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actualité : revue de presse

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Création de l’Agence ferroviaire européenne
Communiqué de la DG Transport et Energie - Le 14 mai 2004

L’Agence ferroviaire européenne sera située à Lille / Valenciennes en France. Elle sera progressivement mise en place entre mai 2004 et mai 2006.

Cette Agence a été instituée pour fournir à la Commission européenne et aux États membres une aide technique dans les domaines de la sécurité ferroviaire et de l’interopérabilité.

Bruxelles – 14 mai 2004.

Ministres alpins des transports : plus de sécurité dans les tunnelsretour en haut de page
Le Temps - Le 11 mai 2004

REGENSBERG ZH - Les minitres des transports des pays alpins ont été reçus à Regensberg (ZH) par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Des mesures pour augmenter la sécurité dans les tubes bidirectionnels et réguler le trafic seront prises d'ici 2 ans.

Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a invité mardi à Regensberg (ZH) ses homologues allemand, autrichien, français et italien pour discuter différents aspects du trafic transalpin. Les ministres ont réafirmé leur volonté de collaborer afin d'augmenter la sécurité du trafic poids lourds à travers les Alpes. Ils se sont également accordés sur la nécessité d'un transfert accru de la route vers le rail.

La rencontre de Regensberg est la deuxième du genre après l'accident mortel d'octobre 2001 dans le tunnel routier du Gothard. Après la Suisse, la France assumera la présidence de la prochaine réunion.

LIVRE VERT SUR LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVEretour en haut de page
Communiqué - Commission Européenne - Le 06 mai 2004

Les partenariats public-privé (ci-après PPP) sont des formes de coopération entre les autorités publiques et le monde des entreprises, visant à assurer la réalisation de projets d'infrastructures ou la fourniture de services d'utilité publique.

Le présent Livre Vert analyse le phénomène des PPP au regard du droit communautaire des marchés publics et des concessions.

L'objectif de ce Livre Vert est de lancer un large débat permettant de déterminer si une intervention communautaire est nécessaire pour assurer un meilleur accès des opérateurs économiques des Etats membres aux différentes formes de partenariat public-privé, dans des conditions de clarté juridique et de concurrence effective.

A cette fin, le Livre Vert présente la façon dont les règles et principes découlant du droit communautaire des marchés publics et des concessions s'appliquent lors de la sélection du partenaire privé, puis lors de la vie du contrat, dans le contexte de différents montages de PPP. Le Livre vert pose également une série de questions visant à obtenir plus d'informations sur le fonctionnement, dans la pratique, de ces règles et principes, afin de déterminer si ceux-ci sont suffisamment clairs et du sort appropriés aux enjeux et aux caractéristiques des PPPs.

Le Livre Vert aborde ainsi différents thèmes : L'encadrement des procédures de sélection du partenaire privé, la mise en place de PPP d'initiative privé, l'encadrement contractuel ainsi que les modifications contractuelles en cours de PPP, et la sous-traitance. Le Livre Vert envisage aussi bien les montages de PPP qui se fondent sur des liens purement contractuels ('PPP purement contractuels'), que des montages impliquant la participation conjointe d'un partenaire public et d'un partenaire privé dans une entité juridique à capital mixte ('PPP institutionnalisés').

Ce Livre Vert s'inscrit parmi les priorités établies par la Commission dans sa Stratégie pour le marché intérieur 2003-2006, et constitue une contribution aux actions prévues dans le cadre de l'Initiative pour la Croissance en Europe.

« NOUS SOMMES À UN POINT DE NON RETOUR »retour en haut de page
Il Giornale del Piemonte - Traduit de l'italien - Le 06 mai 2004

Interview de Sergio Pininfarina

« Ce jour est important – dit Sergio Pininfarina, président de la Commission intergouvernementale pour le Lyon – Turin – car l’accord signé par les deux gouvernements constitue un point de non retour »

C’est aussi une reconnaissance de votre action diplomatique.

« Non, aujourd’hui la reconnaissance est pour ce que les deux gouvernements ont réalisé avec une clairvoyance courageuse et un grand sens politique. Ils ont démontré qu’ils savaient tenir compte des grands objectifs d’intérêt national et qu’ils savaient regarder loin, quand l’ouvrage sera achevé ».

A ce point, il débutera comme vous le souhaitez en 2006 ?

« Oui, surtout si, d’ici cette date, l’Europe accorde les financements promis ».

Donc, l’ouvrage pourra être achevé en 2018. Il y en a encore qui dise 2015 ?

« C’est une fourchette temporaire qui rappelle la première guerre mondiale : Quinze – Dix-huit. Mais je suis tout de même satisfait, l’important est de partir ».

Le tunnel à deux tubes a aussi été défini. Il y aura dès le départ deux tunnels, un par direction ?

« Les deux tubes sont fondamentaux. C’est un autre acte de sensibilité aux vrais problèmes, c'est-à-dire chercher la flexibilité, l’efficacité de l’infrastructure, plus qu’un petit objectif de division des coûts. C’est un acte qui démontre le courage de dépenser plus au début, qui signifie moins à la fin. Faire un tube à la fois avait un coût sensiblement supérieur ».

Maintenant il faudra modifier les traités internationaux ?

« Je pense que oui, il faudra ajourner ce qui a été paraphé à Turin en 2001, puis, le soumettre à l’approbation des deux Parlements ».

Traduit de l’Italien

TREIZE ANNEES A ATTENDRE CE TRAINretour en haut de page
La Stampa - Le 06 mai 2004

Tribune de Sergio Pininfarina

Finalement nous y sommes. La signature de l’entente financière pour la Transalpine Lyon-Turin est un résultat historique pour l’Italie, la France mais aussi pour toute l’Union Européenne, pour que le rêve d’une liaison allant du Portugal à l’Europe de l’Est, devienne réalité. ceci a été possible seulement grâce au rôle actif des deux gouvernements. Il est certain qu’il nous a fallu treize ans, mais finalement il sera possible de réaliser un ouvrage unique qui conduira à l’amélioration des conditions de vie des populations, même si elles doivent affronter les désagréments des chantiers.

C’était en 1991, quand Umberto Agnelli m’appela à la Confindustria dont j’étais alors à la Présidence, pour me parler de ce projet de liaison transalpine : Lyon-Turin-Milan. Il me dit que j’étais la bonne personne pour mettre en avant un projet d’envergure internationale. J’ai un peu hésité mais j’ai décidé finalement qu’il s’agissait d’un bon projet qui ferait du bien aux collectivités. C’est ainsi que commence l’aventure du Comitato Transpadana. Tout de suite je compris que seule une action tenace et patiente me permettrait d'atteindre mon objectif car lorsque j’exposais le projet, je devais surmonter l’indifférence de mes interlocuteurs : politiques, banquiers, industriels, qui ne semblaient pas intéressés par la liaison. Surtout ceux du Nord Est. Pour eux, il s’agissait d’un projet trop « Piémontais ».

Ils n’étaient pas les seuls. Même à Rome, les occupants du Palais Chigi (présidence du Conseil) montraient un faible enthousiasme pour le projet. Je dois dire que j’ai souvent assumé les critiques sévères de l’opposition et des ministres peu intéressés par le problème des infrastructures. Puis le tournant est arrivé : l’accord de Milan. L’adhésion du chef-lieu lombard au Comitato Transpadana a donné à la liaison l’impulsion pour la faire devenir un projet d’intérêt national. Le rôle du gouvernement a aussi changé. La dernière action du Président Amato a été celle de me nommer chef de la délégation intergouvernementale italienne. Puis l’arrivée de S. Berlusconi a permis d’accélérer le cheminement.

