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Présentation

 

L'ESSENTIEL DE LA TRANSALPINE

En permettant de mettre en réseau 5000 km de lignes ferroviaires existantes entre les grandes villes européennes, la Transalpine Lyon – Turin est le maillon central du corridor ferroviaire transeuropéen Lisbonne - Kiev. Retenu dès 1994 par l’Europe dans la liste de ses 14 projets prioritaires de transport, la Transalpine permettra d’acheminer, entre Lyon et Turin, 40 millions de tonnes de marchandises par an et 5 millions de voyageurs. Et ceci dans des conditions optimales de fluidité, de fiabilité et de sécurité : c’est une liaison à haute capacité, fret et voyageurs, qui répond de plus au développement impératif de l’intermodalité.

Elle participe au désengorgement indispensable du quart sud-est de la France, et nécessite la mise en œuvre de plateformes logistiques efficaces où l’interconnexion s’effectue parfaitement entre les différents modes de transport.

 


La Transalpine est plus qu’une priorité, c’est une nécessité environnementale, géopolitique, économique. Parce qu’elle constitue la seule alternative au fret routier qui menace l’équilibre environnemental des Alpes. Parce qu’elle constitue un axe d’équilibre et de richesse au sud de l’Arc alpin. Parce qu’enfin elle répond aux impératifs économiques d’un marché en plein essor.
A terme, la Transalpine Lyon-Turin va permettre d’inverser la croissance des flux routiers. Aujourd’hui, 3 millions de poids lourds traversent chaque année les Alpes franco-italiennes dont la moitié passe par Vintimille. 

 

La liaison ferroviaire européenne Transalpine Lyon-Turin, c’est un tunnel de base international de 57 km sous les Alpes, de Saint-Jean de Maurienne à  Suse, qui représente un investissement annoncé par Lyon-Turin Ferroviaire (LTF) de 8,2 milliards d’euros (valeur 2010, prenant en compte la modification de son débouché en Italie) soit un engagement inférieur à 3 milliards d’euros pour la France. Outre les subventions des Etats français et italien, l’Union européenne finance la partie internationale du programme à hauteur de 27 %.
Avec comme clé de réussite des solutions de financement, tel un « partenariat public privé » mobilisé pour la partie « infrastructures ferroviaires » de l’ouvrage.

En janvier 2001, les Etats français et italien l’ont décidé par un accord international.

 
Objectif : 2023 pour une mise en service complète de la nouvelle voie des Alpes.
Le projet est en marche !


 


La nouvelle liaison ferroviaire marchandises - voyageurs Lyon – Turin,
à haute capacité, est aujourd’hui la seule alternative crédible et réaliste au «tout routier ». La réalisation de cette infrastructure fondamentale est attendue à la fois par les Français et les Italiens, le monde économique, la Commission européenne et tous les acteurs du développement des Alpes.


La Transalpine concilie parfaitement l’impératif de sécurité et celui de fort trafic marchandises et voyageurs. Elle répond aux exigences de sécurité optimale grâce à son tunnel à deux tubes, qui diminue notablement les risques d’accidents. En effet, les ouvrages ferroviaires existants, malgré les travaux de rénovation, ne diminuent pas ces risques : la seule voie ferrée entre la France et la plaine du Pô, est le tunnel du Mont-Cenis de type monotube datant de 1871.

Au moment où il est nécessaire d’arbitrer entre de nombreux projets « à milliards d’euros », certains caricaturent la nouvelle liaison Lyon – Turin en la réduisant soit à une liaison TGV voyageurs soit à une ligne dédiée fret, ou d’autres la dénaturent en une succession plus ou moins cohérente de tronçons indépendants, à maîtrises d’ouvrages multiples, à dates de mise en service hypothétiques.
Le Lyon – Turin est un projet global européen, de nature industrielle, économiquement efficace et réalisable parce que phasable. Plutôt que de décrire seulement une infrastructure, il est plus fondamental de repositionner ce programme de nouvelle liaison ferroviaire en regard des marchés qu’elle captera en offrant de nouvelles fonctionnalités.

 

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Un programme efficace, durable et performant
Alors que le coût du baril de pétrole poursuit son inexorable augmentation, le transport ferroviaire retrouve sa pertinence sur les longues distances, consommant 5 fois moins d’énergie que le transport routier. Le choix du profil de plaine retenu dès l’origine pour le tunnel international est ainsi conforté aujourd’hui par l'envolée inéluctable du prix de l’énergie.
La garantie de la meilleure rentabilité possible du projet constitue le meilleur atout pour faire adhérer l’ensemble des partenaires français et italiens, financiers ou futurs clients. L’efficacité ne sera réelle qu’aux conditions suivantes :

 

1- La réalisation de la Transalpine doit être engagée dans le cadre d’un projet intermodal, exécuté par phases dont les mises en service progressives, d’ici 2020, permettront de modifier radicalement l’offre et de mieux utiliser les réseaux routiers, ferroviaires et aériens existants.
La réalisation de la Transalpine doit répondre à l’exigence de qualité de service attendue par les clients :

  • Proposer une offre performante, sûre et rapide,
  • Répondre aux contraintes du marché par une logique de «services» et de performances, et non «d’infrastructures»,
  • Créer une intelligence logistique et intermodale fondée sur un réseau de taille européenne,
  • Optimiser les horaires et le cadencement des trafics,
  • Prendre en compte la préservation de l’environnement.

