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COMPTE À REBOURS / Trois mois pour décrocher d’importants financements européens

                                            

La Commission de Bruxelles a lancé une nouvelle vague d’attribution de subventions au titre du « Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe », le programme de financement des grandes infrastructures de transport. L’appel à projets porte sur une enveloppe de subventions de 5,12 Mds€, dont 1,62 Mds€ pour les projets ferroviaires. Les Etats ont jusqu’au 18 janvier 2023 pour préparer et déposer leurs dossiers.  

La France doit saisir cette opportunité de cofinancements exceptionnels pour rattraper le retard pris sur la section française du Lyon-Turin. C’est le sens du courrier adressé récemment par Jacques GOUNON, Président du Comité pour la Transalpine, au ministre des Transports Clément BEAUNE.

Un arbitrage définitif du gouvernement sur le scénario de première phase des voies d’accès françaises depuis Lyon jusqu’au tunnel sous les Alpes en cours de creusement en Savoie est attendu avant la fin de l’année. A l’issue d’une concertation avec les collectivités locales, le scénario dit « Grand Gabarit » est désormais privilégié. Un investissement de 6,7 Mds€ étalé sur une quinzaine d’années, dont une première séquence de cinq ans consacrés aux études techniques de finalisation du tracé.  

C’est précisément cette phase d’études techniques qui est aujourd’hui cofinançable à 50% par l’UE. « Au regard du caractère d’urgence du dossier et considérant que le Lyon-Turin répond en tous points aux priorités écologiques et aux critères d’éligibilité de l’UE, il semble essentiel que la France se positionne sur cet appel à projets » estime Jacques GOUNON dans son courrier au ministre.

Alors que l’Italie vient encore de prendre une nouvelle longueur d’avance sur la France (lire rubrique Telex), il serait difficilement compréhensible de passer à côté de cette nouvelle opportunité. D’autant que Bruxelles a déjà prévenu les deux pays, notamment lors de la dernière assemblée générale de la Transalpine : si la France et l’Italie rate ce train de financements, elles risquent d’attendre plusieurs années avant de voir passer le prochain.

Ils ont dit

« Notre choix est clairement d’aller de l’avant. Maintenant, c’est aussi au gouvernement français de faire sa part car il y a des retards »...

Vendredi 21 Octobre 2022
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