Je veux aussi remercier le gouvernement français. Ils ont toujours été disposés au rapprochement même si quelques fois j’ai dû pousser au maximum sur l’accélérateur pour surmonter leurs freins. Je me rappelle avec émotion l’audition devant le parlement transalpin, la rencontre avec le premier ministre Monsieur Raffarin. Lui et notre Premier ministre ont eu les capacités de regarder vers le futur. J’espère que les habitants de la Vallée de Suse, les plus inquiets par les conséquences environnementales et les plus actifs contestataires, même s’ils ne m’ont jamais contesté personnellement, comprennent qu’il s’agit d’une infrastructure vraiment importante même du point de vue écologique. Un ouvrage qui sera réalisé avec toutes les garanties de sécurité et qui améliorera leurs futures conditions de vies.

Traduit de l'italien
Sergio Pininfarina

LYON-TURIN : LE PREMIER MINISTRE ET MR.BERLUSCONI SIGNENT UN MEMORANDUMretour en haut de page
Communiqué de presse du Premier Ministre - Le 05 mai 2004

Le Président du Conseil italien, M. Silvio Berlusconi, et le Premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin, réunis à Paris, le 5 mai 2004, ont présidé la signature par les ministres des transports des deux pays du mémorandum établi par les experts qui avaient été désignés pour déterminer la répartition entre les deux Etats de la charge budgétaire qu’entraînera la réalisation de la liaison ferrée Lyon-Turin.

L’Italie et la France soulignent que ce projet s’inscrit dans la politique de transport qui sera mise en œuvre sur l’ensemble de l’arc alpin. Cette politique suppose une concertation approfondie avec l’ensemble des partenaires concernés pour renforcer l’attractivité du franchissement des Alpes par l’itinéraire Lyon-Turin. Elle repose aussi sur l’engagement des deux Etats à mener conjointement une politique active de report modal de la route vers le rail dans les Alpes.

Dans le memorandum, les deux Etats rappellent qu’ils ont sollicité de l’Union Européenne une subvention de 20 % des travaux de la section internationale allant de l’ouest du massif de la Chartreuse jusqu’au nœud de Turin. L’obtention de cette subvention conditionne l’engagement effectif des travaux.
Ce mémorandum doit servir de référence aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études relative à ce projet. Les deux Premiers ministres demandent que celles-ci ainsi que les contacts nécessaires à la réalisation de ces objectifs soient menés à bien pour permettre la meilleure adéquation dans le temps des investissements aux besoins.

Ils demandent enfin que soient poursuivies et finalisées les études techniques, juridiques, économiques et financières nécessaires au lancement des travaux dans le cadre d’une organisation optimisée permettant la maîtrise des coûts et des délais.

RAFFARIN ET BERLUSCONI SIGNENT UN MEMORANDUM SUR LE FINANCEMENT DU LYON - TURINretour en haut de page
A.F.P. - Le 05 mai 2004

PARIS (AP) - Jean-Pierre Raffarin et Silvio Berlusconi ont signé mercredi un mémorandum sur le financement de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, qui prévoit une contribution égale des deux pays et un financement européen.

"Nous avons défini les moyens financiers et les procédures pour pouvoir réaliser cette grande infrastructure", a déclaré le Premier ministre français. Concrètement, le mémorandum signé par les deux chefs de gouvernement à l'issue d'un déjeuner à Matignon prévoit un financement à parité des travaux de la section internationale allant de l'ouest du massif de la Chartreuse à Turin, selon Silvio Berlusconi.

La facture du tunnel de 52 km percé sous les Alpes sera prise en charge à hauteur de 63% par l'Italie et 37% par la France, a précisé le chef du gouvernement italien. La France et l'Italie ont demandé à l'Union européenne de prendre en charge 20% du coût des travaux, estimé à 13 milliards d'euros, soit 2,6 milliards d'euros de fonds européens. "L'obtention de cette subvention conditionne l'engagement effectif des travaux", explique un communiqué de Matignon. L'entrée en service du tunnel est prévue entre 2015 et 2018.

Le mémorandum signé mercredi servira de référence aux relations entre les deux Etats pour la poursuite des études relatives au projet. MM. Raffarin et Berlusconi ont demandé que les études ainsi que les contacts nécessaires à la réalisation de ces objectifs soient menés à bien "pour permettre la meilleure adéquation dans le temps des investissements aux besoins". AP

egp/Bg

TUNNEL DU BRENNER : LOYOLA DE PALACIO SE FELICITE DE L'ACCORD CONCLU ENTRE L'AUTRICHE ET L'ITALIEretour en haut de page
Communiqué - Commission Européenne - Le 03 mai 2004

Le traité bilatéral sur le tunnel de base du Brenner signé vendredi entre l'Italie et l'Autriche ouvre la voie à l'achèvement du projet. "C'est une date marquante dans la réalisation d'un des grands projets prioritaires du réseau transeuropéen de transport à travers les Alpes".

Le tunnel de base du Brenner est un des 30 projets prioritaires du réseau transeuropéen de transport adoptés le 21 avril par le Parlement et le Conseil. Le projet, dont l'objectif est de développer le rail et le transport intermodal, prévoit la construction d'un tunnel long de 56 km, dont le coût total est estimé à environ 4,5 milliards d'euros.

La Commission estime très important que le traité fixe à 2015 la date d'achèvemement du projet, conformément à ce qui avait été prévu dans les orientations communautaires.

MOBILISATION DES ELUS RHONALPINS POUR LE LYON TURINretour en haut de page
Le Progrès - Le 30 avril 2004

A quelques jours d'un sommet franco-italien qui abordera le dossier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, les élus rhônalpins aux côtés du Comité pour la Transalpine ont tenu à faire pression sur les Etats en rappelant combien il était essentiel à leurs yeux que le dossier Lyon-Turin se concrétise par la finalisation d'une structure juridique et un montage financier.

Un enjeu national et européen : non seulement la ligne à grande vitesse Lyon-Turin et la liaison fret sont primordiales pour Rhône-Alpes et le Piémont, deux régions de part et d'autre des Alpes qui ont annoncé des engagements financiers, mais il en va aussi de l'intérêt de la France et, comme l'a souligné Gérard Collomb, d'autres pays européens comme l'Espagne et le Portugal : « le Lyon-Turin permet de relier l'Europe du Sud et de l'Ouest à celle de l'Est», ce qui est économiquement vital.
Une vision que partage Jean-Jack Queyranne qui a également souligné l'obligation de transférer le trafic de marchandises, qui est exponentiel, de la route vers le rail, si l'on veut éviter l'asphyxie des vallées alpines.
Il a aussi affirmé qu'il était indispensable que le chantier du tunnel de base de 53 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Bruzolo soit lancé d'ici 2007.

François SAMARD

LE OUI AU LYON-TURIN ATTENDU POUR LE 5 MAIretour en haut de page
La Stampa - Le 30 avril 2004

Rome fait pression pour faire aboutir la ligne ferroviaire transalpine.

Lors du Forum de dialogue franco-italien organisé à Turin, le ministre italien des Affaires Etrangères Franco Frattini accueille son invité Michel Barnier : « Nous encouragerons les entreprises italiennes à un échange toujours plus intense avec la France ». Même l’Italie, pour sa part, a des demandes (ou attentes) bien précises : comme la ligne à grande vitesse Lyon – Turin, rapports plus équilibrés dans le secteur énergétique, collaboration entre Alitalia et Air France. « Pour nous les grands réseaux sont une priorité dans la priorité », dit le ministre des affaires étrangères italien.
(…)
Pendant le Forum de dialogue franco-italien la confrontation la plus intéressante se trouvait à la table de Sergio Pininfarina, dédiée aux grands réseaux et infrastructures. « Depuis 13 ans, je m’occupe du Lyon – Turin et aujourd’hui nous atteignons presque l’objectif. Ces derniers mois nous avons bien travaillé, grâce à l’engagement des deux gouvernements. Nous avons réussi à atteindre tous les objectifs : maintenant il s’agit de donner le « feu vert » définitif de l’ouvrage ». L’objectif principal doit être unique : ouvrir les chantiers en 2006, pour réaliser un tunnel de base à deux tubes et pouvoir achever l’ouvrage d’ici 2012. L’engagement économique demandé, selon Monsieur Pininfarina, est parfaitement à la portée des deux gouvernements : sur les 15,2 milliards d’euros à financer, grâce aux contributions européennes, aux fonds privés, aux aides régionales et aux prêts accordés par la Bei, la dépense se réduirait à seulement 500 millions d’euros par an sur 10 ans pour chacun des pays. « Nous sommes deux nations avec 120 millions d’habitants en tout – dit Sergio Pininfarina – c’est pourquoi nous pouvons nous permettre un ouvrage de ce genre, quand un pays comme la Suisse, qui a à peine 8 millions d’habitants, se permet d’en faire deux ».

