalisable, performant,
optimisé. La triple préoccupation d'une maîtrise
de coûts, du respect des performances et des fonctionnalités,
et d'un calendrier ambitieux, doit être omniprésente.
Le pas décisif que les chefs de gouvernement français
et italien vont franchir à ce sujet, dans les prochaines
semaines, sera la réponse à l'ambition des deux
pays pour une Europe équilibrée qui pourra s'appuyer
sur sa capacité d'innovation et sur l'intelligence
de ses réseaux logistiques. Les habitants des Alpes,
les collectivités territoriales et les acteurs économiques
de Rhône-Alpes, regroupés depuis plus de douze
ans au sein du Comité pour la Transalpine, espèrent
cette nouvelle étape.
Pour mener à bien le Lyon - Turin, des engagements
fermes devront être pris pour assurer le démarrage
des travaux du "tunnel de base" sous les Alpes,
dès 2006, avec la réalisation simultanée
des deux galeries prévues. D'ici deux ans, la structure
opérationnelle qui réalisera le chantier devra
être installée. Le pilote de cette opération
aura la responsabilité d'inscrire ce programme global,
sur la totalité de la liaison transalpine, dans une
démarche industrielle et partenariale.
L'accord franco-italien du 29 janvier 2001 avait décidé
la réalisation de la liaison transalpine lyon - Turin.
Maintenant, un nouvel acte est impératif : aboutir
rapidement à la signature du traité international
qui décidera des modalités de réalisation,
avec une garantie de mise en service selon le calendrier accéléré
fixé par les Etats : 2012-2015.
PARIS SE RAPPROCHE DU LYON-TURIN
Il Giornale del Piemonte - Traduit
de l'italien - Le 02 avril 2004
Le remaniement du gouvernement français après
la victoire de la gauche aux élections régionales,
a été accueilli de manière positive par
l’alliance « politique-entrepreneurs » italienne
en faveur du Lyon-Turin : en particulier la nomination de
Michel Barnier aux Affaires Etrangères qui apporte
une représentation de la Région Rhône-Alpes
au gouvernement avec une position de premier rang, offrant
un nouvel atout aux grandes infrastructures ferroviaires,
aux côtés de Gilles De Robien renommé
aux Transports. (…)
Hier le Président de la Région Piémont,
Enzo Ghigo, a reçu du Ministre des Affaires Etrangères,
Franco Frattini, la garantie que le nouveau gouvernement français
maintiendra les engagements pour la réalisation du
Lyon-Turin.
« Frattini – a annoncé Ghigo – a
obtenu du nouveau ministre des Affaires Etrangères,
Michel Barnier, d’amples assurances sur le fait que
le projet de la liaison Lyon-Turin avancera dans les délai
prévus ». Ghigo est certain que même la
Région Rhône-Alpes ne changera pas de stratégie
: « Le nouveau Président de gauche, Jean Jack
Queyranne, avait inscrit parmi les points principaux de son
programme électoral la construction de la ligne ferroviaire
»
LES NLFA COUTERONT 1,1 MILLIARD
DE FRANCS DE PLUS QUE PREVU AU DEPART
Edicom - Le 30 mars 2004
Berne (AP) Les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA)
coûteront 1,1 milliard de francs de plus qu'initialement
prévu, selon les dernières estimations. (…)
Pour les autorités fédérales, la revue
à la hausse de la facture de départ est raisonnable
pour un chantier de cette envergure.
(…) Selon les dernières estimations, le surcoût
se répartit à raison de 500 millions pour le
Gothard et de 300 millions pour le Lötschberg. Au Gothard,
la facture a gonflé en raison de problèmes géologiques
et de modifications de projets, notamment dans le canton d'Uri.
Au Lötschberg, des soucis d'adjudications et des aménagements
techniques de sécurité ferroviaire expliquent
en grande partie les dépassements.
Sous-directeur de l'OFT, Peter Testoni, a souligné
que la concurrence jouait dans l'attribution des travaux,
comme le montre la participation de plusieurs entreprises
étrangères. Au total, 410 millions de francs
ont cependant été perdus en raison de commandes
plus onéreuses que prévu. Malgré les
surcoûts, l'OFT estime que l'évolution du projet
est positive. Compte tenu de la durée du chantier,
un dépassement de 7,5% par rapport au crédit
initial est raisonnable.
Pour Max Friedli, directeur de l'OFT, l'un des points positifs
est que 28% des 153 kilomètres de galeries, puits et
tunnels au Gothard ont déjà été
excavés. Au Lötschberg, 93 des galeries ont été
percées, le reste devrait l'être d'ici la fin
de l'année encore. L'ouverture est prévue en
2007.
LYON - TURIN : DEBUT DES TRAVAUX
POUR 2006
La Vie Nouvelle - Le 25 mars 2004
Engagés depuis 10 ans pour que le programme de la
nouvelle liaison ferroviaire entre Lyon et Turin aboutisse,
les grandes signatures économiques françaises
et italiennes ont fait une "déclaration commune".
La force de cette déclaration commune réside
dans la parfaite convergence entre les partenaires italiens
et français, qui demandent un démarrage des
travaux dès 2006 de cette liaison essentielle à
l'équilibre de l'Europe. Cette déclaration prend
en compte les limites budgétaires des deux Etats et
précise que d'autres méthodes de financement
existent en dehors des crédits publics.
LYON - TURIN : L'ENGAGEMENT
DU PIEMONT
L'Essor Savoyard - Le 25 mars 2004
Enzo Ghigo, le Président de la Région Piémont
vient d'annoncer que la collectivité régionale
italienne contribuerait à hauteur de 100 millions d'euros
au financement du projet de liaison Lyon - Turin.
Cette initiative prolonge, en particulier, les échanges
qui ont régulièrement lieu entre les régions
concernées par l'axe Lisbonne-Kiev, dans le cadre de
l'Arc Sud Européen.
Rappelons que la Région Rhône-Alpes s'est engagée
sur un financement à hauteur de 411,6 millions d'euros
pour cet axe Lyon - Turin dont tous les acteurs souhaitent
le démarrage des travaux en 2006.
LA FNTP PROPOSE UNE PRESENCE
DES REGIONS DANS LA FUTURE AGENCE DES INFRASTRUCTURES
Le Moniteur.fr - Le 16 mars 2004
La Fédération nationale des travaux publics
émet des propositions sur la future agence pour le
financement des infrastructures dont la création a
été annoncée lors du CIADT le 18 décembre
2003. (…)
La FNTP se félicite du "retour en faveur des infrastructures,
résultat du constat indéniable de la dégradation
des investissements" depuis dix ans, mais elle juge que
des "zones d'ombre persistent" sur le fonctionnement
de la future agence. La fédération craint notamment
que "des fonds théoriquement attribués
à l'agence" soient reversés ensuite au
budget général de l'Etat, comme ce fut le cas
dans le passé avec la dissolution de plusieurs fonds
de financement des infrastructures.
Elle plaide pour que l'agence soit une "holding portant
les participations de l'Etat dans les sociétés
d'autoroutes qu'il contrôle" et que les régions
interviennent dans son organisation en participant notamment
à son conseil d'administration. La fédération
souhaite qu'enfin, il "soit trouvé d'autres sources
de financement que les seuls dividendes" des sociétés
d'autoroutes. Une part de la TIPP, de la taxe d'aménagement
du territoire ou encore des fonds provenant d'une privatisation
partielle de certaines sociétés d'autoroutes
pourraient servir de sources alternatives de financement,
avance la FNTP.
"C'est l'organisation choisie, quand elle sera connue,
et la composition de son conseil d'administration qui détermineront
les chances de survie de l'agence", estime encore la
FNTP, qui se dit par exemple favorable à la présence
de présidents des conseils régionaux au conseil
d'administration de l'agence.
LYON - TURIN : LE SOMMET AURA
LIEU EN AVRIL
Le 13 mars 2004
Interview de M. Pietro LUNARDI, Ministre des Infrastructures
Le sommet franco-italien pour le Lyon-Turin aura probablement
lieu, dit le Ministre des Infrastructures Pietro Lunardi,
d’ici le mois d’avril. « Le report de la
rencontre entre Monsieur Berlusconi et Monsieur Raffarin est
dû à une série d’éléments
dont les français doivent discuter collégialement.
Ces éléments n’étant pas déterminés,
c’est pour cela que le Sommet a été reporté».
Monsieur le Ministre, ne pensez-vous pas que ce renvoi soit
une stratégie pour demander plus à l’Italie
ou à l’Union Européenne ?
« Une Commission, voulue par le Ministre Gilles de Robien
et moi-même afin de prendre une décision sur
le plan financier, a été mise en place avec
deux représentants gouvernementaux par partie. Elle
est arrivée à la définition de tous les
aspects relatifs à la liaison internationale. Nous
avons déjà eu l’accord sur l’aspect
technique ».
Et en ce qui concerne l’aspect financier ?
« Il en est de même. Il y a, c’est vrai
une résistance de la part des ministères des
Finances des deux pays. Mais il s’agit de détails,
de toutes petites différences ».
Donc, vous ne croyez pas au milliard d’euros manquant
dans les caisses françaises ?
« Non. L’Italie, pour garder en équilibre
l’engagement financier, maintient une répartition
des dépenses à 50 - 50. Des financements incombant
aux français seront avancés. Et le remboursement
de ces sommes se fera sur un long terme plutôt qu’à
court terme. C’est justement de cela que discutent les
deux Ministres des Finances. Mais ils doivent trouver un accord
avant ce sommet. (...) ».
Et quand aura-t-il lieu ce Sommet ?
« En avril je l’espère, même si la
date n’a pas encore été définie
». (…)
Une dernière question à propos du terrorisme.
Pensez-vous que la tragédie de Madrid et ses inévitables
répercussions politiques puissent ralentir le plan
de réalisation des infrastructures internationales
? Pensez-vous, en somme, que pendant quelques temps, les pays
penseront plus à protéger leurs frontières
plutôt que de les ouvrir ?
« Non. Je pense que plus les infrastructures seront
en ordre, plus la sécurité sera garantie. Le
terrorisme agit mieux dans une situation de dispersion, de
mauvaises liaisons ».
Donc, selon vous l’émergence de sécurité
ne sacrifiera pas la mobilité ?
« Non, la garantie de mobilité est aussi une
garantie de sécurité ».
Traduit de l'italien.
traduit de l'italien
LYON - TURIN : LES FONDS DE
LA BEI
La Repubblica - Le 04 mars 2004
La banque européenne assurera 75 % des dépenses
Le dernier obstacle, financier, pour la construction de ligne
à grande vitesse Lyon-Turin est surmonté. La
Banque Européenne pour les Investissements (BEI) financera
en effet 75% des dépenses, soit 9 milliards d’euros
sur les 12 milliards nécessaires : de ces 75%, une
partie (20% du coût total, soit 2.5 milliards d’euros),
sera donnée par l’Union Européenne à
fonds perdu. En revanche, les 55% restants seront accordés
par la BEI sous forme de prêt, avec un remboursement
sur 35 ans.
C’est hier que le Ministre des Infrastructures Pietro
Lunardi l’a annoncé, lors d’une rencontre
à Rome avec le vice-président et adjoint aux
transports de la Région Piémont William Casoni.
De cette manière la France et l’Italie devront
trouver d’ici 2012, date à laquelle est prévue
la fin des travaux, pas plus d’1.5 milliard d’euros
chacune. (...)
M.T.- Traduit de l'italien
ROME ESPERE UN ACCORD AVANT
FIN MARS SUR LE LYON - TURIN
Rail & Transports - Le 03 mars
2004
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, espère
conclure avant la fin mars un accord définitif avec
Paris sur la future liaison ferroviaire Lyon - Turin.
Le gouvernement français a approuvé début
janvier l'avant-projet de tracé et les principales
caractéristiques de la partie commune franco-italienne.
LE MEDEF DISTRIBUE SES CARTES
Le Progrès - Le 02 mars 2004
Les responsables du Medef Rhône-Alpes ont présenté
leurs revendications contenues dans un cahier de propositions
économiques, intitulé « Cartes sur table
».
