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La nouvelle liaison ferroviaire marchandises - voyageurs
Lyon – Turin, à haute capacité, est aujourd’hui
la seule alternative crédible et réaliste au
«tout routier ». La réalisation de cette
infrastructure fondamentale est attendue à la fois
par les Français et les Italiens, le monde économique,
la Commission européenne et tous les acteurs du développement
des Alpes.
Au moment où il est nécessaire d’arbitrer
entre de nombreux projets « à milliards d’euros
», certains caricaturent la nouvelle liaison Lyon –
Turin en la réduisant soit à une liaison TGV
voyageurs soit à une ligne dédiée fret,
ou d’autres la dénaturent en une succession plus
ou moins cohérente de tronçons indépendants,
à maîtrises d’ouvrages multiples, à
dates de mise en service hypothétiques.
Non, le Lyon – Turin est un projet global européen,
de nature industrielle, économiquement efficace et
réalisable parce que phasable. La logique
industrielle veut que soient mis en équation le marché
et l’offre. On décrit trop souvent l’infrastructure,
il est plus fondamental de repositionner ce programme de nouvelle
liaison ferroviaire en regard des marchés qu’elle
captera.
Un programme efficace, sobre et performant
La garantie de la meilleure rentabilité possible du
projet constitue le meilleur atout pour faire adhérer
l’ensemble des partenaires français et italiens,
financiers ou futurs clients. L’efficacité ne
sera réelle qu’aux conditions suivantes :
1-
Le volet « voyageurs » du Lyon – Turin doit
être considéré comme essentiel
avec l’objectif d’un service sûr, compétitif
et de qualité. La forte diminution des temps de parcours
associée à une diminution significative de l’effet
« frontière » permet de développer
notoirement les échanges pour construire l’Europe
de demain.
Les deux éléments clés de ce volet «
voyageurs » sont la performance procurée par
un ouvrage bi-tube et le maillage intermodal avec l’aéroport
de St Exupéry. Seules ces conditions permettront par
ailleurs au programme de renforcer sa rentabilité,
l’importance du trafic « voyageurs » étant
fondamentale à ce titre.
2- La réalisation
de la Transalpine doit être engagée dans le cadre
d’un projet intermodal, exécuté
par phases dont les mises en service progressives, d’ici
2012, permettront de modifier radicalement l’offre et
de mieux utiliser les réseaux routiers, ferroviaires
et aériens existants, en mobilisant au meilleur moment
les capitaux nécessaires.
La réalisation de la Transalpine doit répondre
à l’exigence de qualité de service attendue
par les clients :
Proposer une offre performante, sûre et rapide,
Répondre aux contraintes du marché par une logique
de « services » et de performances, et non «
d’infrastructures »,
Créer une intelligence logistique et intermodale fondée
sur un réseau,
Optimiser les horaires et le cadencement, et prendre en compte
la problématique sociale,
Prendre en compte la préservation de l’environnement.
3- Le programme globalement
retenu devra permettre d’alimenter correctement
les infrastructures réalisées. Pour assurer
efficacité et sobriété, le tunnel sous
la Chartreuse projeté devra donc pouvoir assurer à
la fois des trafics à haute capacité «
fret » et « voyageurs » : la séparation
entre les deux trafics est bien sûr idéale pour
les exploitants mais cependant financièrement irréaliste.
Une logique de projet global
Seule alternative crédible au « tout routier
», la Transalpine nécessite d’être
réalisée intégralement et sans délai
dans ses composantes « voyageurs » et «
fret ». La réalisation des accès français
et italiens est phasable, dans une logique de réseaux
et de projet global clairement affichée. Elle doit
permettre de tenir le calendrier d’une mise en service
en 2012 tout en garantissant la fiabilité, la sûreté
d’exploitation et la compétitivité du
service offert dans l’offre globale de traversée
des Alpes.
Pour
être réalisée intégralement et
sans délai dans ses composantes voyageurs et fret –
et ce pour offrir par sa haute capacité une qualité
de service répondant aux attentes du marché
– la Transalpine doit nécessairement s’appuyer
sur quelques fondamentaux :
Une volonté politique clairement affichée et
confortée par des actions concrètes pour un
rééquilibrage du rail et de la route,
Une prise en compte du caractère global et européen
de ce programme majeur de traversée des Alpes,
Une exigence pour les structures chargées de la maîtrise
d’ouvrage de l’opération, de répondre
à un cahier des charges « unique », maîtrisé
par un pilote « unique », signe d’une dynamique
affirmée en faveur du Lyon – Turin,
Une acceptabilité du programme par l’ensemble
des territoires concernés.
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