Les participants français au groupe de travail, tout en reconnaissant la valeur de l’ouvrage et de sa stratégie, ne pensent pas exactement de la même manière. Francis Mayer, directeur de la Caisse des Dépôts française, soutient que la contribution du privé n’arrivera pas à couvrir 30 % des coûts comme on l’espérait. « Mais la France dans ce secteur ne s’est pas donnée de priorité ferme : elle a promis des lignes à grandes vitesse à toutes les régions et elle a de gros problèmes de budget ».
L’inspecteur général des finances françaises, Noël de Saint Pulgent, prononce fermement : « l’accord est possible, le choix est entre les mains des gouvernements ». Sur la même lignée, le président de la SNCF, Louis Gallois, selon qui la liaison Lyon-Turin représente : « un investissement politique, non financier ». Sergio Pininfarina est pourtant très déterminé : « De notre document final doit émerger un appui convaincu au projet, sans cacher les difficultés financières et techniques d’un tel ouvrage ». Fin de la discussion.
(…)
Traduit de l'Italien
Paolo Baroni

BERLUSCONI A PARIS LE 5 MAI POUR RENCONTRER CHIRAC ET RAFFARINretour en haut de page
A.F.P. - Le 29 avril 2004

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi se rendra à Paris le 5 mai pour rencontrer le président français Jacques Chirac puis le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie française Michel Barnier à Turin (nord de l'Italie).

Le ministre français s'exprimait en marge d'un forum franco-italien ayant pour thème les relations entre les deux pays, auquel participait également le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini.

Le ministre français a appelé à un "nouvel élan pour la coopération franco-italienne".
"Il y a entre les deux pays des lacunes et des faiblesses. Nous avons peut-être trop tardé à mettre en place une instance de dialogue pour combler ces lacunes et faiblesses" a estimé M. Barnier en référence à ce forum "de dialogue" qui s'achève vendredi.

M. Barnier avait d'abord indiqué que M. Berlusconi se rendrait "probablement" à Paris. Après une rencontre bilatérale avec M. Frattini, jeudi après-midi, le ministre français a confirmé la visite parisienne de M. Berlusconi le 5 mai. "J'espère que (cette visite, ndlr) sera l'occasion d'arriver à un résultat sur la liaison Lyon-Turin", principal dossier économique en cours entre les deux pays, a indiqué M. Barnier.
La liaison ferroviaire Lyon-Turin qui fait partie des projets prioritaires de l'Union européenne, est encore l'objet de "discussions" entre les gouvernements français et italien au sujet de son financement, selon le ministre français.

Une source diplomatique française a indiqué que le sujet du financement avait subi un déblocage récent en Italie. Rome aurait accepté de prendre à sa charge environ les deux tiers du coût de la partie "internationale du projet" pourtant principalement située en territoire français, tandis qu'un tiers serait à la charge de la France.
Selon le quotidien italien La Stampa, l'Italie et la France devaient échanger ce jeudi un projet de protocole d'accord à ce sujet, selon lequel Rome débourserait 3,3 milliards d'euros contre 1,8 milliard d'euros pour Paris.

ITALIE-FRANCE : UN SOMMET POUR RELANCER LE DIALOGUEretour en haut de page
Le 29 avril 2004

Interview de Monsieur Sergio Pininfarina, Président de la délégation italienne de la Commission Intergouvernementale pour le Lyon – Turin, réalisée lors du Forum de dialogue franco-italien les 29 et 30 avril 2004.

« Voyez-vous, je suis piémontais » commence Sergio Pininfarina. « Je vous le dis car nous avons une certaine proximité avec les Français, de notre dialecte qui ressemble à leur langue, jusqu’aux villes, puisqu’il n’y a pas de ville en Europe qui ressemble plus à Paris que Turin ». Il sourit, il est de bonne humeur, le grand couturier des quatre roues, après avoir reçu la Légion d’Honneur. Il est satisfait car finalement l’Italie et la France débutent une confrontation au niveau des sociétés civiles et elles le font en lançant les Forums de dialogue France-Italie.
« Il était temps – nous confie l’industriel – la France est mon second pays, pour la formation personnelle, les relations et l’activité professionnelle. Avec les Français, je partage cinquante années d’expérience et de succès. Outre Alpes j’ai beaucoup de vieux amis ».

Pourtant ils vous mettent en colère.
« Oui, il est vrai. Mais entre amis cela arrive. Les motifs de friction les plus consistants, nous les avons eus à propos de la liaison Lyon – Turin, « mon » Lyon – Turin. Je désirais qu’elle avance rapidement, eux ils avaient d’autres intentions. Ainsi, il me semblait qu’ils avançaient trop lentement. En effet il y a eu quelques tensions ».

Comment jugez-vous les rapports entre les deux pays ?
« Il y a des frictions à propos des projets d’infrastructures et de l’énergie. Maintenant il y a la collaboration entre Air France et Alitalia qui ne décolle pas et que, au contraire, je voudrais bien voir voler ».

Ne croyez-vous pas que sur Alitalia nous avons quelques torts ? Eux ils demandent seulement de s’unir à une compagnie privée et redressée.
« Justement, cela vous semble peu ? Il est vrai que Alitalia est en difficulté, mais l’attitude française est trop dure. Il faudrait, ici comme ailleurs, avoir une approche plus constructive s’ils pour vraiment affronter et résoudre les problèmes ».

Un autre point de conflit : l’énergie
« (…) Il y a une prédominance qui a conduit, sinon à un monopole, au moins à des positions très fortes de la part des Français. En Italie, nous avons un déficit de production d’énergie. En France, ils en ont tant et nous peu. Il y a des raisons historiques, géographiques et politiques : notre choix antinucléaire. Nous avons besoin d’acheter de l’énergie et de la faire parvenir de manière efficace. Ici entre en jeu la contribution de « mon » liaison Lyon – Turin ».

De quelle manière ?
« La galerie ne sert pas seulement à transporter rapidement des marchandises et des voyageurs. Elle peut aussi héberger un câble à haute tension le long du tunnel de base par lequel faire passer l’électricité. C’est faisable, avec des coûts et des résultats compétitifs ».

Des rapports compliqués en somme ?
« Nous avons eu de pires moments, même dans un passé récent. Vous vous rappelez il y a seulement un an, nous avons eu des difficultés avec Paris sur des questions culturelles. Des épisodes vraiment désagréables. Il n’y avait pas tant de sympathie dans nos confrontations. Maintenant il me semble que le climat a changé, qu’il y ait de nouveau des envies de collaborer ».

La guerre en Irak et le choix Atlantique de l’Italie ont-ils compliqué les rapports ?
« Les positions sont différentes, toutefois je ne dramatiserai pas les différences. Depuis toujours, la France estime être le pays leader de l’Europe et considère l’Italie comme un allié de second plan. Malgré cela, il me semble que les choses aillent mieux. Lors du dernier Sommet bilatéral, l’ambiance m’a paru très constructive ».