 

2- Le volet « voyageurs » du Lyon – Turin doit être considéré

avec l’objectif d’un service fiable, compétitif et de qualité. La forte diminution des temps de parcours associée à une diminution significative de l’effet « frontière » permet de développer notoirement les échanges pour construire l’Europe de demain.
Les deux éléments clés de ce volet «voyageurs» sont la performance procurée par un ouvrage bi-tube et le maillage intermodal avec l’aéroport de St Exupéry et les différentes métropoles de Rhône-Alpes. Seules ces conditions permettront par ailleurs au programme de renforcer sa rentabilité, la composante du trafic «voyageurs» étant fondamentale à ce titre.

 

3- Le programme globalement retenu inclut la réalisation du tunnel sous la Chartreuse. Le contournement ferroviaire de Lyon doit être conçu dans sa globalité nord-sud, et pas seulement dans son volet permettant l’acheminement du fret pour le Lyon-Turin. L’articulation du contournement de Lyon doit se faire avec la liaison Transalpine : il est essentiel qu’il soit réalisé à l’échéance du tunnel de base, permettant d’acheminer les trafics historiques en provenance du nord, ainsi que ceux, en forte croissance, de la péninsule ibérique.
 

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Une logique de projet global
Seule alternative crédible au « tout routier », le tunnel international nécessite d’être réalisé intégralement  dans ses composantes «fret» et «voyageurs». La réalisation des accès français et italiens est phasable, dans une logique de réseaux et de projet global clairement affichée. Dans un premier temps, une ligne nouvelle mixte reliera Lyon à l’entrée du massif de la Chartreuse. En phase finale, et lorsque le développement des trafics le justifiera, sera construite la ligne à grande vitesse Lyon-Chambéry.


Pour offrir par sa haute capacité une qualité de service répondant aux attentes du marché, la Transalpine doit nécessairement s’appuyer sur les fondamentaux suivants:

  • Une volonté politique clairement affichée et confortée par des actions concrètes pour un rééquilibrage du rail et de la route, sur l’ensemble du massif alpin,
     
  • Une prise en compte du caractère global et européen de ce programme majeur de traversée des Alpes, concrétisé par la mise en place d’un coordonnateur unique, soucieux de relier demain Barcelone à Budapest, et après-demain Lisbonne à Kiev,
     
  • Une exigence pour la maîtrise d’ouvrage de l’opération, de garantir les délais et les coûts d’objectifs fixés par les Etats. Son management fera appel aux plus hautes compétences professionnelles du marché,
     
  • Une acceptabilité du programme par l’ensemble des territoires concernés, obtenu en les impliquant dans la procédure dite « grand chantier ».
     

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Un programme au service des grands enjeux du transport national

Programme européen, participant à la mise en place d’une logique de corridors fret entre les Etats membres, la Transalpine Lyon-Turin s’inscrit tout autant dans les enjeux et perspectives du transport en France.
Reliant le réseau des villes et irriguant l'ensemble du territoire, la Transalpine contribuera à rapprocher les hommes de leurs espaces de vie. Se déplacer plus librement, plus facilement, plus vite, constitue, on le sait, une réponse aux besoins de chaque citoyen et un facteur de qualité de vie de plus en plus crucial.

En 2003, le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire valide le projet Lyon-Turin et approuve le tracé du tunnel de base international. Ensuite, le Grenelle de l’Environnement mise en 2007 plus largement sur le développement « d’un réseau ferroviaire spécialisé ou à dominante fret à l’horizon 2025. » Au sein du réseau français, la Transalpine Lyon-Turin s’intègre naturellement au Schéma National des Transports qui doit être arrêté en 2011.

 

 


 

En synergie avec la plateforme multimodale de Saint-Exupéry, elle fait preuve d’une parfaite complémentarité avec :

  • le sillon alpin Valence-Grenoble-Maurienne en cours d’électrification et de modernisation pour faciliter l’accès des flux en provenance du sud de la France et à destination de l’Italie ;
  • le Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) soumis à enquête d’utilité publique et qui permettra le raccordement du Lyon-Turin au réseau français à priorité fret ; au sud, le Contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier (CNM), première étape d’une ligne ferroviaire massifiée venant d’Espagne, raccordé à la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan ; au nord, la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, branche sud ; et d’autres liaisons voyageurs transfrontalières en cours d’études dans le Briançonnais sur le long terme, et la LGV PACA.

 

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