Avec la nouvelle étape de la décentralisation,
les transferts de compétences qui visent désormais
l'emploi, la formation et l'aménagement du territoire,
l'organisation patronale de Rhône-Alpes veut se faire
entendre des forces politiques locales. Dans ce livret blanc
d'une cinquantaine de pages, le Medef dresse donc un catalogue
de priorités.
Les entrepreneurs du Medef en Rhône-Alpes ont ainsi
tracé deux grands axes, que sont croissance/emploi
et attractivité du territoire, en regardant non seulement
ce qui se passe dans les régions de France, mais aussi
dans les régions d'Europe. « Parce qu'il s'agit
de faire mieux qu'ailleurs » insiste le président
Paris. Ce qui n'est pas encore le cas, Rhône-Alpes pourtant
deuxième région de France pour la plupart de
ses activités, se classe quatrième derrière
les trois grandes régions européennes : Bade-Wurtemberg,
Catalogne et Lombardie.
(…) L’organisation patronale préconise
un renforcement des infrastructures de communication (Transalpine
Lyon-Turin, autoroutes, liaison à grande vitesse Rhin-Rhône)
sans lequel « l'économie régionale restera
à l'écart de l'Europe de l'est et du sud. »
En trouvant évidemment des solutions financières
« qui ne surchargent pas les collectivités et
les entreprises. »
LE PARLEMENT EUROPEEN VEUT
MODIFIER LA LISTE PRIORITAIRE DES PROJETS RTE
Europolitique - Le 21 février
2004
La commission parlementaire des Transports propose de modifier
certains projets prioritaires du réseau transeuropéen
de transport. Le rapport contient plusieurs amendements à
la liste des 29 projets prioritaires recensés par la
Commission européenne.
(...) Parmi ces amendements : l'extension du projet n°6
d'axe ferroviaire Lyon-Trieste/Koper-Ljubljana-Budapest-frontière
ukrainienne, notamment pour y inclure un axe ferroviaire Marseille-Turin,
avec le tunnel du Montgenèvre comme tronçon
transfrontalier, (...)et l'inclusion d'une liaison ferroviaire
Vienne-Graz-Ljubljana/Villach-Koper/Trieste.
(...) Enfin le Parlement introduit un amendement qui confère
une base juridique à la liste à démarrage
rapide ("Quick start").(...)
RENTE AUTOROUTIERE : LE FINANCEMENT
DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Transports Actualités - Le
20 février 2004
Le ministère des Transports a présenté,
le 4 février dernier, les principales caractéristiques
de la future agence pour le financement des infrastructures.
Porteuse de la participation financière de l'Etat dans
la réalisation des grands projets, l'agence sera surtout
alimentée par la "rente autoroutière".
(...) Cette agence pourra attendre des dividendes des sociétés
d'autoroutes dans lesquelles l'Etat possède une participation
majoritaire. La dette des sociétés d'autoroutes
est passée par un pic il y a un ou deux ans, mais celles-ci
sont entrées dans une période où, leur
endettement diminuant progressivement, elles vont produire
des dividendes.
La rente annuelle des autoroutes pour l'Etat a été
évaluée selon trois étapes : de 2005
à 2012, le montant des dividendes devrait être
de 500 millions d'euros par an ; de 2012 à 2020, la
rente passerait à 1 milliard d'euros par an ; et de
2020 à 2030, elle serait de 1,5 milliard d'euros par
an. Le montant total de la rente entre 2005 et 2030 est évalué
à 39 milliards d'euros.
Selon le ministère, cette structure permettra d'augmenter
les rentrées financières dès la première
décennie (2005 à 2012) afin d'obtenir des revenus
réguliers d'environ 1 milliard d'euros par an, en utilisant
l'emprunt (adossé aux dividendes de la rente autoroutière,
escomptés à plus long terme). (...)
RAIL : LE TRAFIC EUROPEEN
BAISSE EN 2003
La Tribune - Le 18 février
2004
Selon la Communauté européenne du rail (CER),
réunissant les grandes compagnies de chemin de fer,
le trafic ferroviaire a reculé en 2003 sur le Vieux
Continent, tant pour les passagers (-0,7 %) que pour le fret
(-1%). Le repli est particulièrement sensible pour
l'opérateur français, la SNCF, qui perd 1,8
% pour les passagers et 6,4 % pour le fret en une année.
L'ALLEMAGNE SUSPEND SON MEGA
PROJET DE PEAGE POUR POIDS LOURDS
La Tribune - Le 18 février
2004
Le gouvernement a suspendu le contrat du consortium Toll
Collect, qui a été incapable d'assurer le fonctionnement
du péage dans un délai raisonnable
(...) Basé sur un équipement de facturation
automatique embarqué utilisant un système de
navigation par satellite, le dispositif aurait dû démarrer
en août dernier.
L'expérience était suivie avec attention par
la France, qui réfléchit à un péage
poids lourds sur les voies express rapides. Mais les appareils,
dont une bonne partie ont déjà été
installés sur les camions, n'ont jamais fonctionné,
contraignant le consortium à reporter la mise en service
à 2006.
Un délai inacceptable, a estimé hier Gerhard
Schröder. (...)
B. de Peretti
LE BUG ROUTIER DE 2010
Rail & Transports - Le 18 février
2004
Depuis 1998, les experts redoutent à l'horizon de
2010, une sorte de catastrophe économique qui pourrait
être générée par le déséquilibre
entre les flux de transport, en croissance constante, et la
capacité des infrastructures incapable de les absorber.
Depuis la fin des années 60, la demande de transport
en Europe s'est accrue de 63 %. Dans le même temps,
la part du transport fluvial est tombée de 13 % à
8 % tandis que celle du ferroviaire chutait de 32 % à
15%. Ce qui s'est traduit par quasi-doublement du transport
par la route.
LICENCE D'ENTREPRISE FERROVIAIRE
ACCORDEE A EUROPORTE 2, FILIALE D'EUROTUNNEL
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 13 février 2004
Gilles de ROBIEN et Dominique BUSSEREAU viennent de délivrer
à la société Europorte 2, filiale de
la société Eurotunnel, une licence d'entreprise
ferroviaire.
Cette licence permet à Europorte 2 d'effectuer des
services de transport internationaux de marchandises (y compris
de transports combinés) sur les lignes du réseau
ferré français appartenant au réseau
transeuropéen de fret ferroviaire. La société
envisage, dans un premier temps, d'exploiter des services
de fret entre le tunnel sous la Manche (côté
anglais) et Bâle.
Europorte 2 est ainsi la première entreprise à
être autorisée à effectuer du transport
ferroviaire de fret dans le cadre de la réglementation
européenne que le gouvernement a transposée
dans le droit français en 2003.
L'AGENCE DE FINANCEMENT DES
INFRASTRUCTURES SERA OPERATIONNELLE EN 2005
Le Moniteur.fr - Le 09 février
2004
(...) L'agence de financement des infrastructures de transport,
dont la création a été décidée
par le Comité interministériel d'aménagement
du territoire (CIADT) de décembre dernier, sera opérationnelle
début 2005, a indiqué mercredi 4 février
le ministère des Transports. "Il faut que le processus
législatif nécessaire à la création
de cette agence tienne sur 2004, pour qu'elle soit opérationnelle
au 1er janvier 2005", a déclaré le directeur
du cabinet Patrick Gandil. L'agence de financement, nouvel
établissement public, doit rassembler des subventions
de l'Etat de 7,5 milliards d'euros jusqu'en 2012.
Décès de Pierre
DUMAS
Le Comité pour la Transalpine
- Le 06 février 2004
Le Comité pour la Transalpine a le regret de vous
faire part du décès de Monsieur Pierre DUMAS,
son Président d'honneur et Président fondateur
du Gip Transalpes. Il est décédé mercredi
04 février à son domicile de Chambéry.
Il était âgé de 80 ans.
NOUVEAUX HORAIRES ENTRE LYON
ET TURIN
La Lettre de la C.C. Italienne de
Lyon - Le 29 janvier 2004
Depuis que le Pendolino est entré symboliquement en
gare à Turin et à Lyon, le 27 septembre 1996
et que le trafic régulier a débuté deux
jours plus tard, les candidats au voyage des deux côtés
des Alpes semblent avoir adopté avec satisfaction un
mode de transport techniquement très perfectionné
et présentant de sérieux avantages.(...)
(...) Confort et rapidité sont assurés aux
passagers, qui disposent de trois allers et retours quotidiens
Lyon - Turin. La réduction du temps de parcours est
appréciable : 40 minutes entre Lyon et Turin.
Mi-décembre 2003 une nouvelle grille d'horaires est
publiée avec le lancement d'un 3ème TGV Paris
- Turin - Milan "Caravaggio" : ces nouveaux horaires
feront sans doute très plaisir à la clientèle
parisienne mais force est de constater que les Lyonnais sont
laissés pour compte : plus aucun train direct au départ
des gares de Perrache ou de Part-Dieu.
Décidément quand il s'agit de renforcer les
liens entre Lyon et Turin, on n'arrête pas le progrès.
RECORD MONDIAL POUR LE TUNNELIER
DE NFM TECHNOLOGIE
Le Progrès - Le 26 janvier
2004
Au terme de deux ans de travaux, le plus grand tunnelier
du monde, conçu et fabriqué par la société
lyonnaise NFM Technologie, a fini de creuser le tunnel routier
de Groene Hart, aux Pays-Bas, avec plusieurs mois d'avance.
14,87 mètres de diamètre, 120 mètres
de long, une vitesse maximale de 4 cm par minute, 1,3 million
m3 de terre excavés en 24 mois, ce tunnelier à
pression de boue est un véritable monstre technologique.
NFM Technologie travaille actuellement sur d'autres projets.
Des tunneliers se rendront prochainement en Russie, en Iran,
en Espagne pour construire des métros, des lignes de
TGV.
NFM Technologie emploie 240 personnes sur les sites de Lyon
et Le Creusot.
LES ROUTIERS BOUDENT LE TUNNEL
DU MONT-BLANC
France 3 - Le 22 janvier 2004
Près de 80% des routiers empruntent toujours le tunnel
transfrontalier du Fréjus
Premier bilan dix mois après la remise en service
du tunnel routier du Mont-Blanc. Selon les exploitants, les
chauffeurs routiers bouderaient largement l'ouvrage au profit
du tunnel du Fréjus, en vallée de la Maurienne.
Un bilan inquiétant pour les responsables des transports
italiens et français.
En décembre 2003, le tunnel du Mont-Blanc a vu passer
une moyenne journalière de 20 autocars, 780 camions
et 2 597 voitures. Le total cars/camions n'a représenté
que 21,6% de l'ensemble Mont-Blanc/Fréjus. En 1998,
avant le tragique incendie qui a coûté la vie
à 39 personnes, près de 2100 poids lourds empruntaient
le tunnel du Mont-Blanc. Aujourd'hui, les véhicules
lourds qui empruntent cet ouvrage proviennent à 90%
de Haute-Savoie ou de l'Italie du Nord.
Les gouvernements français et italien, qui souhaitaient
un rééquilibrage du trafic entre les deux tunnels,
avec 35% pour le Mont-Blanc et 65% pour le Fréjus,
ont lancé une grande enquête auprès des
routiers pour connaître la cause de cette désaffection.
Les résultats de cette étude ne seront pas connus
avant le mois d'avril. Par ailleurs, une commission intergouvernementale
se réunira en juin et pourrait prendre des mesures
incitatives pour augmenter le trafic des poids lourds sous
le Mont-Blanc.
TGV : UN CENTRE DE MAINTENANCE
A LYON
Rail & Transports - Le 21 janvier
2004
La SNCF a choisi d'implanter son nouveau site de maintenance
TGV près de Lyon. Un investissement de 150 millions
d'euros, financé par la SNCF pour 120 millions et par
les collectivités (Région Rhône-Alpes,
Conseil général du Rhône, Grand Lyon)
pour le reste.
Le projet permettra de créer 350 emplois (500 à
terme) pour l'entretien de 30 rames dans un premier temps,
puis 60 plus tard, principalement les Duplex Lyon - Paris
et les futures rames Rhin - Rhône et Lyon - Turin. Mis
en service fin 2008, le site lyonnais sera le cinquième
centre de maintenance TGV et le premier décentralisé.