Voyez-vous un futur avec des relations plus étroites ?
« (…) La France avec l’élargissement à l’est de l’Europe, risque de perdre sa centralité. Pour cela, elle a besoin de communiquer – et ici je me réfère aussi bien aux infrastructures que à la culture – plus avec le reste du continent, et en particulier avec le Sud et l’Italie. Nous ne pouvons pas seulement gagner une amélioration des relations bilatérales. Sans le Corridor V, donc le Lyon – Turin, nous ne pourrons conserver cette centralité européenne qui nous caractérise depuis le Moyen Age. Comme on le voit, nous avons des ambitions communes ».

Considérez-vous que les réticences françaises envers le Lyon – Turin soient dépassées ?
« Les Français sont cartésiens, avant un investissement ils veulent analyser chaque petit détail, étudier les coûts et les retours. Non pas que nous ne le fassions pas, mais eux sont plus pragmatiques. Initialement Monsieur Raffarin avait tout bloqué. Puis, grâce à l’action du gouvernement italien et de la commission intergouvernementale, nous avons réussi à renverser la situation. Maintenant, l’objectif est fixé : il faut rendre possible le lancement des travaux en 2006. Cela dit, une fois les travaux commencés, vous verrez que l’on cherchera à les conclure en des temps plus brefs ».

Vous y croyez vraiment ?
« Nous en sommes très près. Du point de vue économique, il manque un milliard d’euros. Ce n’est pas un grand chiffre, cela n’est pas la peine de s’arrêter pour cela. Qui en prend la responsabilité ? Les ressources sont disponibles, on peut le faire sans se démunir. J’espère que le Sommet entre Berlusconi et Raffarin qui est programmé pour le 5 mai, puisse conduire à un tournant ».

Traduit de l'Italien
Marco Zatterin

INTEGRATION EUROPEENNE : LA COMMISSAIRE, LOYOLA DE PALACIO A FAIT ADOPTER DE NOUVELLES REGLESretour en haut de page
Communiqué - Commission Européenne - Le 27 avril 2004

(...) Loyola de Palacio a fait adopter de nouvelles règles, comme la qualification de certains de ces projets "d'intérêt européen". Cette qualification permettra, en effet, de concentrer les subsides européens mais aussi mener une enquête transnationale unique sur les tronçons transfrontaliers et de coordonner les procédures d'évalutation.

A noter encore que, toujours pour ces segments transfrontières de RTE, le Parlement et le Conseil ont déjà donné leurs accord pour un relèvement de 10 % à 20 % du taux de cofinancement européen. Un taux dont il est espéré qu'il s'avérera "un facteur incitatif" pour la mise sur pied des "partenariats public-privé" sur lesquels Bruxelles mise beaucoup pour mobiliser les investisseurs privés. Mais ils ne peuvent être mis sur pied que dans le cas où les perspectives sont compatibles avec un retour sur investissement, ce qui est parfois problématique dans les infrastructures.

La réalisation de ces projets dépendra, néanmoins, très largement de l'écoute que les vingt cinq gouvernements de l'Union réserveront à la recommandation que leur a faite la Commission, le 10 février dernier, d'augmenter de façon substantielle les moyens qui seront alloués aux RTE dans la programmation budgétaire européenne 2007-2013.

M. P.

RESEAU RTE-T : LOYOLA DE PALACIO SE REJOUIT DES NOUVELLES ORIENTATIONS ADOPTEESretour en haut de page
Communiqué - Commission Européenne - Le 21 avril 2004

Les nouvelles orientations pour le réseau transeuropéen de transport ont été adoptées aujourd’hui par le Parlement européen, une semaine seulement après leur adoption par le Conseil de ministres et tout juste six mois après la présentation de la proposition par la Commission. Ces nouvelles orientations comprennent une liste de 30 projets prioritaires déclarés d’intérêt européen. (…) L’extension des grands axes européens vers les futurs États membres devrait contribuer au succès de l’élargissement et donner à l’Union européenne une nouvelle occasion de réduire la congestion, d’améliorer l’accessibilité et d’encourager l’intermodalité. «Cette adoption rapide de la proposition de la Commission par les deux co-législateurs démontre une volonté sincère de réussir l’élargissement (…) » a déclaré Mme Loyola de Palacio, Vice-présidente de la Commission chargée de l’énergie et des transports.

(…) L’accent est mis sur les projets transfrontaliers qui sont généralement les plus difficiles à mettre en œuvre. La réalisation des 30 projets devrait nécessiter environ 225 milliards d’euros d’ici à 2020. 20 % du montant total pourrait provenir du secteur privé, le reste devant être prélevé sur les budgets nationaux et communautaire, notamment dans le cadre des perspectives financières au-delà de 2006. (…) La mise en œuvre des projets prioritaires devrait permettre des gains de temps pour le transport international et contribuer à la réduction de la pollution due au transport, ainsi qu’à un aménagement du territoire plus équilibré. Selon des études récentes, ces effets bénéfiques devraient améliorer le potentiel de croissance de l’Union, qui pourrait atteindre 0,3 % du PIB, et créer jusqu’à un million d’emplois.

(…) Les orientations sont complétées par les nouvelles règles concernant l’octroi d’aides dans le domaine des réseaux transeuropéens, qui doivent entrer en vigueur dans les mois prochains. Ces nouvelles règles ont notamment porté de 10 à 20 % (au lieu de 30% dans la proposition de la Commission) le taux de cofinancement pour les tronçons des projets prioritaires qui permettent le franchissement de frontières ou d’obstacles naturels. Un tel taux devrait être plus incitatif pour la mise en œuvre de projets, notamment pour la création de partenariats public/privé.

LES TRANSPORTS EN 2003 : LEGER REDRESSEMENT POUR LES MARCHANDISES, STAGNATION POUR LES VOYAGEURSretour en haut de page
Ministère des Transports - Communiqué de Presse - Le 19 avril 2004

La Direction des Affaires Economiques et Internationales (DAEI) vient de rendre publics les premiers résultats du rapport de la Commission des comptes des transports de la nation pour 2003.
En 2003, à l'instar de l'ensemble de l'économie, la branche transports a faiblement progressé (+ 0,4 % en volume).
Plusieurs facteurs expliquent cette faible progression : le ralentissement économique (hausse du PIB de 0,2 % en France et de 0,4 % pour la zone euro), l'atonie du commerce extérieur et notamment le recul des exportations dans un contexte de dépréciation continue du dollar face à l'euro, auxquels sont venues s'ajouter des inquiétudes géopolitiques et sanitaires au niveau international.
C'est le transport de marchandises qui a soutenu l'activité (+ 0,9 %), le transport de voyageurs stagnant à + 0,1 %. L'année précédente affichait la situation inverse.
La croissance du transport de marchandises est portée par les modes routier (+ 1 %) et maritime. En revanche, le fret ferroviaire est en recul de plus de 6 %. Le transport fluvial de marchandises régresse légèrement, en raison de problèmes d'hydraulicité liés à la canicule. (...)

LE LYON-TURIN, VITE ! par Raymond BARRE †retour en haut de page
Le Monde - Le 17 avril 2004

(...) La liaison Transalpine Lyon - Turin est par excellence le grand projet d'infrastructures de transport de demain.
Cette liaison européenne transalpine est décidée. C'est un programme lancé, qui a d'ailleurs fait, depuis l'origine, l'objet de plusieurs centaines de millions d'euros d'études, de sondages et de travaux de reconnaissance.
Maintenant, ce nouvel axe ferroviaire Lyon - Turin doit être calibré pour être réalisable, performant, optimisé. La triple préoccupation d'une maîtrise de coûts, du respect des performances et des fonctionnalités, et d'un calendrier ambitieux, doit être omniprésente.
Le pas décisif que les chefs de gouvernement français et italien vont franchir à ce sujet, dans les prochaines semaines, sera la réponse à l'ambition des deux pays pour une Europe équilibrée qui pourra s'appuyer sur sa capacité d'innovation et sur l'intelligence de ses réseaux logistiques. Les habitants des Alpes, les collectivités territoriales et les acteurs économiques de Rhône-Alpes, regroupés depuis plus de douze ans au sein du Comité pour la Transalpine, espèrent cette nouvelle étape.

