Pour un axe d’équilibre et
de richesse au sud de l’Arc Alpin
Le
29 janvier 2001, les Etats français et italien ont
pris la décision de réaliser la liaison ferroviaire
fret et voyageurs, à haute capacité, entre Lyon
et Turin, liaison déclarée prioritaire lors
du Sommet des Chefs d’Etat à Essen en 1994. Maillon
manquant permettant de mettre en réseau 5 000 km de
lignes desservant 250 millions d’européens, la
Transalpine constitue plus qu’une priorité :
une urgence.
Ce programme est majeur pour l’amélioration substantielle
des conditions de trafic sur l’Arc Sud européen.
Il est de plus la réponse aux problèmes de goulet
d’étranglement à travers l’Arc Alpin
et permet de promouvoir l’interopérabilité
des réseaux nationaux dans la perspective de l’élargissement
de l’Union européenne
Un contrepoids efficace à l’axe
Rhin – Danube
Depuis plus d’un siècle, l’Europe économique
et démographique s’est développée
autour d’un axe - baptisé « La banane bleue
» (allant du sud-est de l’Angleterre ) l’Italie
du Nord en traversant l’Allemagne. Le renforcement de
cette terre de prospérité, combiné à
l’élargissement de l’Europe à l’Est,
ne doit pas entraîner une marginalisation de la partie
sud occidentale du continent.
N’est-il pas temps de modifier cette carte en rapprochant
l’Europe du Nord de l’Europe du Sud et développer
un axe d’équilibre et de richesse au sud de l’Arc
Alpin ?
Ils ont dit…
« La réalisation du Corridor
n°V est aussi importante que l’entrée dans
la zone Euro »
Carlo AZEGLIO CIAMPI
Président de la République Italienne
« L’élargissement
de l’Union européenne vers l’Est place
le projet prioritaire Lyon – Turin – Milan –
Venise – Trieste – Ljubiana dans une position
charnière pour répondre aux besoins grandissants
de mobilité des biens et des personnes entre, d’une
part, une Europe que l’on pourrait qualifier «
d’Atlantique » et d’autre part, une Europe
du « levant » qui regroupe les pays Danubiens
et des balkans. Cette liaison traversera des régions
parmi les plus dynamiques du continent qui pourraient représenter
à moyen terme une nouvelle zone de prospérité,
l’équivalent de la fameuse « banane bleue
» sur un arc reliant Rhône-Alpes jusqu’à
la Slovénie, voire au-delà. »
François LAMOUREUX
Directeur Général à la Direction Générale
Energie et Transports de la Commission européenne
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