LYON MISE SUR UNE NOUVELLE
GOUVERNANCE ECONOMIQUE
Prospective Rhône-Alpes - Le
15 janvier 2004
"Intégrer le club des 15 premières métropoles
européeennes" et se dotant d'une "nouvelle
gouvernance économique", telle est l'ambition
affichée par les partenaires de "Grand Lyon, l'esprit
d'entreprise". La CCI, la Chambre des Métiers,
le GIL-MEDEF et la CGPME se fixent trois objectifs : favoriser
l'entrepreneuriat en accompagnant la naissance des projets,
soutenir l'innovation et la mutualisation des PTE-PME et faire
émerger des pôles d'excellence. (...)
(...) Pour les partenaires de cette synergie espérée
: "le dernier CIADT a occulté le sort de Lyon-Saint
Exupéry (...) qui doit rester plus que jamais une des
priorités du "Grand Lyon". Autre parti pris
des partenaires : "Si le Lyon - Turin est bien confirmé
dans son principe, il apparaît nécessaire de
détailler rapidement l'échéancier de
réalisation et de financement".
LE COMITE POUR LA TRANSALPINE
EXIGE UN CALENDRIER AMBITIEUX
La Vie du Rail - Le 06 janvier 2004
(...) Oui à la liaison Lyon-Turin, mais avec un calendrier
ambitieux, requiert en substance le Comité pour la
Transalpine, qui insiste depuis plus de dix ans sur l’intérêt
stratégique de la ligne. Il demande des engagements
fermes pour « assurer le démarrage des travaux
du tunnel de base bi-tube sous les Alpes dès 2006 ».
Calendrier proposé : lancer l’enquête de
DUP fin 2004, mettre en place la structure opérationnelle
de réalisation dans les deux ans, obtenir l’accord
de l’Europe pour le financement d’au moins 20
% du programme, fixer les clés de répartition
dès le prochain sommet franco-italien « permettant
d’engager le programme dans un processus de PPP ».
Le Comité estime donc que les deux Etats doivent s’engager
pour aboutir à la signature du traité international
qui décidera des modalités de réalisation
de l’ouvrage.
PERPIGNAN - FIGUERAS : LE
CONCESSIONNAIRE EST CHOISI
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 26 décembre 2003
Le gouvernement français a fait connaître ce
jour sa décision, en plein accord avec le gouvernement
espagnol, de confier au groupement TP Ferro la concession
de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre
la France et l'Espagne (de Perpignan à Figueras). La
signature du contrat de concession devrait intervenir dans
les toutes prochaines semaines, de façon à permettre
l'engagement des travaux dès le premier trimestre 2004.
Le groupement TP Ferro, qui doit être transformé
en société concessionnaire en vue de la signature
du contrat, est constitué principalement de l'entreprise
française Eiffage et des entreprises espagnoles ACS
et Dragados.
PARIS A QUATRE HEURES DE TURIN,
C'EST TRES COMPETITIF
France Soir - Le 19 décembre
2003
Questions à Innocenzo Cipolletta, Coprésident
du Comitato Transpadana
1 - Le gouvernement français prévoit un engagement
du projet de TGV entre Lyon et Turin avant 2012. Cela vous
paraît-il suffisant ?
"C'est positif. Nous sommes partis avec un espoir de
voir le projet se concrétiser en 2012, mais 2015 me
paraître être une date plus plausible, et qui
pourrait être respectée. En Italie, le projet
s'insère dans un ensemble beaucoup plus vaste. Il se
raccordera à la ligne Turin-Milan, qui sera opérationnelle
en 2008, puis pousuivie en 2010 jusqu'à Trieste (à
la frontière Slovène) et enfin vers Ljublijana.
D'autre part, une liaison Nord-Sud, depuis Milan vers Naples
est également très avancée."
2 - Le trafic ne sera-t-il pas essentiellmeent un trafic
de fret ?
"L'intérêt du côté italien
concerne à la fois le fret et le trafic voyageurs.
C'est vrai, le projet présente un intérêt
écologique, en délestant les Alpes des camions.
Mais il présente aussi un intérêt pour
les voyageurs au départ de Turin ou même de Milan,
avec une liaison qui mettrait Paris à quatre heures
s'avère très avantageuse et compétitive
en termes de temps. D'autant que pour ceux qui comptent prendre
l'avion, la région de la plaine du Pô es t très
souvent recouverte de brouillards en hiver, perturbant fortement
le trafic aérien."
J.P.V.
CIADT : UNE SERIE DE PROJETS
DE TRANSPORTS RETENUS A L'HORIZON 2012
A.F.P. - Le 18 décembre 2003
Le gouvernement Raffarin a retenu une série de projets
d'infrastructures de transports à réaliser ou
engager d'ici à 2012, représentant des travaux
d'environ 20 milliards d'euros, dont le TGV Lyon-Turin et
le canal Seine-Nord, a annoncé Matignon.
Afin de financer ces projets, le CIADT réuni à
Matignon a opté pour le maintien des sociétés
d'autoroutes dans le giron de l'Etat plutôt que pour
une privatisation. Il continuera ainsi en tant qu'actionnaire
d'encaisser les dividendes. Ces dividendes seront affectés
à une agence pour le financement des infrastructures
de transports, qui va être créée, et mobilisera
un volume global de subventions de 7,5 milliards d'euros sur
la période 2004-2012.
Au total, le gouvernement a retenu 50 projets d'aménagement
du territoire à l'horizon 2025, dont 35 directement
liés aux transports -liaisons ferroviaires, autoroutières,
fluviales et aéroports- et 15 pôles de développement
économique. Parmi les 35 projets d'infrastructures
de transport, certains seront engagés ou réalisés
d'ici à 2012: la liaison ferroviaire Lyon-Turin (TGV
et ferroutage), la deuxième phase du TGV-Est jusqu'à
Strasbourg ainsi que les TGV Nîmes-Montpellier, Rhin-Rhône,
Sud Europe Atlantique (vers Bordeaux et l'Espagne) et Bretagne.
LES QUINZE AFFICHENT UNE INITIATIVE
POUR LA CROISSANCE
Le Figaro - Le 13 décembre
2003
Les projets de grands travaux sont lancés
Silvio Berlusconi pourra s'enorgueillir d'avoir lancé
les projets de grands travaux européens qui lui tenaient
à cœur.
Le Conseil européen a ainsi entériné
hier l'initiative pour la croissance destinée à
soutenir une économie européenne chancelante.
Une liste de 56 projets transeuropéens jugés
«prioritaires», qui doivent être débutés
avant 2006. «Il s'agit d'un dossier important qui touche
de près les citoyens européens» a déclaré
Silvio Berlusconi. «Des emplois seront créés,
les communications entre les pays seront plus faciles»,
a promis le président du Conseil. Une étape
supplémentaire, selon lui, vers «la libre circulation
des marchandises, des capitaux et des services», l'un
des objectifs fondateurs de l'Union. «Il s'agit d'un
signal clair adressé aux entreprises, selon lequel
la croissance pourra redémarrer», a ajouté
le président Jacques Chirac.(...)
(...) L'Italie et la France peuvent se flatter d'avoir réussi
à imposer comme programme d'urgence la construction
du tunnel du Mont-Cenis censé donner du tonus à
une liaison ferroviaire Lyon-Turin.(...)
P. Avril
LE TUNNEL DU SIMPLON S'EST
MIS AU GABARIT EUROPEEN OUVRANT LA VOIE AUX 40 TONNES
Le Nouvelliste - Le 12 décembre
2003
Après huit ans de travaux de renouvellement et d’adaptation
du profil, l’autoroute roulante du Simplon sera opérationnelle
dès le 14 décembre à travers les deux
tubes du tunnel qui se met ainsi au gabarit européen.
(…)
L’abaissement du radier des galeries a permis de libérer
une hauteur de 4,9 mètres entre la ligne de contact
et le plan de roulement. (…)
LYON-TURIN : LE COMITE POUR
LA TRANSALPINE DEMANDE DES MOYENS POUR LANCER LES TRAVAUX
A.F.P. - Le 10 décembre 2003
Paris – 10 décembre – Le Comité
pour la Transalpine et le Comitato Transpadana ont demandé
mercredi au gouvernement français d’assurer l’apport
des moyens financiers nécessaires pour un démarrage
des travaux du tunnel sous les Alpes dès 2006 pour
la liaison ferroviaire Lyon – Turin.
« Cette liaison est essentielle pour l’équilibre
de l’Europe, pour que la France et l’Italie ne
soient pas marginalisées, et urgente pour ses effets
positifs sur l’environnement et sur la relance de l’économie
», ont indiqué les deux comités dans un
communiqué.
Les deux comités ont en outre demandé aux chefs
d’Etat de l’Union européenne de «
confirmer le Lyon – Turin dans ses projets prioritaires
et à lancer rapidement ».
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ACCORD DES MINISTRES DES TRANSPORTS
DE L'U.E.
ANSA - Le 05 décembre 2003
Les ministres des Transports de l'UE ont trouvé un
accord politique sur la liste des grands travaux d'infrastructure
considérés comme prioritaires, élaborée
par le groupe de travail de Karel Van Miert, et dans laquelle
est confirmée la présence de quatre projets
qui concernent directement l'Italie.
Il s'agit du couloir cinq Lisbonne-Kiev (qui comprend également
la liaison ferroviaire Lyon-Turin-Trieste); des autoroutes
de la mer de l'Europe du sud-ouest (qui intéressent
l'Espagne, l'Italie, Malte et la France); du couloir Palerme-Berlin
(qui comprend en particulier le Pont sur le Détroit
de Messine); de l'axe ferroviaire Gênes-Anvers (qui
inclut le tronçon Gênes-Milan-frontière
suisse).
L'axe fluvial Seine-Schelda (qui concerne la France, les Pays-Bas
et la Belgique) est venu s'ajouter aux 29 projets retenus
précédemment.
LE LYON-TURIN DANS LA LISTE
DES PROJETS PRIORITAIRES A LANCER RAPIDEMENT
ANSA - Le 11 novembre 2003
La liste définitive des projets prioritaires à
lancer rapidement, élaborée par la Commission
européenne, comprend en tout 56 projets; 31 chantiers
concernent les transports, 17 les réseaux de transport
d'énergie, et 8 la recherche et le développement
des technologies. Dans les transports, trois projets concernent
l'Italie : certains tronçons de la liaison ferroviaire
Turin-Lyon, les "autoroutes de la mer" et le tunnel
du Brenner. En revanche, le pont sur le Détroit de
Messine et la ligne ferroviaire Gênes-Milan-Gothard
ne font pas partie de la liste.
Concernant la liaison Turin-Lyon "nous commencerons tout
de suite" a assuré le président de la Commission
Romano Prodi; "si les gouvernements procèdent
comme ils l'ont annoncé, on démarrera tout de
suite car les projets sont prêts". Les rencontres
entre le président du Conseil italien Silvio Berlusconi,
le président français Jacques Chirac et le premier
ministre français Jean-Pierre Raffarin, ont été
"très importants" pour donner "l'impulsion
finale" aux projets du Fréjus et du Moncenisio,
a tenu à rappeler M. Prodi.
INITIATIVE EUROPEENNE : LA
COMMISSION PRESENTE LA PROPOSITION FINALE AUX DIRIGEANTS
Le 11 novembre 2003
La Commission européenne a exposé ce mardi
11 novembre un plan d'action global définissant les
mesures à prendre pour donner un coup de fouet aux
investissements. Le rapport final sur l'initiative européenne
pour la croissance, qui a été élaboré
en étroite collaboration avec la BEI, est adressé
au Conseil européen qui doit se réunir en décembre.
Il confirme les propositions initiales de la Commission visant
à accélérer les investissements dans
les 29 réseaux transeuropéens de transport prioritaires
avec leurs sous-tronçons, proposés par la Commission
en octobre dernier. Il vise aussi à placer l'Union
européenne à la pointe de l'innovation et de
la technologie grâce au lancement de projets paneuropéens
dans ces secteurs.
La proposition de la Commission prévoit un programme
"Quick-start" (programme de démarrage rapide)
de 56 projets, qui sont prêts à commencer immédiatement,
qui ont un fort impact transfrontalier et qui produiront des
résultats positifs en termes de croissance, d'emplois
et de protection de l'environnement. Le programme "Quick-start"
indique les projets qui répondent aux critères
et pour lesquels les travaux devront être engagés
dans les trois années à venir au plus tard.