Pour mener à bien le Lyon - Turin, des engagements fermes devront être pris pour assurer le démarrage des travaux du "tunnel de base" sous les Alpes, dès 2006, avec la réalisation simultanée des deux galeries prévues. D'ici deux ans, la structure opérationnelle qui réalisera le chantier devra être installée. Le pilote de cette opération aura la responsabilité d'inscrire ce programme global, sur la totalité de la liaison transalpine, dans une démarche industrielle et partenariale.

L'accord franco-italien du 29 janvier 2001 avait décidé la réalisation de la liaison transalpine lyon - Turin. Maintenant, un nouvel acte est impératif : aboutir rapidement à la signature du traité international qui décidera des modalités de réalisation, avec une garantie de mise en service selon le calendrier accéléré fixé par les Etats : 2012-2015.

PARIS SE RAPPROCHE DU LYON-TURINretour en haut de page
Il Giornale del Piemonte - Traduit de l'italien - Le 02 avril 2004

Le remaniement du gouvernement français après la victoire de la gauche aux élections régionales, a été accueilli de manière positive par l’alliance « politique-entrepreneurs » italienne en faveur du Lyon-Turin : en particulier la nomination de Michel Barnier aux Affaires Etrangères qui apporte une représentation de la Région Rhône-Alpes au gouvernement avec une position de premier rang, offrant un nouvel atout aux grandes infrastructures ferroviaires, aux côtés de Gilles De Robien renommé aux Transports. (…)

Hier le Président de la Région Piémont, Enzo Ghigo, a reçu du Ministre des Affaires Etrangères, Franco Frattini, la garantie que le nouveau gouvernement français maintiendra les engagements pour la réalisation du Lyon-Turin.

« Frattini – a annoncé Ghigo – a obtenu du nouveau ministre des Affaires Etrangères, Michel Barnier, d’amples assurances sur le fait que le projet de la liaison Lyon-Turin avancera dans les délai prévus ». Ghigo est certain que même la Région Rhône-Alpes ne changera pas de stratégie : « Le nouveau Président de gauche, Jean Jack Queyranne, avait inscrit parmi les points principaux de son programme électoral la construction de la ligne ferroviaire »

LES NLFA COUTERONT 1,1 MILLIARD DE FRANCS DE PLUS QUE PREVU AU DEPARTretour en haut de page
Edicom - Le 30 mars 2004

Berne (AP) Les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) coûteront 1,1 milliard de francs de plus qu'initialement prévu, selon les dernières estimations. (…) Pour les autorités fédérales, la revue à la hausse de la facture de départ est raisonnable pour un chantier de cette envergure.

(…) Selon les dernières estimations, le surcoût se répartit à raison de 500 millions pour le Gothard et de 300 millions pour le Lötschberg. Au Gothard, la facture a gonflé en raison de problèmes géologiques et de modifications de projets, notamment dans le canton d'Uri. Au Lötschberg, des soucis d'adjudications et des aménagements techniques de sécurité ferroviaire expliquent en grande partie les dépassements.

Sous-directeur de l'OFT, Peter Testoni, a souligné que la concurrence jouait dans l'attribution des travaux, comme le montre la participation de plusieurs entreprises étrangères. Au total, 410 millions de francs ont cependant été perdus en raison de commandes plus onéreuses que prévu. Malgré les surcoûts, l'OFT estime que l'évolution du projet est positive. Compte tenu de la durée du chantier, un dépassement de 7,5% par rapport au crédit initial est raisonnable.

Pour Max Friedli, directeur de l'OFT, l'un des points positifs est que 28% des 153 kilomètres de galeries, puits et tunnels au Gothard ont déjà été excavés. Au Lötschberg, 93 des galeries ont été percées, le reste devrait l'être d'ici la fin de l'année encore. L'ouverture est prévue en 2007.

LYON - TURIN : DEBUT DES TRAVAUX POUR 2006retour en haut de page
La Vie Nouvelle - Le 25 mars 2004

Engagés depuis 10 ans pour que le programme de la nouvelle liaison ferroviaire entre Lyon et Turin aboutisse, les grandes signatures économiques françaises et italiennes ont fait une "déclaration commune". La force de cette déclaration commune réside dans la parfaite convergence entre les partenaires italiens et français, qui demandent un démarrage des travaux dès 2006 de cette liaison essentielle à l'équilibre de l'Europe. Cette déclaration prend en compte les limites budgétaires des deux Etats et précise que d'autres méthodes de financement existent en dehors des crédits publics.

LYON - TURIN : L'ENGAGEMENT DU PIEMONTretour en haut de page
L'Essor Savoyard - Le 25 mars 2004

Enzo Ghigo, le Président de la Région Piémont vient d'annoncer que la collectivité régionale italienne contribuerait à hauteur de 100 millions d'euros au financement du projet de liaison Lyon - Turin.
Cette initiative prolonge, en particulier, les échanges qui ont régulièrement lieu entre les régions concernées par l'axe Lisbonne-Kiev, dans le cadre de l'Arc Sud Européen.
Rappelons que la Région Rhône-Alpes s'est engagée sur un financement à hauteur de 411,6 millions d'euros pour cet axe Lyon - Turin dont tous les acteurs souhaitent le démarrage des travaux en 2006.

LA FNTP PROPOSE UNE PRESENCE DES REGIONS DANS LA FUTURE AGENCE DES INFRASTRUCTURESretour en haut de page
Le Moniteur.fr - Le 16 mars 2004

La Fédération nationale des travaux publics émet des propositions sur la future agence pour le financement des infrastructures dont la création a été annoncée lors du CIADT le 18 décembre 2003. (…)
La FNTP se félicite du "retour en faveur des infrastructures, résultat du constat indéniable de la dégradation des investissements" depuis dix ans, mais elle juge que des "zones d'ombre persistent" sur le fonctionnement de la future agence. La fédération craint notamment que "des fonds théoriquement attribués à l'agence" soient reversés ensuite au budget général de l'Etat, comme ce fut le cas dans le passé avec la dissolution de plusieurs fonds de financement des infrastructures.
Elle plaide pour que l'agence soit une "holding portant les participations de l'Etat dans les sociétés d'autoroutes qu'il contrôle" et que les régions interviennent dans son organisation en participant notamment à son conseil d'administration. La fédération souhaite qu'enfin, il "soit trouvé d'autres sources de financement que les seuls dividendes" des sociétés d'autoroutes. Une part de la TIPP, de la taxe d'aménagement du territoire ou encore des fonds provenant d'une privatisation partielle de certaines sociétés d'autoroutes pourraient servir de sources alternatives de financement, avance la FNTP.
"C'est l'organisation choisie, quand elle sera connue, et la composition de son conseil d'administration qui détermineront les chances de survie de l'agence", estime encore la FNTP, qui se dit par exemple favorable à la présence de présidents des conseils régionaux au conseil d'administration de l'agence.

