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Section française du Lyon-Turin : pourquoi il n’est plus possible de reculer les décisions

Courant janvier 2023, le Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI) remettra au gouvernement son rapport d’actualisation des investissements de l’Etat dans le secteur des transports sur les 5, 10 et 15 prochaines années. Conformément à la lettre de mission du ministre des Transports, le COI devra notamment « intégrer la question des scénarios potentiels des accès Lyon-Turin ».

Dans cette perspective, le Comité pour la Transalpine publie un document synthétisant les enjeux et arguments clés en faveur d’une programmation urgente de la section française. On se souvient que le précédent rapport de 2018 avait provoqué une vive incompréhension des acteurs des territoires concernés mais aussi de Bruxelles et de l’Italie.

Un calendrier à risques

En faisant l’impasse sur plusieurs données stratégiques du dossier, le COI avait à l’époque recommandé de repousser au-delà de 2038 la réalisation de la section française. Un non-sens écologique et économique qui se traduirait par une livraison des accès français près de vingt ans après la mise en service du tunnel transfrontalier.

Cinq ans plus tard, les fondamentaux du Lyon-Turin sont plus que jamais confortés (croissance du trafic routier, urgence climatique, traité du Quirinal…) mais, en outre, bon nombre d’incertitudes qui ont pu peser un temps sur les prises de décisions ont été progressivement levées (financements européens, irréversibilité du chantier du tunnel transfrontalier, avancées italiennes, phasage du tracé français). Surtout, les risques techniques, juridiques et financiers associés à de nouveaux retards se sont renforcés. Autant d’éléments dont devra nécessairement tenir compte le COI dans son rapport.   

Ils ont dit

C’est dans les colonnes du quotidien la Stampa que Calogero Mauceri, Commissaire extraordinaire du gouvernement italien, a tracé cette semaine le...

Lundi 19 Décembre 2022
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