Le coût global des investissements d’ici à
2010 s'élève à environ 38 milliards d'euros
pour les tronçons transfrontaliers clés du RTE
de transport, à 10 milliards d'euros pour les projets
clés du RTE d'énergie et à environ 14
milliards d’euros pour les projets liés aux réseaux
de communication à haut débit et à la
recherche, au développement et à l'innovation.
Cela implique des investissements très réalistes
d’environ 10 milliards d’euros par an devant être
couverts par des sources publiques et privées.(...)
(...) La liaison Lyon-Turin est inscrite dans la liste des
projets “Quick Start”, pour sa section transfrontalière
“Tunnel du Mont-Cenis” :
- Démarrage : 2006
- Fin : 2017
- Coût : 6100 millions d’€, valeur 2003,
coût des études compris. (...)
LA LIGNE LYON - TURIN SUR
LES RAILS DU CIAT
Le Progrès - Le 07 novembre
2003
La réunion le 18 décembre prochain, du Comité
interministériel d'aménagement du territoire,
devrait permettre de connaître le calendrier de mise
en service du Lyon-Turin, déclare Dominique Bussereau,
Secrétaire d'Etat aux transports, de passage hier,
au Congrès national des remontées mécaniques
et téléphériques.(...)
J. Vidal-Blanchard
LETTRE COMMUNE POUR LE LYON
- TURIN
Dauphiné Libéré
- Le 06 novembre 2003
ROME - L'Italie et la France ont demandé hier à
la Commission européenne l'inscription du projet de
ferroutage entre Lyon et Turin parmi les projets "prioritaires
et urgents" à financer en Europe.
La demande a été formulée dans une lettre
conjointe signée par le chef du gouvernement italien
Silvio Berlusconi et son homologue français Jean-Pierre
Raffarin, adressée au Président de la Commission
européenne Romano Prodi.
COUP D'ACCELERATEUR
Dernières Nouvelles d'Alsace
- Le 05 novembre 2003
Dans un rapport rendu public hier, le sénateur Bernard
Joly propose d'augmenter les tarifs du TGV, pour aider à
financer de nouvelles lignes à grande vitesse, telles
que celles desservant Strasbourg ou le Lyon-Turin.
Comment équiper la France sans creuser le déficit
? C'est le dilemme auquel est confronté le gouvernement.
Ses choix devraient être arrêtés à
l'occasion d'un Comité interministériel à
l'aménagement du territoire (CIAT) qui se tiendra avant
la fin de l'année.
Dans un rapport remis au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin,
Bernard Joly (…) propose d'investir à partir
de 2005 un milliard d'euros supplémentaires par an
dans les infrastructures de transport ferroviaire françaises,
pour permettre de financer les travaux de plusieurs lignes
à grande vitesse en même temps. Outre des engagements
de long terme concernant le budget national, il suggère
de « multiplier les sources de financements alternatifs
». Partenariats public-privé, financements européens,
mais aussi un « financement par le client » sont
proposés.
Parmi les projets de connexions internationales du réseau
français, le rapport juge que la « première
priorité » est la desserte de Strasbourg. Les
« autres priorités » pour la France sont
les projets de ligne TGV et fret Lyon-Turin et Nîmes-Figueras,
et le TGV Rhin-Rhône, ajoute-t-il.
DEMARRAGE DU FERROUTAGE EN
FRANCE
Ministère des Transports -
Communiqué de Presse - Le 04 novembre 2003
Paris - Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux
Transports et à la Mer, se félicite du démarrage
aujourd'hui de la première expérimentation française
en matière de ferroutage.
Utilisant des wagons surbaissés Modalohr, la première
navette transportant des poids lourds est mise en circulation
entre Aiton (Savoie) et Orbassano (Italie). En parallèle,
les travaux de mise au gabarit de la ligne se poursuivent
pour permettre dès 2006 à tous les camions d'emprunter
la navette.
Cette expérimentation permettra de tester dans des
conditions réelles le fonctionnement du service et
son adéquation aux attentes des clients. C'est aussi
une première étape dans la perspective de la
réalisation du projet de ligne nouvelle entre Lyon
et Turin.
LYON - TURIN : TUNNEL INDISPENSABLE
OU IMPASSE FINANCIERE ?
Le Moniteur.fr - Le 30 octobre 2003
Trop grand, trop cher ou indispensable ce lyon - Turin ?
Le projet de liaison ferroviaire mixte sous les Alpes alterne
le chaud et le froid.
Un jour, l'audit préconise son renvoi au-delà
de 2020, un peu plus tard, l'Europe confirme son inscription
sur la liste des vingt deux projets prioritaires... Il est
vrai que les 52 kms du tunnel de base à creuser dans
le granit ont de quoi inquiéter les tenants de l'approche
"comptable".
Mais les Italiens, les Rhônalpins et tous les partisans
du Lyon - Turin, tout en invoquant les travaux actuellement
réalisés par les Suisses sous le Gothard et
le Loechtsberg, avancent aussi des arguments de poids. Premier
d'entre eux : le caractère éminemment politique
de cette liaison, son intérêt pour l'aménagement
du territoire européen, et l'émergence de l'euro-région
Rhône-Alpes - Piémont - Lombardie.
En tout état de cause, c'est du montage financier que
viendra, ou non, la lumière sous le tunnel.
SOMMET DE BRUXELLES
Edicom - Le 16 octobre 2003
BRUXELLES - Les chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront
sur l'initiative de croissance soumise par la Commission.
Pour sortir du marasme économique, Bruxelles propose
de miser sur les infrastructures et la connaissance. Le président
de la Commission, Romano Prodi, a insisté sur la nécessité
de définir des priorités et un calendrier et
de ne plus se contenter de promesses.
LYON - TURIN : LA PRESIDENTE
DE LA REGION RHONE-ALPES ECRIT A JACQUES CHIRAC
Communiqué de la Région
Rhône-Alpes - Le 14 octobre 2003
La Présidente du Conseil régional Rhône-Alpes
demande au chef de l'Etat de confirmer l'engagement français
pour la Transalpine lors du prochain sommet franco-italien.
(...) La Présidente de la Région demande au
Chef de l'Etat de "convaincre nos partenaires de la nécessité
de relever effectivement à 30 % le taux des financements
pour les projets les plus structurants" lors du prochain
sommet européen qui aura lieu à la fin de l'année.
(...) La Présidente attend des états français
et italien qu"ils concrétisent leurs engagements
internationaux par des décisions techniques et financières
dont dépend désormais la réalisation
de ce chantier majeur" écrit-elle encore. C'est-à-dire
de faire un choix parmi les options de réalisation
proposées, de dire à quelle structure la réalisation
sera confiée, et de mettre en place le plan de financement
du Lyon - Turin.
"Aucun retard ne doit être pris" ajoute la
Présidente de la Région qui indique qu'elle
"est prête à examiner avec l'Etat toutes
solutions possibles pour accélérer la réalisation
de ce beau projet". (...)
MADAME NOËLLE LENOIR,
MINISTRE DELEGUEE AUX AFFAIRES EUROPEENNES
Extraits discours - Le 14 octobre
2003
Lors de la remise des insignes d'officier de la Légion
d'honneur à M. Umberto Eco.
« La Région (…) Piémont est adossée
à cette véritable colonne vertébrale
de l'Europe que sont les Alpes. Et si le ministre des Affaires
Européennes que je suis milite si ardemment pour que
la liaison Lyon-Turin vienne accentuer cette proximité,
c'est évidemment pour resserrer encore nos liens.»
PERPIGNAN-FIGUERAS : QUATRE
CONSORTIUMS RETENUS
La Vie du Rail - Le 13 octobre 2003
Quatre nouveaux consortiums ont été présélectionnés
le 8 octobre pour la construction et l'exploitation de la
ligne Perpignan-Figueras. Le premier comprend l’espagnol
Ferrovial et le français Vinci, le deuxième,
Réseau ferré de France et le GIF, le troisième
associe les Espagnols Acciona, Entrecanales et Bouygues, le
quatrième Eiffage et les Espagnols ACS et Dragados.
L'investissement prévu est de 714 millions d'euros
pour la construction d'un tronçon de 45,45 km. Fin
avril, l’Espagne et la France avaient relancé
un appel d’offre après l’échec des
négociations menées avec le consortium Bouygues-Dragados
retenu un premier temps.
LA COMMISSION PROPOSE DE NOUVEAUX
PROJETS ET DE NOUVELLES FINANCES POUR DYNAMISER L'EUROPE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 01 octobre 2003
Bruxelles, le 1er octobre 2003 - La Commission a proposé
d'adapter les orientations du réseau transeuropéen
de transport (RTE-T) à l'échelle de l'Europe
élargie. Elle propose de déclarer d'intérêt
européen une série de projets prioritaires représentant
€ 220 milliards. L'extension des grands axes aux futurs
Etats membres devrait contribuer au succès de l'élargissement,
et offrir à l'Union une nouvelle chance pour réduire
la congestion en encourageant l'intermodalité. (...)
(...) Les nouvelles règles et structures proposées
devraient permettre aux projets prioritaires d'attirer plus
de financements et de voir le jour plus rapidement»
a déclaré Loyola de Palacio. (...)
(...) Le coût estimé de réalisation de
tous ces projets est d'environ 220 milliards d'euros d'ici
2020, dont 80 milliards d'ici 2006 pour les plus mûrs
d'entre eux. 20% du montant total est susceptible d'être
mobilisé auprès du secteur privé, le
reste devant être apporté par les budgets nationaux
et celui de la Communauté (...). La réalisation
des projets prioritaires devrait générer des
économies de 8 milliards d'euros par an -en terme de
gains de temps(...).
(...) Les nouvelles règles sur l'octroi d'aides au
titre des réseaux transeuropéens proposent en
particulier d'augmenter de 10% à 30%, le taux de cofinancement
sur les tronçons transfrontaliers des projets prioritaires.
Un tel taux devrait être plus incitatif dans le cadre
de la mise en œuvre de projets de type Partenariat Public-Privé.
(...)
(...) Le programme prioritaire n°6 est l'axe ferroviaire
Lyon-Trieste/Ljubljana Budapest - frontière ukrainienne,
comprenant notamment :
- Lyon St-Jean-de-Maurienne
- Tunnel du Mont-Cenis, (tronçon transfrontalier) et
- Bussoleno - Torino.
(...)
Tunnel du Lötschberg
ouvert en 2007, mais report d'une année à 2015
pour le St Gothard
A.P - Le 26 septembre 2003
Le chantier des nouvelles lignes ferroviaires à travers
les Alpes (NLFA) va bon train. Le tunnel de base du Lötschberg
pourra être ouvert au trafic à partir de mai
2007, a communiqué (…) l'Office fédéral
des transports (OFT). L'ouverture du tunnel de base du St
Gothard sera quant à lui probablement reporté
d'une année à 2015. En juin dernier, 82% du
tunnel du Lötschberg était excavé.
Par contre, en raison de difficultés géologiques
rencontrées à Bodio et à Faido (TI),
l'ouverture du tunnel du St Gothard sera probablement reportée
de 2014 à 2015. Pour permettre une ligne de plaine
continue de Bâle à Lugano, l'exploitation du
tunnel de base du St Gothard doit se faire en même temps
que celle du tunnel de base du Ceneri.
Les coûts finaux prévisionnels des NLFA s'élèvent
à la mi-2003 à environ 15 milliards de francs,
soit supérieurs de 2% du crédit global de 14,7
milliards établis en décembre 1999. Les coûts
finaux des quatre projets de financement des transports publics
(FTP) - Rail 2000, NLFA, raccordements au réseau à
grande vitesse, protection contre le bruit - se situent toujours
dans le cadre fixé de 30,5 milliards.
CASINO, UNE ENSEIGNE A FORT
ACCENT ITALIEN
Le Progrès - Le 24 septembre
2003
Le groupe stéphanois s'apprête à lancer
une nouvelle enseigne de proximité. Baptisée
Casitalia, elle fera la part belle aux produits transalpins.
A terme, ce sont près de 150 magasins qui devraient
voir le jour dans le quart sud-est et la région parisienne.