LYON - TURIN : LE SOMMET AURA LIEU EN AVRILretour en haut de page
Le 13 mars 2004

Interview de M. Pietro LUNARDI, Ministre des Infrastructures
Le sommet franco-italien pour le Lyon-Turin aura probablement lieu, dit le Ministre des Infrastructures Pietro Lunardi, d’ici le mois d’avril. « Le report de la rencontre entre Monsieur Berlusconi et Monsieur Raffarin est dû à une série d’éléments dont les français doivent discuter collégialement. Ces éléments n’étant pas déterminés, c’est pour cela que le Sommet a été reporté».
Monsieur le Ministre, ne pensez-vous pas que ce renvoi soit une stratégie pour demander plus à l’Italie ou à l’Union Européenne ?
« Une Commission, voulue par le Ministre Gilles de Robien et moi-même afin de prendre une décision sur le plan financier, a été mise en place avec deux représentants gouvernementaux par partie. Elle est arrivée à la définition de tous les aspects relatifs à la liaison internationale. Nous avons déjà eu l’accord sur l’aspect technique ».
Et en ce qui concerne l’aspect financier ?
« Il en est de même. Il y a, c’est vrai une résistance de la part des ministères des Finances des deux pays. Mais il s’agit de détails, de toutes petites différences ».
Donc, vous ne croyez pas au milliard d’euros manquant dans les caisses françaises ?
« Non. L’Italie, pour garder en équilibre l’engagement financier, maintient une répartition des dépenses à 50 - 50. Des financements incombant aux français seront avancés. Et le remboursement de ces sommes se fera sur un long terme plutôt qu’à court terme. C’est justement de cela que discutent les deux Ministres des Finances. Mais ils doivent trouver un accord avant ce sommet. (...) ».
Et quand aura-t-il lieu ce Sommet ?
« En avril je l’espère, même si la date n’a pas encore été définie ». (…)
Une dernière question à propos du terrorisme. Pensez-vous que la tragédie de Madrid et ses inévitables répercussions politiques puissent ralentir le plan de réalisation des infrastructures internationales ? Pensez-vous, en somme, que pendant quelques temps, les pays penseront plus à protéger leurs frontières plutôt que de les ouvrir ?
« Non. Je pense que plus les infrastructures seront en ordre, plus la sécurité sera garantie. Le terrorisme agit mieux dans une situation de dispersion, de mauvaises liaisons ».
Donc, selon vous l’émergence de sécurité ne sacrifiera pas la mobilité ?
« Non, la garantie de mobilité est aussi une garantie de sécurité ».
Traduit de l'italien.

traduit de l'italien

LYON - TURIN : LES FONDS DE LA BEIretour en haut de page
La Repubblica - Le 04 mars 2004

La banque européenne assurera 75 % des dépenses

Le dernier obstacle, financier, pour la construction de ligne à grande vitesse Lyon-Turin est surmonté. La Banque Européenne pour les Investissements (BEI) financera en effet 75% des dépenses, soit 9 milliards d’euros sur les 12 milliards nécessaires : de ces 75%, une partie (20% du coût total, soit 2.5 milliards d’euros), sera donnée par l’Union Européenne à fonds perdu. En revanche, les 55% restants seront accordés par la BEI sous forme de prêt, avec un remboursement sur 35 ans.
C’est hier que le Ministre des Infrastructures Pietro Lunardi l’a annoncé, lors d’une rencontre à Rome avec le vice-président et adjoint aux transports de la Région Piémont William Casoni. De cette manière la France et l’Italie devront trouver d’ici 2012, date à laquelle est prévue la fin des travaux, pas plus d’1.5 milliard d’euros chacune. (...)

M.T.- Traduit de l'italien

ROME ESPERE UN ACCORD AVANT FIN MARS SUR LE LYON - TURINretour en haut de page
Rail & Transports - Le 03 mars 2004

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, espère conclure avant la fin mars un accord définitif avec Paris sur la future liaison ferroviaire Lyon - Turin.
Le gouvernement français a approuvé début janvier l'avant-projet de tracé et les principales caractéristiques de la partie commune franco-italienne.

LE MEDEF DISTRIBUE SES CARTESretour en haut de page
Le Progrès - Le 02 mars 2004

Les responsables du Medef Rhône-Alpes ont présenté leurs revendications contenues dans un cahier de propositions économiques, intitulé « Cartes sur table ».

Avec la nouvelle étape de la décentralisation, les transferts de compétences qui visent désormais l'emploi, la formation et l'aménagement du territoire, l'organisation patronale de Rhône-Alpes veut se faire entendre des forces politiques locales. Dans ce livret blanc d'une cinquantaine de pages, le Medef dresse donc un catalogue de priorités.
Les entrepreneurs du Medef en Rhône-Alpes ont ainsi tracé deux grands axes, que sont croissance/emploi et attractivité du territoire, en regardant non seulement ce qui se passe dans les régions de France, mais aussi dans les régions d'Europe. « Parce qu'il s'agit de faire mieux qu'ailleurs » insiste le président Paris. Ce qui n'est pas encore le cas, Rhône-Alpes pourtant deuxième région de France pour la plupart de ses activités, se classe quatrième derrière les trois grandes régions européennes : Bade-Wurtemberg, Catalogne et Lombardie.
(…) L’organisation patronale préconise un renforcement des infrastructures de communication (Transalpine Lyon-Turin, autoroutes, liaison à grande vitesse Rhin-Rhône) sans lequel « l'économie régionale restera à l'écart de l'Europe de l'est et du sud. » En trouvant évidemment des solutions financières « qui ne surchargent pas les collectivités et les entreprises. »

LE PARLEMENT EUROPEEN VEUT MODIFIER LA LISTE PRIORITAIRE DES PROJETS RTEretour en haut de page
Europolitique - Le 21 février 2004

La commission parlementaire des Transports propose de modifier certains projets prioritaires du réseau transeuropéen de transport. Le rapport contient plusieurs amendements à la liste des 29 projets prioritaires recensés par la Commission européenne.
(...) Parmi ces amendements : l'extension du projet n°6 d'axe ferroviaire Lyon-Trieste/Koper-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne, notamment pour y inclure un axe ferroviaire Marseille-Turin, avec le tunnel du Montgenèvre comme tronçon transfrontalier, (...)et l'inclusion d'une liaison ferroviaire Vienne-Graz-Ljubljana/Villach-Koper/Trieste.
(...) Enfin le Parlement introduit un amendement qui confère une base juridique à la liste à démarrage rapide ("Quick start").(...)

RENTE AUTOROUTIERE : LE FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTretour en haut de page
Transports Actualités - Le 20 février 2004

Le ministère des Transports a présenté, le 4 février dernier, les principales caractéristiques de la future agence pour le financement des infrastructures. Porteuse de la participation financière de l'Etat dans la réalisation des grands projets, l'agence sera surtout alimentée par la "rente autoroutière".

(...) Cette agence pourra attendre des dividendes des sociétés d'autoroutes dans lesquelles l'Etat possède une participation majoritaire. La dette des sociétés d'autoroutes est passée par un pic il y a un ou deux ans, mais celles-ci sont entrées dans une période où, leur endettement diminuant progressivement, elles vont produire des dividendes.
La rente annuelle des autoroutes pour l'Etat a été évaluée selon trois étapes : de 2005 à 2012, le montant des dividendes devrait être de 500 millions d'euros par an ; de 2012 à 2020, la rente passerait à 1 milliard d'euros par an ; et de 2020 à 2030, elle serait de 1,5 milliard d'euros par an. Le montant total de la rente entre 2005 et 2030 est évalué à 39 milliards d'euros.
Selon le ministère, cette structure permettra d'augmenter les rentrées financières dès la première décennie (2005 à 2012) afin d'obtenir des revenus réguliers d'environ 1 milliard d'euros par an, en utilisant l'emprunt (adossé aux dividendes de la rente autoroutière, escomptés à plus long terme). (...)

RAIL : LE TRAFIC EUROPEEN BAISSE EN 2003retour en haut de page
La Tribune - Le 18 février 2004

Selon la Communauté européenne du rail (CER), réunissant les grandes compagnies de chemin de fer, le trafic ferroviaire a reculé en 2003 sur le Vieux Continent, tant pour les passagers (-0,7 %) que pour le fret (-1%). Le repli est particulièrement sensible pour l'opérateur français, la SNCF, qui perd 1,8 % pour les passagers et 6,4 % pour le fret en une année.

L'ALLEMAGNE SUSPEND SON MEGA PROJET DE PEAGE POUR POIDS LOURDSretour en haut de page
La Tribune - Le 18 février 2004

Le gouvernement a suspendu le contrat du consortium Toll Collect, qui a été incapable d'assurer le fonctionnement du péage dans un délai raisonnable

(...) Basé sur un équipement de facturation automatique embarqué utilisant un système de navigation par satellite, le dispositif aurait dû démarrer en août dernier.
L'expérience était suivie avec attention par la France, qui réfléchit à un péage poids lourds sur les voies express rapides. Mais les appareils, dont une bonne partie ont déjà été installés sur les camions, n'ont jamais fonctionné, contraignant le consortium à reporter la mise en service à 2006.
Un délai inacceptable, a estimé hier Gerhard Schröder. (...)

B. de Peretti

LE BUG ROUTIER DE 2010retour en haut de page
Rail & Transports - Le 18 février 2004

Depuis 1998, les experts redoutent à l'horizon de 2010, une sorte de catastrophe économique qui pourrait être générée par le déséquilibre entre les flux de transport, en croissance constante, et la capacité des infrastructures incapable de les absorber.
Depuis la fin des années 60, la demande de transport en Europe s'est accrue de 63 %. Dans le même temps, la part du transport fluvial est tombée de 13 % à 8 % tandis que celle du ferroviaire chutait de 32 % à 15%. Ce qui s'est traduit par quasi-doublement du transport par la route.

LICENCE D'ENTREPRISE FERROVIAIRE ACCORDEE A EUROPORTE 2, FILIALE D'EUROTUNNELretour en haut de page
Ministère des Transports - Communiqué de Presse - Le 13 février 2004

Gilles de ROBIEN et Dominique BUSSEREAU viennent de délivrer à la société Europorte 2, filiale de la société Eurotunnel, une licence d'entreprise ferroviaire.
Cette licence permet à Europorte 2 d'effectuer des services de transport internationaux de marchandises (y compris de transports combinés) sur les lignes du réseau ferré français appartenant au réseau transeuropéen de fret ferroviaire. La société envisage, dans un premier temps, d'exploiter des services de fret entre le tunnel sous la Manche (côté anglais) et Bâle.
Europorte 2 est ainsi la première entreprise à être autorisée à effectuer du transport ferroviaire de fret dans le cadre de la réglementation européenne que le gouvernement a transposée dans le droit français en 2003.

L'AGENCE DE FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES SERA OPERATIONNELLE EN 2005retour en haut de page
Le Moniteur.fr - Le 09 février 2004

(...) L'agence de financement des infrastructures de transport, dont la création a été décidée par le Comité interministériel d'aménagement du territoire (CIADT) de décembre dernier, sera opérationnelle début 2005, a indiqué mercredi 4 février le ministère des Transports. "Il faut que le processus législatif nécessaire à la création de cette agence tienne sur 2004, pour qu'elle soit opérationnelle au 1er janvier 2005", a déclaré le directeur du cabinet Patrick Gandil. L'agence de financement, nouvel établissement public, doit rassembler des subventions de l'Etat de 7,5 milliards d'euros jusqu'en 2012.

Décès de Pierre DUMASretour en haut de page
Le Comité pour la Transalpine - Le 06 février 2004

Le Comité pour la Transalpine a le regret de vous faire part du décès de Monsieur Pierre DUMAS, son Président d'honneur et Président fondateur du Gip Transalpes. Il est décédé mercredi 04 février à son domicile de Chambéry. Il était âgé de 80 ans.

NOUVEAUX HORAIRES ENTRE LYON ET TURINretour en haut de page
La Lettre de la C.C. Italienne de Lyon - Le 29 janvier 2004

Depuis que le Pendolino est entré symboliquement en gare à Turin et à Lyon, le 27 septembre 1996 et que le trafic régulier a débuté deux jours plus tard, les candidats au voyage des deux côtés des Alpes semblent avoir adopté avec satisfaction un mode de transport techniquement très perfectionné et présentant de sérieux avantages.(...)

(...) Confort et rapidité sont assurés aux passagers, qui disposent de trois allers et retours quotidiens Lyon - Turin. La réduction du temps de parcours est appréciable : 40 minutes entre Lyon et Turin.
Mi-décembre 2003 une nouvelle grille d'horaires est publiée avec le lancement d'un 3ème TGV Paris - Turin - Milan "Caravaggio" : ces nouveaux horaires feront sans doute très plaisir à la clientèle parisienne mais force est de constater que les Lyonnais sont laissés pour compte : plus aucun train direct au départ des gares de Perrache ou de Part-Dieu.
Décidément quand il s'agit de renforcer les liens entre Lyon et Turin, on n'arrête pas le progrès.

RECORD MONDIAL POUR LE TUNNELIER DE NFM TECHNOLOGIEretour en haut de page
Le Progrès - Le 26 janvier 2004

Au terme de deux ans de travaux, le plus grand tunnelier du monde, conçu et fabriqué par la société lyonnaise NFM Technologie, a fini de creuser le tunnel routier de Groene Hart, aux Pays-Bas, avec plusieurs mois d'avance.
14,87 mètres de diamètre, 120 mètres de long, une vitesse maximale de 4 cm par minute, 1,3 million m3 de terre excavés en 24 mois, ce tunnelier à pression de boue est un véritable monstre technologique.
NFM Technologie travaille actuellement sur d'autres projets. Des tunneliers se rendront prochainement en Russie, en Iran, en Espagne pour construire des métros, des lignes de TGV.
NFM Technologie emploie 240 personnes sur les sites de Lyon et Le Creusot.

LES ROUTIERS BOUDENT LE TUNNEL DU MONT-BLANCretour en haut de page
France 3 - Le 22 janvier 2004

Près de 80% des routiers empruntent toujours le tunnel transfrontalier du Fréjus

Premier bilan dix mois après la remise en service du tunnel routier du Mont-Blanc. Selon les exploitants, les chauffeurs routiers bouderaient largement l'ouvrage au profit du tunnel du Fréjus, en vallée de la Maurienne. Un bilan inquiétant pour les responsables des transports italiens et français.
En décembre 2003, le tunnel du Mont-Blanc a vu passer une moyenne journalière de 20 autocars, 780 camions et 2 597 voitures. Le total cars/camions n'a représenté que 21,6% de l'ensemble Mont-Blanc/Fréjus. En 1998, avant le tragique incendie qui a coûté la vie à 39 personnes, près de 2100 poids lourds empruntaient le tunnel du Mont-Blanc. Aujourd'hui, les véhicules lourds qui empruntent cet ouvrage proviennent à 90% de Haute-Savoie ou de l'Italie du Nord.
Les gouvernements français et italien, qui souhaitaient un rééquilibrage du trafic entre les deux tunnels, avec 35% pour le Mont-Blanc et 65% pour le Fréjus, ont lancé une grande enquête auprès des routiers pour connaître la cause de cette désaffection. Les résultats de cette étude ne seront pas connus avant le mois d'avril. Par ailleurs, une commission intergouvernementale se réunira en juin et pourrait prendre des mesures incitatives pour augmenter le trafic des poids lourds sous le Mont-Blanc.

TGV : UN CENTRE DE MAINTENANCE A LYONretour en haut de page
Rail & Transports - Le 21 janvier 2004

La SNCF a choisi d'implanter son nouveau site de maintenance TGV près de Lyon. Un investissement de 150 millions d'euros, financé par la SNCF pour 120 millions et par les collectivités (Région Rhône-Alpes, Conseil général du Rhône, Grand Lyon) pour le reste.
Le projet permettra de créer 350 emplois (500 à terme) pour l'entretien de 30 rames dans un premier temps, puis 60 plus tard, principalement les Duplex Lyon - Paris et les futures rames Rhin - Rhône et Lyon - Turin. Mis en service fin 2008, le site lyonnais sera le cinquième centre de maintenance TGV et le premier décentralisé.