Cette nouvelle enseigne sera donc construite autour d'un assortiment
italien (70 % des produits). (...)
LIAISON TRANSALPINE : LANCEMENT
DE LA CONSULTATION POUR L'ITINERAIRE FRET
Les Echos - Le 22 septembre 2003
Selon les variantes, le coût global de ce volet marchandises
oscille entre 5 et 7,9 milliards d'euros. L'enjeu est de transporter
sur les rails 40 millions de tonnes de fret d'ici à
20 ans.
(...) La nouvelle consultation lancée pour le choix
de l'itinéraire fret d'Ambérieu en Bugey jusqu'au
futur tunnel mixte (voyageurs-fret) de base sous les Alpes,
inclus dans ce dossier, constitue, une preuve que le projet
(dont le coût total est estimé à environ
15 milliards d'euros) va de l'avant. (...)
M.A. Depagneux
LYON - TURIN : CONSULTATION
SUR L'ITINERAIRE FRET ET LE TUNNEL DE BASE
Le 19 septembre 2003
L'Etat consulte les acteurs locaux sur les caractéristiques
du projet
Comme tout grand projet d'infrastructure nationale, la liaison
ferroviaire Lyon - Turin fait l'objet de plusieurs phases
d'études, chaque phase étant lancée par
le ministre chargé des transports, et se terminant
par une autre décision ministérielle fixant
progressivement les caractéristiques du projet. Avant
toute prise de décisions, les résultats des
études sont diffusés pour avis aux acteurs du
territoire : le préfet de Région transmet au
ministre la synthèse des avis recueillis, pour éclairer
les choix possibles.
(...) La présente consultation doit permettre de compléter
la définition du projet, en réduisant le nombre
des options possibles, et en améliorant ses caractéristiques
à la lumière des avis recueillis.
Elle ne porte pas sur le calendrier de réalisation
de la liaison, ni sur les modes de financement des travaux.
(...)
LA FNTP MISE SUR L'EUROPE
F.P. - Batiactu.com - Le 18 septembre
2003
La Fédération des travaux publics a lancé
une série de propositions pour "assurer le succès"
des grands projets d'infrastructures européens visant
à relancer la croissance.
Pour la Fédération Nationale des Travaux Publics,
il ne fait aucun doute que les investissements dans les projets
d'infrastructures sont générateurs de croissance
économique, en ce qu'ils favorisent "le développement
des échanges". Ce volontarisme affiché
fait écho à l'initiative européenne de
croissance, lancée au sommet de Thessalonique en juin
dernier, qui reprenait largement l'idée soumise par
la présidence italienne de l'Union Européenne
de réactiver les réseaux Trans-Européens
de Transport. La Commission Européenne planche actuellement
sur cette initiative (...)
(...) Afin de soutenir ces projets, la FNTPE propose d'entreprendre
6 actions parmi lesquelles l'accroissement des budgets consacrés
aux fonds RTE, la mise en place de prêts de la BEI bénéficiant
d'une garantie sur l'ouvrage et d'un fonds mutuel de garantie
constitué sur le budget de l'Union et des pays concernés.
La FNTP souhaite aussi la mulitplication des recours aux partenariats
publics - privés. (...)
TRANSPORT : LA COMMISSION
VEUT RENFORCER LA COORDINATION ENTRE ETATS SUR LES PROJETS
DU RTE (2)
Europolitique - Le 17 septembre 2003
Modification du règlement financier
Actuellement, le cofinancement communautaire est limité
à 10 % du coût total d'un projet (Règlement
2236/95), ce qui n'est pas considéré comme suffisamment
incitatif.
En octobre 2001 déjà, la Commission avait proposé
la possibilité de faire passer ce taux à 20
% pour certains types de projets. La proposition n'a pas encore
reçu l'aval du Conseil des ministres, mais la Commission
va proposer, également le 1er octobre, d'y ajouter
une possibilité de financement à 30 % pour les
sections transfrontalières de certains projets prioritaires.
La règle deviendrait donc :
- un cofinancement de maximum 10 % pour la plupart des projets
;
- un cofinancement de maximum 20 % pour les projets concernant
les systèmes de positionnement par satellites (Galileo)
et pour les projets prioritaires des réseaux d'énergie
;
- un cofinancement de maximum 30 % pour les tronçons
transfrontaliers des projets prioritaires.
La Commission a calculé que l'impact budgétaire
d'un financement porté à 30 % pour les sections
transfrontalières sera limité. (...)
TRANSPORT : LA COMMISSION
VEUT RENFORCER LA COORDINATION ENTRE ETATS SUR LES PROJETS
DU RTE (1)
Europolitique - Le 17 septembre 2003
La Commission européenne a tiré les enseignements
du rapport Van Miert sur le réseau transeuropéen
de transport et s'apprête à proposer officiellement
-normalement le 1er octobre- la nouvelle liste des projets
prioritaires susceptibles de bénéficier d'un
cofinancement communautaire.
Elle veut aussi renforcer les mécanismes de coopération
entre Etats membres en créant une fonction de "coordonnateur
européen" pour la réalisation des projets
situés sur un même grand axe transeuropéen
et en prévoyant la possibilité, pour les projets
transfrontaliers, de recourir à une procédure
transnationale d'évalutation et de consultation du
public en lieu et place des procédures nationales normalement
prévues.
La commission propose également une nouvelle modification
du règlement financier RTE afin de permettre un soutien
communautaire plus important pour les tronçons transfrontaliers
des projets prioritaires. Elle prévoit des possibilités
de remboursement des aides en cas de retard important dans
le début des travaux ou si une action n'a pas été
menée à terme dix ans après avoir bénéficié
d'une aide financière. (...)
Mécanismes de coordination entre Etats membres : concrètement,
la proposition prévoit deux mécanismes :
1- La possibilité de désigner un COORDONNATEUR
EUROPEEN par projet ou pour un groupe de projets situés
sur un même grand axe transeuropéen. L'objectif
est de synchroniser au mieux les investissments le long de
ces axes. (...)
2- Une DECLARATION D'INTERET EUROPEEN pour les projets transfrontaliers
qui se substituerait aux procédures nationales d'évalutation
d'infrastructures et de consultation du public préalables
à l'autorisation de démarrer un projet. (...)
L'ORDONNANCE SUR LES PARTENARIATS
PUBLIC-PRIVE ENTRE DANS SA DERNIERE LIGNE DROITE
Les Echos - Le 17 septembre 2003
Le projet d'ordonnance instituant les futurs partenariats
public-privé (PPP), en marge du code des marchés
publics, se précise. S'il a pris du retard et ne devrait
être publié que début 2004 au lieu de
cet automne, le texte entérine, comme prévu,
le souhait de l'Etat de faire appel au secteur privé
(...)
"L'ordonnance est encore perfectible et nous sommes preneurs
de propositions concrètes afin de parvenir à
une formule consensuelle" indique-t-on à Bercy.
(...)
LA TAXE SUR LE GAZOLE DEVRAIT
AUGMENTER EN 2004
Les Echos - Le 15 septembre 2003
La hausse de 2,5 centimes par litre doit servir exclusivement
au financement des infrastructures ferroviaires
Le Premier ministre s'est prononcé lundi 15 septembre
en faveur d'une hausse de la fiscalité sur le gazole
pour les particuliers. Jean-Pierre Raffarin, qui s'exprimait
à l'occasion de la présentation du plan "Véhicules
propres", veut affecter la totalité de l'augmentation
au financement des infrastructures ferroviaires de la France.
La hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers
(TIPP) représenterait 2,5 centimes par litre de gazole
pour les particuliers, et pourrait entrer en vigueur en 2004.
Elle rapporterait entre 500 et 800 millions d'euros.
ITALIE - INFRASTRUCTURES :
NEGOCIATIONS SERREES AU GOUVERNEMENT
Bulletin Européen du Moniteur
- Le 15 septembre 2003
"Douche froide" pour le ministre des Infrastructures
et des Transports, Pietro Lunardi, qui négocie avec
son homologue de l'Economie, Giulio Tremonti, un programme
d'investissements de 7,5 milliards d'euros dans la prochaine
loi de Finances. (...) L'Italie ayant révisé
ses prévisions de croissance à la baisse, le
budget le sera en conséquence. Et selon les experts,
seul 1,5 milliard d'euros sur les 6 milliards du "Fonds
pour le développement" seraient disponibles pour
les infrastructures prioritaires.
REACTION DES TRANSPORTEURS
SUR LA TAXE SUR LE GAZOLE
Le Journal du Net - Le 15 septembre
2003
Les principales fédérations de transporteurs
se disaient soulagées, à l'image de la Fédération
des entreprises de Transport et logistique de France (TLF).
Selon le dispositif prévu, la ristourne de TIPP de
1,19 centime d'euro dont bénéficient actuellement
les transporteurs serait simplement augmentée de 2,5
centimes par litre.
Mais ce soulagement est "à deux bémols
près", observe Stéphane Levesque, de TLF:
d'abord la ristourne s'opère avec un décalage
de six mois, pendant lesquels les entreprises font en quelque
sorte "une avance de trésorerie" à
l'Etat. Ensuite, il faut obtenir une dérogation à
l'unanimité des autres membres de l'Union européenne
pour l'augmenter.
Par ailleurs, les transporteurs craignent d'être quand
même mis à contribution lors du comité
interministériel sur l'aménagement du territoire,
le 2 octobre: il est en effet question de demander aux poids
lourds une redevance d'environ 7 centimes d'euros au km pour
l'utilisation des quatre voies gratuites.
UN PARTENAIRE EUROPEEN POUR
INVESTIR DANS LE RAIL
Communiqué de la BEI - Rail
et Transports - Le 10 septembre 2003
La Banque européenne d'investissement est une institution
financière de l'Union européenne ; elle finance
à long terme des investissements publics ou privés
qui concrétisent les objectifs de l'Union. Ces dernières
années, elle a, par exemple :
- investi 8,2 milliards d'euros pour le développement
du RESEAU TGV euopéen en France, en Belgique, aux Pays-Bas,
au Royaume Uni, en Espagne, en Italie,
- participé au financement du TGV-EST EUROPE avec 605
millions de prêts à RFF, aux Régions Lorraine,
Champagne-Ardenne, Alsace et aux départements du Bas-Rhin
et du Haut-Rhin,
- soutenu, avec 6,5 milliards d'euros, les systèmes
de transports urbains en site propre (TCSP) d'une quarantaine
de villes européennes,
- approuvé 16 milliards d'euros pour des projets ferroviaires,
y compris l'équipement des GRANDES LIGNES et des réseaux
suburbains, ainsi que l'achat de matériel roulant.
LA LGV BRITANNIQUE INAUGUREE
PAR TONY BLAIR
La Vie du Rail - Le 09 septembre
2003
Le premier tronçon de ligne à grande vitesse
britannique entre le Tunnel sous la Manche et Londres sera
inauguré mardi 16 septembre par le premier ministre
britannique Tony Blair.
L’exploitation commerciale débutera le 28 septembre.
Avec la mise en service de 74 km de ligne nouvelle en comptant
les raccordements, Paris est à 2 h 35 de Londres.(...)
LES ROUTIERS A BERCY
La Vie du Rail - Le 08 septembre
2003
Les professionnels du transport routier de marchandises ont
été reçus le 2 septembre au cabinet du
Ministre des Finances. Ce « collectif » composé
de représentants de l’Unostra, de TLF, de l’OTRE
et de l’AFTRI sont venus exposer leurs revendications
pour « sauver le pavillon français ». Cette
initiative, lancée en juin dernier, dénonçait
une fiscalité défavorable aux routiers français
face aux nouveaux entrants européens.
LA PRESIDENTE DE LA REGION
RHONE ALPES DETERMINEE
Le Progrès - Le 04 septembre
2003
(...) La présidente de la Région Rhône-Alpes
a désormais bon espoir pour la liaison ferroviaire
Lyon-Turin, vraisemblablement inscrite au CIAT de fin novembre
: le réchauffement climatique reste le meilleur allié
du transport par fer. « L'idée de la taxe sur
les transports routiers avance bien » s'est réjouie
Anne-Marie Comparini. (...)
AUTRICHE : PRET DE 40 MILLIONS
D'EUROS DE LA BEI POUR UN TERMINAL DE FRET ET CENTRE LOGISTIQUE
A GR
Communiqué de la BEI - Rail
et Transports - Le 28 août 2003
Le projet proposé a pour objet d'encourager le passage
de la distribution de marchandises de la route au rail. (…)
Le projet est l'une des premières opérations
à être financées en Autriche par la société
de financement des infrastructures ferroviaires « SCHIG
» dans le cadre d'une structure de partenariat privé-public,
par laquelle les subventions de l'État fédéral
financent directement 47 % du projet et l'opérateur
privé du terminal Cargo Center Graz générera
les 53% restants grâce aux loyers exigibles.
LA COMMISSION EUROPEENNE CONTRAINT
L'ITALIE A OUVRIR SON MARCHE FERROVIAIRE TRANSFRONTALIER
A.F.P. - Le 28 août 2003
La Commission européenne a indiqué jeudi qu'elle
avait contraint la société nationale italienne
de chemins de fer Ferrovie dello Stato (FS) à permettre
à de nouveaux opérateurs ferroviaires de transporter
des voyageurs jusqu'en Italie. Selon Bruxelles, FS avait empêché
Georg Verkehrsorganisation (GVG), un petit opérateur
ferroviaire allemand, d'exploiter un service de transport
de voyageurs reliant plusieurs villes d'Allemagne à
Milan par Bâle. (…)
« Cette décision signifie que, aussi longtemps
que l'obligation de former un regroupement ferroviaire restera
en vigueur, le refus d'un opérateur ferroviaire dominant
de donner suite à une demande constituera une infraction
aux règles de la concurrence si le transporteur national
représente le seul partenaire possible », explique
la Commission. « De la même manière, tant
qu'il n'existera pas d'autre prestataire sérieux, le
refus de fournir des services de traction sera considéré
comme abusif. Enfin, aucune excuse ne justifiera le refus
de discuter les conditions d'accès aux voies ».
213 MILLIONS POUR L'AXE DU
GOTHARD ET 165 POUR CELUI DU LÖETSCHBERG
The Associated Press - Le 27 août
2003
Pour la deuxième fois, le Conseil fédéral
libère des réserves en faveur des nouvelles
lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). C'est
un montant de 378 millions de francs qu'il a débloqué,
dont 213 millions pour l'axe du Gothard et 165 millions pour
celui du Löetschberg. (…)
Les dépenses supplémentaires au Gothard sont
pour l'essentiel des suites de l'échelonnement temporel
de la NLFA décidé en 1996, des exigences accrues
en ce qui concerne l'étanchéité du tunnel
et d'autres améliorations du projet. Au Löetschberg,
la plus grande partie des réserves servira à
financer l'adjudication de mandats à des prix plus
élevés que ceux des devis, le reste à
des optimisations de projets.
En un deuxième arrêté fédéral,
le Conseil fédéral a également approuvé
la convention entre la Confédération et la compagnie
du BLS sur la mise en exploitation du tunnel de base du Löetschberg.
La convention donne mission au BLS de faire en sorte que le
tunnel de base soit entièrement opérationnel
lors de la mise en exploitation en mai 2007.
MONTGENEVRE : ITALIE ET FRANCE
D'ACCORD SUR DES RESTRICTIONS DE POIDS LOURDS
A.F.P. - Le 27 août 2003
Le ministre des Transports italien, Pietro Lunardi, qui a
rencontré son homologue français, Gilles de
Robien, est d'accord avec les restrictions à la circulation
des poids lourds adoptées côté français
au col de Montgenèvre (Hautes-Alpes), a indiqué
mercredi le ministère des Transports français.
Il s'agit en particulier de respecter « les intérêts
des entreprises italiennes et françaises de transport
dont le siège se situe à proximité de
la frontière ». a indiqué le ministère
dans un communiqué. « Une définition équilibrée
des zones en question devrait faire l'objet d'une décision
rapide et satisfaisante pour les deux parties ».
DECLARATION DU PREMIER MINISTRE
SUR LE LYON- TURIN
Le Moniteur.fr - Le 13 août
2003
« Le Lyon-Turin est une priorité nationale et
européenne, qui fait partie des engagement de la France
(...) un grand projet d'aménagement du territoire »,
a déclaré Jean-Pierre Raffarin après
avoir reçu des associations de défenses de la
nature, sur son lieu de villégiature, à Combloux.
« Il est important que la France aujourd'hui se connecte
aussi bien au travers des Pyrénées, des Alpes,
de l'Alsace, de la région Nord-Pas de Calais avec l'ensemble
de nos partenaires européens ».
« Nous sortirons prochainement un projet de grandes
infrastructures à l'horizon de 15/20 ans, préparé
par le ministre de l'Equipement, et qui sera présenté
à l'occasion d'un Ciat" (comité interministériel
d'aménagement du territoire) », a dit le Premier
ministre.
RHONE-ALPES ET LE PIEMONT
VONT SIGNER UNE CONVENTION BILATERALE
Les Echos - Le 11 août 2003
(...)"Nous travaillons à l'élaboration
d'une convention bilatérale avec le Piémont
que nous espérons signer fin 2003-début 2004.
Nous donnerons ainsi un cadre à des contacts qui sont
déjà nombreux", espère Thierry Cornillet
(UDF), vice-président délégué
à l'économie et aux relations internationales
à la région Rhône-Alpes.
Le dossier de coopération le plus stratégique
est évidemment le projet de ligne ferroviaire à
grande vitesse entre Lyon et Turin. Les acteurs des deux territoires
ont mis en place un comité bilatéral de liaison
et promotion constitué, côté français,
par "La Transalpine" présidée par
Raymond Barre et, côté italien, par "La
Transpadana" dont le président honoraire est Sergio
Pininfarina.
Cette infrastructure qui, à l'horizon 2012, devrait
mettre Lyon à une heure et quart de Turin, va encore
resserrer les échanges économiques avec le voisin,
l'Italie étant, selon les années, le premier
ou le deuxième pays partenaire de Rhône-Alpes.
(...)
M.A. Depagneux
LA COMMISSION EUROPEENNE AUTORISE
LA CREATION DE L'AUTOROUTE FERROVIAIRE ALPINE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 04 août 2003
La Commission européenne a approuvé la création
d'une entreprise commune contrôlée à parts
égales par la SNCF et TRENITALIA. L'entreprise commune,
aussi appelée Autoroute Ferroviaire Alpine, fournira
un nouveau service de navette pour le transport des camions
et des semi-remorques sur rail par le tunnel de Fréjus
dans le Mont Cenis (…)
L'enquête de la Commission a révélé
que la création de l'entreprise commune n'était
pas de nature à créer ou renforcer de position
dominante dans le marché en cause, et que le nouveau
service proposé viendra s'ajouter aux différents
modes de passage et itinéraires déjà
existants dans les Alpes, offrant ainsi une nouvelle alternative,
respectueuse de l'environnement, aux routiers.
Il est dans l'intention des gouvernements respectifs français
et italiens d'assister financièrement ce projet, dont
la viabilité ne sera pas assurée dans un premier
temps.
Cependant, l'autorisation accordée par la Commission
sous les règles du contrôle des concentrations
ne préjuge en rien un éventuel examen de la
Commission quant à la légalité de l'aide
présumée.
REVISION DE LA TARIFICATION
DE L'USAGE DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT EN EUROPE.
Communiqué - Commission Européenne
- Le 23 juillet 2003
Bruxelles - La Commission européenne propose de rapprocher
autour de principes communs les systèmes nationaux
de péages et de droits d'usage liés à
l'utilisation des infrastructures routières. Les initiatives
isolées des Etats membres en la matière aggravent
en effet le morcellement de l'Union en matière de taxation
et de tarification des transports.
Les caractéristiques de l'encadrement proposé
aujourd'hui par la Commission ont pour triple but de mieux
refléter les coûts, d’améliorer
la qualité de service offerte et de permettre les financements
croisés en faveur de la construction d'infrastructures
dans les zones sensibles.
La proposition de directive prévoit en outre que les
Etats membres pourront appliquer des majorations aux péages
pour l'usage de routes localisées dans des zones particulièrement
sensibles, notamment dans les régions montagneuses.
Ces majorations seront affectées à des financements
croisés, afin de couvrir des coûts d'investissement
d'autres infrastructures de transport d'un intérêt
européen élevé, plus précisément
des infrastructures ferroviaires.
PLAN DE RELANCE EUROPEEN
A.F.P. - Le 15 juillet 2003
L’Ecofin veut évaluer l'impact d'un plan de
relance de l'économie basé sur des investissements
massifs dans les réseaux de transports
BRUXELLES - Les ministres européens de l'Economie
et des Finances (Ecofin) ont chargé un groupe d'experts
d'évaluer d'ici cet automne l'impact d'un plan de relance
de l'économie basé sur des investissements massifs
dans les réseaux de transports et la recherche. (…)
Le programme, largement inspiré d'une initiative italienne,
doit viser à "soutenir la croissance" en
"améliorant et/ou en augmentant les investissements
globaux ainsi que la participation du secteur privé
aux Réseaux RTE-T", ajoute le texte.
LES PRIORITES DE LA PRESIDENCE
ITALIENNE
ANSA - Le 08 juillet 2003
BRUXELLES, 8 JUIL - Les priorités de la présidence
italienne de l'Union Européenne comprennent deux grands
champs d'action: les réseaux de transport transeuropéens
et l'amélioration de la sécurité pour
toutes les modalités de transport. C'est ce qu'a annoncé
le ministre des Transports et des Infrastructures, Pietro
Lunardi, en présentant à Bruxelles le programme
du semestre italien à la Commission des Transports
du Parlement européen.
M. Lunardi a tout particulièrement mis l'accent sur
le financement des réseaux de transport transeuropéen,
en observant que ces derniers doivent être "la
réponse du secteur des transports à la monnaie
unique".
UN TUTEUR POUR CHAQUE CORRIDOR
EUROPEEN
ANSA - Le 07 juillet 2003
NAPLES - Les 15 ministres des Transports de l'Union européenne
et de 12 pays voisins préconisent des commissaires
ad hoc pour chacun des 9 grands couloirs infrastructuraux
européens. La proposition, résultat du sommet
informel de Naples, sera insérée dans la "Charte
de Naples" qui sera soumise au Conseil européen
du 9 octobre prochain à Luxembourg.
Le ministre italien des Infrastructures Pietro Lunardi a souligné
qu' "il faut qu'il y ait un tuteur pour chaque corridor
pour en évaluer l'avancement et en assurer le suivi,
y compris des délais et des financements" (...)
Alors que le projet d'une agence européenne pour les
grands travaux a pour le moment été mis en veilleuse,
la possibilité d'un Fonds européen où
conflueraient les financements publics et privés paraît
s'esquisser.
LA CHARTE DE NAPLES
Communiqué - Commission Européenne
- Le 07 juillet 2003
Le Conseil informel des ministres des transports de l'Union
européenne qui s'est tenu à Naples les 4 et
5 juillet 2003 a examiné les questions liées
au développement du réseau transeuropéen
de transport. (…)
Les ministres ont rappelé l'importance du réseau
de transport transeuropéen pour interconnecter les
réseaux nationaux, faciliter les échanges commerciaux,
désenclaver les zones périphériques,
surmonter les barrières naturelles, ajouter les maillons
manquants et améliorer la compétitivité
et la cohésion dans une union européenne élargie.
Ils ont souligné que certaines infrastructures de transport
du réseau devaient être considérées
à l'intérieur de leurs dimensions européennes
appropriées, compte tenu en particulier de leur caractère
transfrontalier et donc en allant au-delà de la responsabilité
des États membres individuels, au profit de l'ensemble
de l'Union.
RESEAU TRANSEUROPEEN DE TRANSPORT
: L'EUROPE ELARGIE DOIT S'EN DONNER LES MOYENS
Communiqué - Commission Européenne
- Le 30 juin 2003
Le groupe à haut niveau, présidé par
Karel Van Miert, propose de relancer la réalisation
du réseau transeuropéen de transport. Il recommande
à la Vice-Présidente, Loyola de Palacio, de
changer d'approche.