LYON MISE SUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE ECONOMIQUEretour en haut de page
Prospective Rhône-Alpes - Le 15 janvier 2004

"Intégrer le club des 15 premières métropoles européeennes" et se dotant d'une "nouvelle gouvernance économique", telle est l'ambition affichée par les partenaires de "Grand Lyon, l'esprit d'entreprise". La CCI, la Chambre des Métiers, le GIL-MEDEF et la CGPME se fixent trois objectifs : favoriser l'entrepreneuriat en accompagnant la naissance des projets, soutenir l'innovation et la mutualisation des PTE-PME et faire émerger des pôles d'excellence. (...)
(...) Pour les partenaires de cette synergie espérée : "le dernier CIADT a occulté le sort de Lyon-Saint Exupéry (...) qui doit rester plus que jamais une des priorités du "Grand Lyon". Autre parti pris des partenaires : "Si le Lyon - Turin est bien confirmé dans son principe, il apparaît nécessaire de détailler rapidement l'échéancier de réalisation et de financement".

LE COMITE POUR LA TRANSALPINE EXIGE UN CALENDRIER AMBITIEUXretour en haut de page
La Vie du Rail - Le 06 janvier 2004

(...) Oui à la liaison Lyon-Turin, mais avec un calendrier ambitieux, requiert en substance le Comité pour la Transalpine, qui insiste depuis plus de dix ans sur l’intérêt stratégique de la ligne. Il demande des engagements fermes pour « assurer le démarrage des travaux du tunnel de base bi-tube sous les Alpes dès 2006 ».
Calendrier proposé : lancer l’enquête de DUP fin 2004, mettre en place la structure opérationnelle de réalisation dans les deux ans, obtenir l’accord de l’Europe pour le financement d’au moins 20 % du programme, fixer les clés de répartition dès le prochain sommet franco-italien « permettant d’engager le programme dans un processus de PPP ».
Le Comité estime donc que les deux Etats doivent s’engager pour aboutir à la signature du traité international qui décidera des modalités de réalisation de l’ouvrage.

PERPIGNAN - FIGUERAS : LE CONCESSIONNAIRE EST CHOISIretour en haut de page
Ministère des Transports - Communiqué de Presse - Le 26 décembre 2003

Le gouvernement français a fait connaître ce jour sa décision, en plein accord avec le gouvernement espagnol, de confier au groupement TP Ferro la concession de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre la France et l'Espagne (de Perpignan à Figueras). La signature du contrat de concession devrait intervenir dans les toutes prochaines semaines, de façon à permettre l'engagement des travaux dès le premier trimestre 2004.
Le groupement TP Ferro, qui doit être transformé en société concessionnaire en vue de la signature du contrat, est constitué principalement de l'entreprise française Eiffage et des entreprises espagnoles ACS et Dragados.

PARIS A QUATRE HEURES DE TURIN, C'EST TRES COMPETITIFretour en haut de page
France Soir - Le 19 décembre 2003

Questions à Innocenzo Cipolletta, Coprésident du Comitato Transpadana

1 - Le gouvernement français prévoit un engagement du projet de TGV entre Lyon et Turin avant 2012. Cela vous paraît-il suffisant ?

"C'est positif. Nous sommes partis avec un espoir de voir le projet se concrétiser en 2012, mais 2015 me paraître être une date plus plausible, et qui pourrait être respectée. En Italie, le projet s'insère dans un ensemble beaucoup plus vaste. Il se raccordera à la ligne Turin-Milan, qui sera opérationnelle en 2008, puis pousuivie en 2010 jusqu'à Trieste (à la frontière Slovène) et enfin vers Ljublijana. D'autre part, une liaison Nord-Sud, depuis Milan vers Naples est également très avancée."

2 - Le trafic ne sera-t-il pas essentiellmeent un trafic de fret ?

"L'intérêt du côté italien concerne à la fois le fret et le trafic voyageurs. C'est vrai, le projet présente un intérêt écologique, en délestant les Alpes des camions. Mais il présente aussi un intérêt pour les voyageurs au départ de Turin ou même de Milan, avec une liaison qui mettrait Paris à quatre heures s'avère très avantageuse et compétitive en termes de temps. D'autant que pour ceux qui comptent prendre l'avion, la région de la plaine du Pô es t très souvent recouverte de brouillards en hiver, perturbant fortement le trafic aérien."

J.P.V.

CIADT : UNE SERIE DE PROJETS DE TRANSPORTS RETENUS A L'HORIZON 2012retour en haut de page
A.F.P. - Le 18 décembre 2003

Le gouvernement Raffarin a retenu une série de projets d'infrastructures de transports à réaliser ou engager d'ici à 2012, représentant des travaux d'environ 20 milliards d'euros, dont le TGV Lyon-Turin et le canal Seine-Nord, a annoncé Matignon.
Afin de financer ces projets, le CIADT réuni à Matignon a opté pour le maintien des sociétés d'autoroutes dans le giron de l'Etat plutôt que pour une privatisation. Il continuera ainsi en tant qu'actionnaire d'encaisser les dividendes. Ces dividendes seront affectés à une agence pour le financement des infrastructures de transports, qui va être créée, et mobilisera un volume global de subventions de 7,5 milliards d'euros sur la période 2004-2012.
Au total, le gouvernement a retenu 50 projets d'aménagement du territoire à l'horizon 2025, dont 35 directement liés aux transports -liaisons ferroviaires, autoroutières, fluviales et aéroports- et 15 pôles de développement économique. Parmi les 35 projets d'infrastructures de transport, certains seront engagés ou réalisés d'ici à 2012: la liaison ferroviaire Lyon-Turin (TGV et ferroutage), la deuxième phase du TGV-Est jusqu'à Strasbourg ainsi que les TGV Nîmes-Montpellier, Rhin-Rhône, Sud Europe Atlantique (vers Bordeaux et l'Espagne) et Bretagne.

LES QUINZE AFFICHENT UNE INITIATIVE POUR LA CROISSANCEretour en haut de page
Le Figaro - Le 13 décembre 2003

Les projets de grands travaux sont lancés

Silvio Berlusconi pourra s'enorgueillir d'avoir lancé les projets de grands travaux européens qui lui tenaient à cœur.
Le Conseil européen a ainsi entériné hier l'initiative pour la croissance destinée à soutenir une économie européenne chancelante. Une liste de 56 projets transeuropéens jugés «prioritaires», qui doivent être débutés avant 2006. «Il s'agit d'un dossier important qui touche de près les citoyens européens» a déclaré Silvio Berlusconi. «Des emplois seront créés, les communications entre les pays seront plus faciles», a promis le président du Conseil. Une étape supplémentaire, selon lui, vers «la libre circulation des marchandises, des capitaux et des services», l'un des objectifs fondateurs de l'Union. «Il s'agit d'un signal clair adressé aux entreprises, selon lequel la croissance pourra redémarrer», a ajouté le président Jacques Chirac.(...)
(...) L'Italie et la France peuvent se flatter d'avoir réussi à imposer comme programme d'urgence la construction du tunnel du Mont-Cenis censé donner du tonus à une liaison ferroviaire Lyon-Turin.(...)

P. Avril

LE TUNNEL DU SIMPLON S'EST MIS AU GABARIT EUROPEEN OUVRANT LA VOIE AUX 40 TONNESretour en haut de page
Le Nouvelliste - Le 12 décembre 2003

Après huit ans de travaux de renouvellement et d’adaptation du profil, l’autoroute roulante du Simplon sera opérationnelle dès le 14 décembre à travers les deux tubes du tunnel qui se met ainsi au gabarit européen. (…)
L’abaissement du radier des galeries a permis de libérer une hauteur de 4,9 mètres entre la ligne de contact et le plan de roulement. (…)