Pour pallier le sous-investissement observé depuis
plusieurs années, en particulier pour les projets transfrontaliers,
le groupe adresse à la Commission un ensemble de recommandations
pour des instruments financiers communautaires à la
hauteur et réellement incitatifs :
- Doter la Communauté, dans les prochaines perspectives
financières, de moyens budgétaires appropriés
et incitatifs, et les concentrer sur les projets prioritaires,
- Accroître le taux d'intervention financier de la Communauté
pour les projets transfrontaliers (au moins 20% du coût
des projets),
- Développer de nouvelles facilités de prêts
et intensifier le rôle de la BEI,
- Promouvoir les partenariats public privé par un cadre
réglementaire approprié en matière de
droits de concession et de tarification de l'usage des infrastructures,
ainsi que par de nouveaux mécanismes de garantie de
prêts.
La liaison Lyon – Turin – Trieste – Ljubljana
est inscrite par le groupe Van Miert dans la liste 0 des projets
prioritaires (à achever avant 2010) pour la section
Turin – Venise, et dans la liste 1 pour les autres sections
(à entamer avant 2010 pour une mise en service avant
2020).
La Commission proposera une révision des orientations
du réseau transeuropéen de transport à
l'automne prochain.
LA BEI AU COEUR DE LA RELANCE
DES INVESTISSEMENTS
ANSA - Le 27 juin 2003
ROME - Le rôle de la Banque européenne pour
la relance des investissements sur le Continent a été
au centre d'un entretien, aujourd'hui à Rome, entre
le président du Conseil italien Silvio Berlusconi et
le président de la Banque européenne d'investissement
(Bei) Philippe Maystadt.
Ce dernier a jugé opportune l'initiative italienne
pour le financement d'un plan européen d'infrastructures,
tant pour ce qui concerne une intégration plus étroite
et le fonctionnement du marché intérieur que
pour ce qui est du développement et de la relance de
la production.
La Banque pourra élaborer des propositions concrètes
sur la base d'un mandat que le Conseil Ecofin (les ministres
des Finances de l'Ue) du 15 juillet pourra attribuer à
la Banque elle-même et à la Commission, et qui
seront présentées aux chefs d'Etat et de Gouvernement
lors du Conseil européen qui se tiendra au mois d'octobre.
BERLIN ET PARIS PRETES A DISCUTER
DU PLAN TREMONTI POUR LES GRANDES INFRASTRUCTURES
Il Giornale - Le 24 juin 2003
La France et l’Allemagne sont prêtes à
discuter du plan Tremonti lors du prochain semestre de présidence
italienne de l’Union Européenne. Les ministres
des finances des deux pays : se sont déclarés
disposés à approfondir le projet du ministre
italien de l’économie pour la réalisation
des grandes infrastructures transeuropéennes à
travers des financements (allant jusqu’à 70 milliards
d’euros par an soit 1 % du PIB communautaire) rassemblés
par la Banque Européenne des Investissements. La BEI
préparera pour l’Ecofin du 15 juillet un rapport
de fiabilité, pour lequel elle a commencé un
sondage entre les constructeurs spécialisés
en grands travaux et les financiers.(...)
(...) "On a besoin de ce type de programme pour relancer
la confiance en l'Europe", a ajouté Monsieur Francis
Mer. (...)
Traduit de l'Italien
LES TRANSPORTEURS INTERPELLENT
LES PARLEMENTAIRES
Le Progrès - Le 20 juin 2003
Lors des 4èmes Assises du transport et de la logistique
qui se tenaient hier, la Fédération des entreprises
de transport s'est inquiétée "du frein
des infrastuctures"
Les transporteurs sont inquiets et l'ont fait savoir lors
des 4èmes Assises du transport et de la logistique,
qui se tenaient hier à la Tour de Salvagny, en partenariat
avec le Comité pour la Transalpine. (...) Alain Fauqueur,
président de TLF (Fédération des entreprises
de transport et de logistique de France) explique "ce
qui nous inquiéte, ce n'est pas l'avenir de notre marché,
mais plutôt le frein des infrastructures, qui limite
le développement prévisible de nos activités.
(...)
Ce n'est pas tout : les transporteurs demandent aussi davantage
de transparence dans les ressources et les dépenses
de l'Etat en la matière. Ainsi, pour les ressources,
Alain Fauqueur réclame "une mise à plat
de la fiscalité" qui assaille les transports à
tous les niveaux. De plus pour les dépenses, les professionnels
souhaitent que l'argent collecté soit vraiment utilisé
pour financer de nouvelles infrastructures, et ne se noie
pas dans le budget général de l'Etat. (...)
les conséquences de l'élargissement de l'Europe
au 1er mai 2004, les partenariats public-privés et
les problèmes des traversées alpines ont été
également évoqués.
UGO MARTINAT OPTIMISTE SUR
LE FINANCEMENT DU LYON - TURIN
Secolo d'Italia - Le 19 juin 2003
En commentant les paroles de Gilles de Robien, (Ndlr : qui
a réaffirmé la position de la France en faveur
le Lyon - Turin), le vice-ministre aux infrastructures et
transports, Ugo Martinat, a observé « qu’il
est important que la France se dote aussi d’une Legge
Obbietivo : autrement elle ne réussira pas à
tenir le rythme de l’Italie sur la ligne à grande
vitesse Lyon-Turin ».
« Alors que l’Italie a inauguré la nouvelle
législature avec une réforme législative
pour alléger au maximum les procédures et débloquer
les chantiers – poursuit Monsieur Martinat – la
France doit encore accomplir ce chemin : il serait bien qu’elle
l’entreprenne de suite, parce qu’autrement le
programme de la liaison Lyon-Turin sera inévitablement
destiné à sauter ».
A propos du lien relatif à l’implication du capital
privé, qui devrait couvrir 30 % du coût de l’infrastructure,
Monsieur Martinat est « réellement optimiste
» et fait remarquer que la rentabilité de la
ligne Lyon-Turin est comparable à celle du tracé
à grande vitesse Milan-Bologne, qui fait environ 250
kilomètres.
Traduit de l'italien
PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE
: UNE EVOLUTION ENCADREE
La Lettre des Juristes d'Affaires
- Le 16 juin 2003
Les partenariats public-privé (PPP) ont le vent en
poupe. (...) Des groupes de travail planchent de toutes parts
sur les mesures qu'il conviendrait d'adopter pour rendre possible
demain ce qui ne le serait pas aujourd'hui. (...)
Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a sans doute pas de
recette miracle qui permettrait de financer demain l'ensemble
des équipements publics de l'Etat et des collectivités
territoriales sans peser sur ces budgets publics, ni d'accroître
l'endettement national. Malgré l'euphorie ambiante,
il n'existe sans doute pas non plus d'outil juridique simple
et global permettant de s'affranchir de toutes les contraintes
rencontrées sans la mise en oeuvre des PPP. (...)
Ne soyons pas pour autant pessimistes. Les PPP représentent
un véritable enjeu en termes de développement
économique, d'anménagement du territoire, et
de gestion. (...) L'essentiel est de faire évoluer
les mentalités. (...)
INTERVIEW DE MONSIEUR BOTTIGLIERI,
SECRETAIRE GENERAL DU COMITATO TRANSPADANA
La Repubblica - Le 06 juin 2003
Bruno Bottiglieri, aujourd’hui une nouvelle date est
sortie concernant la liaison Lyon-Turin : 2012. Est-ce un
hasard ?
« Non, seulement un retour à l’engagement,
jusqu’à présent arraché à
la France. Cela remonte à l’automne 2001, quand
Monsieur Lunardi et Monsieur Gayssot se sont rencontrés
à Périgueux où ils décidèrent
de raccourcir les temps de réalisation de 2015 à
2012 ».(...)
N’y a-t-il pas trop d’optimisme ?
« En réalité, nous pouvons encore y arriver.
A condition que la France confirme d’ici cet été
son engagement pour poursuivre les études et les sondages,
qui correspond à une dépense de 350 millions
d’euros à répartir entre l’Italie,
la France et l’Union Européenne. (...) Si la
France cette fois respecte encore le paiement, j’espère
pouvoir retourner regarder le planning des travaux avec une
certaine crédibilité.
Et que prévoyez-vous ?
« La fin des études de la ligne d’ici 2005.
Puis de 2006 à 2012 les travaux. Avec la possibilité
d'une augmentation des délais de un ou deux ans en
raison de la complexité des travaux. Mais il n’y
auraient rien de scandaleux : la date de 2015 serait respectée
comme étant la date ultime, au-delà de laquelle
l’intensité du trafic deviendrait insupportable.
» (...)
Traduit de l'italien
PPL
RAFFARIN CONFIRME LE LYON-TURIN
D'ICI 2012
Yahoo.fr - Le 06 juin 2003
PARIS (AFP) - Le Premier ministre français Jean-Pierre
Raffarin a confirmé jeudi à son homologue italien
Silvio Berlusconi que la France tiendrait ses "engagements"
afin de réaliser la liaison ferroviaire Lyon-Turin.
(…)
M. Berlusconi a précisé que son homologue avait
évoqué la date de 2012 pour l'achèvement
de la liaison. L'Italie est pratiquement coupée du
reste de l'Europe occidentale par les Alpes et les tunnels
existants réussissent difficilement à répondre
aux besoins d'exportation de son économie.
La mise en service du Lyon-Turin, prévue à l'origine
à l'horizon 2012-2015, doit permettre de soulager le
trafic transalpin de poids lourds. La région française
Rhône-Alpes et ses élus sont aussi très
attachés à la réalisation du projet.
LYON - TURIN : PARIS RAVIVE
LES ESPOIRS
La Repubblica - Le 06 juin 2003
Pour la liaison Lyon Turin, il y a encore de l’espoir
: Monsieur Berlusconi a fait promettre au Premier ministre
français Monsieur Raffarin que la France veut toujours
construire la ligne ferroviaire à grande vitesse dans
les temps fixés, soit d’ici 2012.
(...) La nouvelle a tout de suite fait le tour des collectivités
territoriales piémontaises, recueillant divers commentaires.
Parmi les plus optimistes, on trouve le Président de
la Région Enzo Ghigo : « Le signe positif que
le monde des entrepreneurs attendait pour programmer la relance
économique de la zone qui sera majoritairement liée
à l’Europe ».
Sur le même ton le Vice-président William Casoni,
assesseur aux transports, a souligné : « Cet
engagement est aussi le fruit de la pression diplomatique
mise en œuvre dans divers sièges institutionnels
». (...)
- traduit de l'italien -
R.I.
REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES
DES TRANSPORTS DE L'UNION EUROPEENNE
Communiqué - Commission Européenne
- Le 06 juin 2003
Tarification des infrastructures de transport routier
Dans le cadre de ses travaux sur la tarification des infrastructures
de transport, la Commission a rappelé son intention
de présenter dans les prochaines semaines une directive
« Euro vignette » modifiée sur la tarification
dans le transport routier, comme demandé par le Conseil
européen de Bruxelles en mars 2003. Elle a insisté
sur la nécessité d'avoir une approche globale
européenne sur la révision du cadre communautaire
existant, qui permette une prise en compte plus fine des coûts
réels d'utilisation, tout en garantissant l'unité
du marché et des conditions de concurrence.
Le Conseil a procédé à un rapide débat
sur ce point et convenu qu'il était nécessaire
de remettre à plat le système actuel pour rechercher
une solution équilibrée et aborder ce sujet
délicat par une approche européenne.
LYON - TURIN : DECLARATION
DE JEAN-PIERRE RAFFARIN
Déclaration gouvernement -
Le 05 juin 2003
Intervention de Jean-Pierre Raffarin à l'issue du
déjeuner avec Silvio Berlusconi, président du
Conseil italien
« J'ai confirmé, en ce qui concerne le projet
Lyon Turin, les engagements de la France. Nous sommes très
motivés sur ce projet qui sera l'un des grands projets
que nous présenterons à l'occasion d'un comité
interministériel de l'aménagement du territoire,
un CIADT, que je souhaite pouvoir organiser à l'automne
prochain, qui pourra nous permettre de tenir les engagements,
et quant au calendrier et quant au programme, tel qu'il a
été pris par les deux gouvernements, italien
et français.
Nous souhaitons pouvoir, à l'automne prochain, présenter
des grands projets qui sont des projets d'infrastructure,
d'aménagement du territoire, qui puissent mobiliser
de nombreuses énergies pour faire en sorte que la France
vive son espace européen avec la meilleure des communications
possible. »
LYON - TURIN : L'HEURE DE
VERITE
L'Express - Le 05 juin 2003
Financement original, engagement réel de la France:
aujourd'hui, il faut choisir !
(…) Après les conclusions du rapport d'audit
sur les grands travaux d'infrastructure, après l'analyse
de la Datar plaidant pour un rééquilibrage rail-route,
c'est un engagement financier - et calendaire - qu'escomptent
les collectivités porteuses du projet Lyon-Turin au
sein du Comité franco-italien pour la liaison européenne
transalpine, présidé par Raymond Barre. L'annonce,
par Gilles de Robien, ministre de l'Equipement et des Transports,
que le projet se fera, les rassure. A moitié. «Depuis
Hannibal, on attend une vraie traversée des Alpes,
alors...», lance un acteur du dossier. (…)
Avec, désormais, l'espoir d'être entendus par
une commission intergouvernementale. Ils y feront valoir leur
démarche quant au partenariat privé-public,
clef de voûte du financement d'un projet chiffré
à une dizaine de milliards d'euros. Bien sûr,
il ne s'agira encore que d'une première approche. D'après
les experts, un tel montage (auquel l'Europe contribuerait
à hauteur de 20%) nécessite une harmonisation
législative que l'Italie a entreprise, la France pas
encore. Un «geste» déterminant que chacun
guette. Viendra-t-il, et dans quels délais, alors que
le trafic routier contrarie l'engagement claironné
en faveur d'un développement durable du massif alpin?
Du 1er juillet au 31 décembre, l'Italie présidera
l'Union européenne, ce qui repousse à 2004 le
prochain sommet franco-italien, mais pourrait aider à
fignoler la mise en œuvre de cette société
d'économie mixte européenne à laquelle
pensent les stratèges pour piloter un chantier dans
lequel, de sondages en percements de galeries, 460 millions
d'euros ont déjà été investis.
Il est grand temps d'ouvrir un «vrai» chantier:
ce maillon ferroviaire manquant desservirait un espace où
vivent 250 millions d'Européens.
R. De Vendeuil
DEBAT AU SENAT SUR LES INFRASTRUCTURES
DE TRANSPORT
Communiqués du Sénat
- Le 05 juin 2003
Gilles de Robien : "Nous demandons à être
jugés sur des actes"
Le gouvernement sera « à même de proposer,
à l’automne, un projet national d’équipement
à l’horizon 2023, un vrai projet, solide, cohérent,
équitable et financé.
(...) la France doit bien sûr ne pas être marginalisée.
Nous n'ignorons pas les enjeux de la liaison Lyon-Turin et
la France respectera ses engagements. Le financement complexe
déterminera le calendrier. Les Italiens sont confrontés
à la même réalité.
(…) J'ai le sentiment d'avoir participé à
un débat historique. Vous avez exprimé votre
souhait de transports performants, financés dans la
durée, qui garantissent à la France sa place
en Europe tout en assurant un aménagement équilibré
du territoire. C'est à la fois raisonnable et ambitieux.
Le temps du politique est venu. Nous demandons à être
jugés sur des actes. »
CHEMINS DE FER ITALIENS :
HAUT NIVEAU D'INVESTISSEMENT JUSQU'EN 2005
Infrastructures & Mobilité
- Le 30 mai 2003
La compagnie holding "FS-Spa", qui réunit
notamment RFI, l'équivalent transalpin de RFF, et l'exploitant
ferroviaire voyageurs et fret Trenitalia veut maintenir ses
efforts d'investissements d'ici 2005 au niveau le plus élevé.
(...) Alors qu'en 1996, les investissements des FS s'élevaient
à 2,4 milliards d'euros, ils ont atteint en 2002 un
maximum de 5,6 milliards et devraient rester au niveau de
4,5 milliards d'euros durant les années 2003, 2004
et 2005. Au-delà de cette échéance, un
plan d'investissements ferroviaires massifs de 135,7 milliards
d'euros serait mis au point sur une période de vingt
ans. (...)
Une grande partie de ces sommes serait consacrée à
la poursuite du programme de construction des lignes à
grande vitesse, dont 540 kms devraient être mis en service
et 300 km en travaux d'ici 2005. (...)
L'APS DU LYON - TURIN
Rail & Transports - Le 28 mai
2003
La société Lyon - Turin Ferroviaire, dans ses
études d'avant-projet sommaire, considère que
la meilleure hypothèse serait de construire dès
l'origine l'ouvrage dans sa configuration définitive.
(...) "L'économie résultant du phasage
ne compense pas les graves inconvénients d'environnement
et d'exploitation des solutions phasées et préconise
de construire l'ouvrage, dès l'origine, dans sa configuration
définitive".
François Lépine, président de LTF confirme
: "Notre Conseil d'administration s'est prononcé
pour la variante à deux tubes, adoptant ainsi les réflexions
italiennes. Cette option a été préférée
à celle d'un report à 15 ans du deuxième
tube, pourtant susceptible d'induire une économie de
2 milliards. La somme des inconvénients l'emportait
sur celle des avantages. Pendant les premières années
d'exploitation, il n'y aurait pas de trafics voyageurs, d'où
une importante perte de revenus."
M. Barberon
DECLARATION DE GILLES DE ROBIEN
Communiqués de l'Assemblée
Nationale - Le 20 mai 2003
S'agissant du projet Lyon-Turin, il existe un accord international
: il sera respecté. Personne ne conteste le caractère
éminemment structurant de ce projet. Il est cependant
indispensable, étant donné l'ampleur de l'ouvrage,
d'en connaître tous les aspects techniques et d'en dire
avec honnêteté le coût exact et le mode
de financement. (…) Mes priorités sont l'Europe,
les territoires, le respect des usagers, l'environnement,
l'intermodalité et le respect de la parole de l'Etat.
GILLES DE ROBIEN POUSSE LE
RAIL FACE A LA ROUTE
Le Figaro - Le 20 mai 2003
(...) Avec l'élargissement vers l'Est, la France doit
dès à présent faire un effort pour rester
un pivot au coeur de l'Europe ; ceci est notre priorité.
Cela implique bien évidemment que nous devons planifier
des projets structurants comme le prolongement du TGV Est
ou la liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, qui, par ailleurs,
fait l'objet d'un accord international. Ces projets sont deux
bons exemples, qui s'inscrivent dans cette politique orientée
vers l'Europe. (...)
V. Guillermard
REMISE EN CAUSE DE LA LIAISON
LYON-TURIN : LEVEE DE BOUCLIERS DES ELUS ITALIENS
Les Echos - Le 15 mai 2003
A quelques jours du débat parlementaire sur les infrastructures,
les Italiens font plus que jamais pression pour défendre
le projet ferroviaire franco-italien.
(...) Hier à Paris, les élus italiens se sont
insurgés contre les récents propos du ministre
des transports Gilles de Robien, évoquant "la
dernière étape" du projet, le grand tunnel
qui "coûtera cher et sera peut-être à
percer à partir de 2015".(...)
"La liaison Lyon-Turin est un maillon important d'un
réseau de grande ampleur, comportant un axe Est-Ouest
reliant Turin à Trieste", plaide Innocenzo Cipolletta,
coprésident du Comité Transpadana. (...)
Evoquant l'obstacle du coût du tunnel, il a défendu
l'hypothèse d'un financement à 20 % par l'Europe,
à 30 % par chacun des deux Etats. "Soit pour chacun,
1,075 milliard d'euros entre 2006 et 2012. Qu'on ne vienne
pas nous dire que, pour la France, ces sommes peuvent mettre
en péril son respect du Pacte de stabilité !"
(...)
Le maire de Turin, Sergio Chiamparino, voit pour sa part dans
la position de la France "une sous-estimation des besoins
plus politique que technique", rappelant l'exaspération
des populations alpines face à l'explosion du nombre
de camions (...).
"C'est au niveau des deux gouvernements que la discussion
doit avoir lieu", a estimé le président
de la région Piémont, Enzo Ghigo, rappelant
les propos rassurants que Jean-Pierre Raffarin aurait tenus
à Silvio Berlusconi sur le sujet. (...)
Anne Denis
LE TRONCON MITHOLZ-FRUTIGEN
DU TUNNEL DU LÖTSCHBERG EST PERCE
Edicom - Le 14 mai 2003
Au total, 80 % des 34,6 km du tunnel du Lötschberg sont
déjà excavés. La percée principale
du tunnel de base de Frutigen à Rarogne (VS) est prévue
pour l'an prochain. L'entrée en service devrait se
faire en 2007. En tout, il faudra 88 km de galeries, puisqu'au
tunnel principal s'ajoutent des galeries de services et d'accès.
Le peuple suisse a donné son aval en 1998 à
un crédit de 14,5 milliards de francs pour la première
étape des nouvelles lignes ferroviaires à travers
les Alpes (NLFA) au Gothard et au Lötschberg. Selon les
derniers calculs, il faudra un crédit supplémentaire
de 600 à 800 millions. La réalisation du tronçon
Frutigen-Mitholz n'a pas dépassé le cadre financier
prévu.
DECLARATION : POSITION FERME
DE M. RAYMOND BARRE † SUR LE LYON - TURIN
La Transalpine - Le 14 mai 2003
Le Président du Comité pour la liaison européenne
Transalpine, Monsieur Raymond Barre, se félicite de
l’initiative des représentants économiques
et politiques italiens en faveur du projet Lyon - Turin. «
Notre pays manque de projets mobilisateurs. Le Lyon - Turin
est essentiel pour l’économie, les échanges,
et le développement des entreprises. J’insiste
à nouveau sur les enjeux fondamentaux de la liaison
ferroviaire européenne Transalpine. Elle desservira
des régions dynamiques qui garantiront à moyen
terme une nouvelle prospérité sur un arc reliant
la péninsule ibérique, le sud de la France jusqu’à
l’Europe de l’Est. Elle est vitale pour l’équilibre
de l’Europe, pour les Alpes et pour le développement
économique et culturel de la France et de l’Italie.
Cette liaison transalpine constitue aussi la seule alternative
crédible au « tout routier » et à
l’engorgement des Alpes.
Mais il y a toujours des gens qui renoncent, qui cherchent
à différer les grands projets. Je ne souhaite
pas que la France, ni l’Italie ne soient marginalisées.
Je déplore l’idée de repousser la réalisation
de la Transalpine Lyon - Turin hors des délais prévus.
Ce serait contraire aux décisions des sommets franco-italiens
de Turin et Périgueux en 2001, et cela témoigne
d’un manque de vision quant à l’importance
nationale et européenne de ce projet.
J’espère que le débat à l’Assemblée
Nationale et que le gouvernement ne retiendront pas cette
position de retrait, contraire au développement des
échanges franco-italiens et au développement
des régions alpines et de l’Europe méridionale.
Le traité engageant les Etats français et italien
pour une réalisation du Lyon – Turin sans phasage
doit être signé sans retard, car repousser le
projet au-delà de 2015 serait dangereux.
Je suis tout à fait conscient des problèmes
financiers et des capacités budgétaires de l’Etat,
mais des études ont montré que d’autres
méthodes de conception et de financement peuvent exister,
qui ne se limitent pas au seul recours aux moyens publics.
Tout comme le font nos homologues italiens, je soutiens la
mise en oeuvre d’un financement mixte : il est par ailleurs
indispensable de mettre en place une structure opérationnelle
juridique partenariale et transparente, permettant de mobiliser
tous les moyens disponibles, humains, techniques et financiers,
publics et privés.
A l’issue de la conférence de presse organisée
aujourd’hui à la Chambre de Commerce Italienne
à Paris, je me félicite de l’engagement
sans faille des représentants politiques et économiques
italiens en faveur de la Transalpine Lyon - Turin. Cette action
me paraît essentielle dans le cadre du partenariat et
d’une permanente concertation qui doivent prévaloir
sur ce projet entre la France et l’Italie, et pour lesquels
le Comité pour la Transalpine que je préside,
et le Comitato Transpadana oeuvrent ensemble depuis 1991 ».
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